‹ Philosophie mathématique et médicale de la vaccine [electronic resource]Chapitre 29 sur 43 · RÉSUMÉ GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ GÉNÉRAL

PARALLÈLE DE LA SITUATION SANITAIRE DE PARIS, AVANT ET DEPUIS LA VACCINE

C'EST-A-DIHE :

10 De 1710 à 1799 (90 ans). — 2o De 18^0 à 18^9 (10 ans).

Décès, morts-nés compris

Relativement à 1 ,000 naissances contemporaines

d'enfants viables, on compte, savoir :

Première époque 1,000

Deuxième époque 1,025

Subdivisions des morts par âges et par maladies.

11 Subdivision par âges.

Morts-nés

Avant 10 ans. .

De 10 à 20 ans. •

De 20 à 30 ans

De 30 à 40 ans '.

Après 40 ans '

Décès totaux . 1,000

2° Subdivision par maladies.

Morts-nés par fausses couches

Variole, rougeole, convulsions, croup Typlms, choléra, colique, dyssenterie

Maladies des voies aériennes

Causes diverses et suicides

Décès totaux, comme ci-dessus. .

Avant.

Depuis.

Avant.

Depuis.

De la première subdivision, comparée aux mille naissances correspondantes d'enfants viables, on conclut, par simple soustraction, les tables comparatives de survie aux deux époques, jusqu'à l'âge de 40 ans. L'expérience ne permet pas encore de suivre avec certitude, au delà de cet âge, les effets de la vaccine.

. 30 Table de survie. Avant. Depuis.

Naissances viables 1,000 1,000

Donc, la probabilité d'atteindre l'âge de 40 ans est absolument la même, aux deux époques comparées.

Quant au danger moyen annuel de mourir, à partir de l'âge de 10 ans, il est facile à calculer, au moyen des tables précédentes ; il est donné par le rapport entre les moyennes annuelles des morts et des vivants, compris entre les deux âges étudiés.

4" Décès moyens annuels. Avant. Depuis.

Relativement à [ de 10 à 20 ans 71 90

10,000 ! de 20 à. 30 ans 104 246

habitants ( de 30 à 40 ans 153 200

C'est donc entre 20 et 30 ans, époque du service militaire et des mariages, que la chance de mourir a particulièrement augmenté !

Vivants à

10 ans, 20 ans, 30 ans 40 ans.

Nota. A Paris, les documents de Tétat civil permettent de traiter complètement cette grande question. Il n'en est pas de même sur l'ensemble de la France, malheureusement! Les seuls cMres, dignes de foi, qu'on y possède font connaître les naissances, les conscrits, les électeurs, les mariages et la population, ainsi que les décès ; mais sans distinction des âgesl... — Voici les déductions, limitées mais incontestables, qu'en ont tii^ées des mathématiciens du premier ordre . Il faut s'y borner ! . . .

lois de survivance des Français, de la naissance à l'âge de 40 ans , à un demi-siècle d'intervalle.

Ages

Diffé-

des vivants.

rences.

néant.

Vivants à

1 20 ans

35 ans

La première table est celle de -Deparcieux, complétée par Fourier, membre de l'Académie des sciences, et publiée en 1821 parla préfecture de la Seine, dans les Recherches statistiques sur Paris. La deuxième est celle donnée par M. Mathieu, depuis

1853, dans V Annuaire du bureau des longitudes comme indiquant la population par âges. Comn, les naissances moyennes de 1814 à '1853 s'élèveui par le fait, à 968,000 on a remplacé, par ce chiffre celui que M. Mathieu regardait alors comme la vraie moyenne : 970,000 ; puis on a supprimé les troin zéros, pour plus de simplicité. '

La table de Fourier, dont le premier chiffre estt 1,359, a été ramenée proportionnellement à 968s naissances, pour en rendre aux lecteurs la comparaison plus îacLle avec l'époque actuelle.

Par exemple, 968,000 naissances de 1764 produisaient, en 1804, 468,000 survivants de 40 ans, tandis que de nos jours elles n'en produisent plusque 441,000! — On opérera d'une manière analogue pour tous les autres âges.

Comme les naissances de 1804 à 1813 ne s'élèvent, en moyenne, qu'à 915,000 au lieu de 968,000,. on a limité à 40 ans la table de survivance, parce que, de 1814 à 1833, comme de 1834 à 1853, U se trouve une égalité parfaite entre les naissances moyennes, fait excessivement remarquable qui dispense d'appréciations hypothétiques, toujours incertaines et peu dignes de foi.

Par exemple, de 1814 à 1816, période triennale dont V Annuaire ne fait pas mention , on a enregistré en France 972,000 naissances. C'est

évidemment à ces 972,000 naissances que se rapportent les 315,000 conscrits des classes de 1834 à 1836, ainsi que les 441,000 survivants de 40 ans que M. Mathieu compte, de 1854 à 1856 !

C'est donc une perte de 531,000 individus en 40 années que, pour n'être pas accusé d'exagération, nous avons réduite à 527,000, en donnant pour point de départ, à la table II de VAnnuaire, le chiffi^e moyen 968,000 , au lieu du chiifre réel 972,000 !

C'est ainsi, on ne nous refusera pas cette justice, que nous avons toujours agi !... Nous avons cru nécessaire de signaler aux ministres, aux académies, au public, une révolution sans pareille dans les lois de la mortalité en France ; mais nous avons pris soin de rester constamment au-dessous de la déplorable vérité !...

Malgré la lacune regrettable qui existe de 1785 à 1800, dans les legistres de l'état civil, il est aisé de s'assurer de l'étonnante perfection de la table de Fourier avant le le-- janvier 1804, origine de la révolution providentielle dont nous signalons la marche, progressive avec les années du siècle ! . . .

En efîet, voici des chiffres authentiques :

Naissances moyennes de 1801 à 1803 913,242

Conscrits correspondants (classes de 1821 à 1823). 272,434 Survivants des deux sexes à 20 ans 1/2 (double). . 546,868

c*est-à-(lire que sur 968 naissances, il restait alors à . vingt ans et demi 578 individus, soit 580 à l'âge de vingt ans, comme le dit Fourier!...

La juste célébrité de ce grand mathématicien et la réputation incontestée de M. Mathieu sont d'ailleurs les meilleures garanties de la valeur réelle du tableau comparatif que nous offrons aux méditations des hommes d'intelligence.

Maintenant voici les résultats authentiques qui ont été la conséquence du déplaeement de la mortalité, dans l'enfance et dans la jeunesse.

Mouvement annuel moyen des éléments de la population française de 1770 à 1854.

Époques. Naisssances. Décès (1), Différences.

La dernière colonne résume admirablement le tableau de l'action conservatrice (1777 à 1819), ainsi que la réaction destructive (1819 à 1849).

(1} Les morts-nés ont été déduits, de 1770 à 1838 : — 3, pour 100 naissances.

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