CHAPITRE III
« C'est en comparant les faits et eu saisissant leurs rapports , que l'homme est enfin parvenu h découvrir quelques-unes des grandes lois de la nature. »
Laplace.
^ Les attaques sérieuses dirigées contre l'influence de la vaccine sur la population française ont provoqué une défense teUement faible que l'opinion publique s'en est émue, et que l'attention des médecins et des hommes d'État s'est reportée sur la pratique de l'inoculation, abandonnée depuis plus d'un demisiècle. A cet égard , on peut citer les leçons de clinique de M. le professeur Trousseau en 1853 , les expériences faites à Lyon vers la même époque , enfin la décision prise récemment par le ministre de la guerre , relativement aux candidats pour les écoles militaires : « s'ils n'ont pas eu la petite vérole , ils doivent avoir été vaccinés oxiinoculés, w L'adjonction
de ce mot, après un long oubli, est un fait significatif.
Nous avons dès lors pensé qu'il serait prudent , pour éviter peut-être un nouvel engouement irréfléchi , de mettre sous les yeux du public le tableau comparatif de la mortalité de Londres, avant et après l'année 1715 , qui fut, comme on le sait, l'origine de cette innovation en Angleterre.