RAPPORT DES NAISSANCES AUX MARIAGES
Époques comparées, Meurthe. Moselle.
De 1817 à 1820 4,77 4,71
De 1845 à 1854 3,33 4,22
« Ainsi la Meurthe, qui produisait plus d'enfants par mariage que la MoseRe, avant 1821, n'en produit pas aujourd'hui les quatre-cinquièmes ! . . .
« Est-il besoin de répondre à certaines hypothèses du grand prêtre de la vaccine que, si les maris de la Lorraine pratiquent la contrainte morale quelquefois, le plus simple bon sens dit qu'ils n'en font pas un usage plus immodéré à Nancy qu'à Metz, à Toul qu'à Thionville?... Il faut être bien à court de raisons pour imaginer de semblables puérilités et sin-
gulièrement halluciné pour avoir la présomption de les faire accepter par des hommes sérieux !
« J'ai dit et démontré souvent, dans ce journal, que le nombre des enfants morts-nés était en raison directe de la mortalité des femmes pubères. Les deux départements sur lesquels porte cette enquête nous en offrent une nouvelle preuve. Dans la période quinquennale 1850-1854, on a enregistré dans la Moselle 369 morts-nés, pour 10,000 viables et, dans laMeurthe, 553 — moitié en plus!... Est-ce clair?
« J'ai également démontré , dans ce même journal, que les années cholériques étaient plus meurtrières dans les pays très-vaccinés que dans ceux qui l'étaient peu. Ces deux départements nous présentent, en 1854, une nouvelle preuve de ce fait remarquable, ainsi qu'il est aisé d'en juger par les lignes qui suivent :
Décès annuels moyens. Meurthe. Moselle.
De 1845 à 1853 10,148 9,463
Dans l'an 1854 14,236 12,915
( Meurthe 4,108
I Moselle 3,452
Augmentation en 1854. .
« Est-ce clair ?
« Enfin, le propriétaire et rédacteur en chef de ce journal a démontré que la mortalité n'était pas en raison inverse du nombre des médecins (1). Ces
(1) Ce fait remarquable, si rigoureusement prouvé par M. le
deux départements en fournissent une nouvelle preuve. D'après V Annuaire médical de 1850, il se trouve trois médecins dans la Meurthe, pour deux dans la Moselle ! Est-ce clair?... »