‹ Philosophie mathématique et médicale de la vaccine [electronic resource]Chapitre 36 sur 43 · MOUVEMENT ANNUEL MOYEN · texte numérisé non relu

MOUVEMENT ANNUEL MOYEN

Epoques. Décès (1). Naissances. Rapport.

De 1816 à 1817 708,465 956,705 0,74

De 1818 à 1829 754,898 969,457 0,78

De 1830 à 1841 810,748 967,896 o'84

De 1842 à 1853 824,325 968,046 o'85

De 1854 à 1855 964,801 911,610 1 06

(1) Non-compris les morts-nés, évalués, de 1816 à 1838, à 3 100 naissances viables.

Dans le dix-huitième siècle, de 1770 à 1784, on comptait 85 décès, non compris les morts-nés, relativement à 100 naissances contemporaines , tout comme de 1842 à 1853.

Ce tableau montre donc très-clairement comment s'est opéré le déplacement de la mortalité. Jenner mérite d'être nommé le conservateur de l'enfance et le destructeur de la jeunesse.

La révolution sanitaire a pris, à dater de 1854, de si effrayantes proportioQS que les publicistes s'en sont émus et ont cherché à exphquer les faits qu'ils ne pouvaient plus révoquer en doute par des raisons d'avocat. Entre aiitres, M. Legoyt, chef du bureau de statistique, a cru devoir attribuer la décadence trop sensible du pays à la cherté des subsistances et a donné, comme certitude, cette hypothèse insoutenable en présence des faits. Cet incroyable aplomb a provoqué l'article suivant du docteur Gaffe, article aussi précis et aussi substantiel que sont faibles ceux signés par MM. Legoyt et Boniface (1).

(1) Ces messieurs ont invoqué, à l'appui de eur thèse, les années 1846 et 1847. Le choix, n'est pas heureux ; car comparées à 1816 et 1817, ces deux ^.nnées, beaucoup moins calamiteuses sous le rapport des subsistances, présentent néanmoins une augmentation moyenne- de 135,297 décès!...

Différences.

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