PARTIE PRATiqUJS. . — GHAP. IV
Eofin , si je dois maiatenir ma dignité et ne pdnt me laisser dégrader ni pervertiry bien qne Tamour propre et une certaine fierté natnreUe , qui sied bien à Thomme de cœur, me portent à repousser spontanément ce qui tend à m' opprimer ou à m'abaisser, cependant ce n'est ni dans le moi j ni dans sa gloire ou son intérêt , que se trouye l'obligation de ce devoir. Autrement je pourrais m'en af&*ancbir , quand il me devient pénible ou coûteux , quand je ne puis conserver Tbonneur qu'au prix de la douleur et des sacrifices. Or, il n'est jamais permis de sacrifier le véritable bonneur à rintérèt ou à la peur. L'bomme doit conserver pure la noble nature qui lui A été donnée ; il doit la rapporter au Créateur, non pas seulement telle qu'il l'a reçue, mais avec le perfectionnement dont elle est capable , et surtout il ne doit pas la laisser tomber an-dessous du rang où Dieu l'a placée. SI elle a été obscurcie, défigurée, par sa faute, la justice l'oblige à réparer le tort qu'il a fait à Dieu, en gfttant son plus bel ouvrage; il doit travailler à le restaurer, à le purifier, pour lui rapporter son image , belle comme à son origine et reproduisant les traits de sa ressemblance et l'éclat de sa majesté. En un mot, c'est à Dieu que l'homme est responsable des soins de sa dignité et non à lui-même ; et certes ce soin est plus sûrement confié à la conscience chrétienne qu'à l'orgueil naturel.
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