CHAPiTRE V
OM digvmrs tn^ers Dieu.
L'homiae m peut avmr la wnscieiiM d« 9^ de* ▼oir« envers Dieu qu'après avoir acquis la cdAvio tiou que Dieu est^ et de ce que Dieu est pour lui. Il ne peut connidtre ce qu'il lui doit# qu'en apprenant oe qu'il ^i a reçu^ Cette partie de la doetriae morale suppose donc f plus encore que leè aulr^^ un enseignement antérieur^ par lequel Thomme a été amené à croire qu'il y a un Dieu» el qu'un rapport entre IKeu et lui est possible.» Nous n'avons^ pas à examiner ici ce que doit être cet enseigne** ment pour atteindre ce but. Nous constatons le résidtat qu'il doit obtemr^ savoir^ la Cm en Dieu y oréatwir et conservateur de l'univers.
la «Mffsle est iCOflUBeneos l'avons dît pins haol) Une diMteine d'sHplisaitioB% EUe sappoee dss principes dont riKMDsme a la seisnes eu qa'il admet par la croyance, ce qui est le ess le plus fipéqnoit i car nous sommes appdés à agir moralement , long-temps avant de conoaitre les idées fondamentales sur lesquelles la morale repose. Ces principes nous sont snrtoat transmis par renseignement traditionnd, et nons y adhérons spontanéanent , quand ils nous sont inculqués dès le bas âge. Ainsi la plupart des
PABTIt raATIQIIS. -^ CHMV. V. 33t
hommes aj^remieiit à cimDattre Dico el eux^^mèmes; ils acquièrent ainsi de bmne heure k omiTictioii qu'il y a un être sottTerain qui lee a erëés , qoi les eoneerTe et dont ils dépendent; qoe oet être vent leur plus grand bieu^ et que poar obtenir ee Uen , il font aoecmipUr sa ifolonté, fiiire ce qui lui pMt , le prier et loi rendre hMimagc Le nom de Dien sst annoncé à refont j et renfimt croit en Dieu. On lui apprend à TinTo^pier, et il répète T(^ntiem les paroles qn*ott M prononce* Son àme i^élève comme d'ello^mème vrai Dieo , en même ten^ que son inteUn gence adhère à la parole qui le lui rértte, et ces denx omvietions de Teiistence de Dieu et du rapport de Time aiFce Dieu sont fondées, dans Thonmie életé chrétienne» ment ^ long-t^nps avant qu'il puisse se les démontrer ratioimelIemeBt, et les confirmer par des argnmats* Cette tentative vient plus tard , à certaines époques de doute , oà la raison croit de sa dignité de ne rien admettre qu'elle ne se prouve à elle - même. Àl<vs elle revient sur ses ert^ances et ses convictions premières^ qu*dle app<Ae des préjugés ; eUe les révise par la ré** flexion et la critique. Si les croyances résistent à Tépreuve^ r homme en fait ordinairement honneur à sa raison; il s'imagine avoir fondé par elle ee qu'il croyait smm elle, et il se vante d'avoir une religion raisonnable et bien établie. Si les arguments négatifs lui semblent l'emporter, et c'est trop souvent le cas> alors sa foi est opprimée par sa raison, et il pense qu'un être raisonnable ne doit point se laisser dominer par des opinioDs indémontrables. Il en reste donc au doute, et le doute sur Iss piincipee entraîne rificertilude, ou au msins le rdàcbement, dane
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la pratique. L'homme commence toigoora par croire ; il raisonne ensuite, soit pour appuyer, soit pour ébranler ce qu'il a cru. Dans aucun cas, son adhéûon aux idées uniTcrselles, qui servent de base à sa science et à sa conduite', nest le résultat primitif du travail de sa raison. En effet , le raisonnement supposant toujours les principes, ne peut être employé à les découvrir ni à les fonder; sa vraie fonction est d'en tirer ce qu'ils contiennent , c est-à-dire de les développer et de les appliquer ; par là ! il les justifie ou les démontre. Ainsi va le genre humain ! Les ûècles de foi obscure ont toujours précédé les siècles de critique ; puis , les époques de doute suivent les temps de raisonnement ; et enfin les inquiétudes et les excès du scepticisme, désabusant l'homme de sa raison, le ramènent à la foi, mais à une foi éclairée par l'expérience et la science.
De quelque manière que l'homme ait été instruit , il ne peut avoir conscience de ses devoirs envers Dieu , que s'il croit en Dieu , et s'il sait ce que Dieu est pour lui. La doctrine morale suppose cette foi établie et la réclame. Par là, elle se rattache à l'enseignement supérieur qui lui sert de base , enseignement religieux ou philosophique , traditionnel ou scientifique, qui doit fonder chez Thomme la.couviction d'un Dieu créateur et conservateur de toutes choses. .
Pieu . est esprit. L'esprit se fait connaître de deux manières^ par la parolje et par l'action. Dieu a dû se manifester dès lorigiae par sa parole à la
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créature intelligente^ capable de la comprendre , et qui ne pouvait vivre de la vie conforme à sa nature que par un rapport direct avec son auteur. D'où la Révélation proprement dite^ source de la religion positive et principe du développement spirituel de l'humanité en ce monde. L'action de Dieu se montre dans ses œuvres, par la création et la conservation de tout ce qui existe , par le gouvernement providentiel de l'homme et de la nature. Toute démons*tration de Texistence de Dieu part de ces données.
La oonnaiflganoe de Diea s'acqaiert de la même manière et 8008 les mêmes conâitions que toute autre connaissance. L'esprit de rhomme , qui en est le sujet, doit entrer en rapport avec Dieu, qui en est l'objet. La question est doiK^ : comment l'homme peut-il entrer en rapport avec Dieu? Ici encore les conditions ordinaires se retrouvent; et les lois, qui ré^ssent tous les rapports, reçoivent leur application. Dieu est esprit, il communiquera donc avec l'esprit humain par les mêmes voies que tons les esprits. Or , comment mon esprit peut-il connaître celui de mon semblable ? Entourés de chair l'un et l'autre , emprisonnés dans le corps , ils ne peuvent se toucher , se pénétrer immédiatement. Ce n'est qu'à travers des formes et par des intermédiaires qu'ils communiquent et s'atteignent. Je connais l'esprit d'un autre homme et ce qui s'y passe de deux manières , par sa parole et par sa manière d'agir. Sa parole me révèle ce qu'il sent et pense ; sa Qondaite me montre ce qu'il veut. Il en est de même
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de restant de Bien t âe Dieu-EspriU* Il ee BWiifeflle ainx hemines tous des formes analogiies à la eonditioB aetntUe de rhunaaité» La parole est la fkm pure de oes fonaes, la moins matârMle; et par elle aQssi s'opère la cottma* nicatioQ la j^iis spiritaelte i la pins prof oade de Dieu à riiomme« Si doac un rapport a dû exister entre Tliomme et Dieu I et il est impossible de le nier , piùsque rhomine, créé par Dieu, ne subsiste que par son rapport a?eo INeO| comme l'hommQ est une créature intelligente » ce oobh meroe a dû être intellectoel ; et» la parole étant la forme la plus spirituelle , rintelligence divine a dû se communiquer à rintelligence humaine par la parole. Dieu a donc paiié anx hommes au commencement des tempe et dans la snito des temps : cette parole divine, rendue dijeetîTe et sensible ponr tomber sons la perceptioD humaîiie , et pour lui pfésenter l'éteradOe rétité sons nne forme mui-> logue à sa faiblesse, constitoe œ qa*on appelle propre* ment la Révélation. La révélation divine est la manife»* tation que Diea a faite de Ini-m^e à rbnmamté par sa parole ; omime la maniftstation de l'esprit hnmain , de sa pensée et de sa Tokmté par le discours, prodait une révâation bamaine. Les conditions et les lois sont îdenti** qaee ; les ternes senls entre lesquels le rapport s'établit, et les formes de la commuaicatioa , sont divers.
La parole révélée est la soarce de la religma pomlive, vraie ou fisasse^ Tontes les reUgionB étahHea ehaa les penses par an cuHe extériear et des pratiques eommanés, se sont toujours appuyées sar une révélatîoB du Cid» comme sur leur base; et jamaia sur des abstrae* ti<NM de la raisea, sar des pensées ptas ou moias mi*
PARTIS PBàTIQV]|« ~ CHAP. V. S3S
sonnaUieft « sor de» «rgumentoè Im itligioB dMlraite on ratioooeUe est ymw aprèfi, 9t dlo »q a'est jamtiB résUiiée nationateBmit ; oar on n'a jamaUi tu ua peuple déiste^ ni an peuple ath^ Lea mintatrea de toates lei rdigiouaf même de celles qoi paraissent les plus em>iiéat » n'm ont jamaia aiq^é ayaat tout & la nôson de leurs semblaUet ^ mais toujoms à leurs eroyanees » à leur M ; et sens les préceptes, et derrfôre les pratiques extérieures i il y a toujours eu des dogmes i des mystères , des iuitiatkiiis et on sauctuaire. le j^tre n'est prêtre qu'à cette eondi* tioQ, déparier au nom de Dieu, d'aoBOueer aux hommes ses ooniBiaudeiaeQts I et de leur apprendre è lès exéeii<^ ter. Quelle est la Traie rérélation , au milieu de toutes les paroles qui se sout données pour ré vAées sur la terre f Question que nous n'aborderons point en ce moment ; G(Hnme philosqplie » nous v ouloos seulement constater ce fait, que toutes les religions supposent une révélation prittdtiYe, ou une manifestation de IMeu par la parole. Nous ^u concluons que cette réyâation a eu lieu en eU fet , et niuM les données hist(»iques eonflrme&t la spéeu<* lation métaphysique. L'histoire atteste la croyance gêné* raie des peuples è ce sujet, et ce témoignage nous paraît irrécnmblei quant à l'exîsteMse d'une réyélation primi-* tive, souche commune des traditions religieuses des peuples» parties , conune les peuples euxHDêmes, d'un foyer uniqae, sfeaîs diversifiées, changées, perrerties, foussées,, en vai0oa du déTcIoppement des bommes et des dreouf» stances. Les sens , rimaginalion , les passions, la raison de chacun tendent sans cesse à obscurcir ses eroyanoes , i fawsser sa direction; et là oà les peuples ont été aba»*
donnés à eux-mêmes et aux influences du climat et de la nature , tout en conservant le fonds de vérités et de priacipes sans lesquels il n*y a ni religion ni moralité, ils y ont cependant ajouté des formes et des images qui en ont souvent altéré l'esprit, et ont produit ce qu il y a de faux et de mauvais dans les religions païennes. Mais au milieu de cette dégradation de la parole divine, s*est maintenue pure à travers le monde une tradition non interrompue, et dont la ligne vivante, et toujours animée par l'esprit de Dieu , est devenue l'axe du monde moral, autour duquel gravitent toutes les civilisations. La religion, qui a conservé cette tradition pure et toujours renouvdée , est donc la seule absolument vraie et universelle , la religion catholique. Elle a commencé quand Dieu a parlé pour la première fois à l'homme , se manifestant à lui , et fondant par la parole son rapport avec lui. Elle s'est répandue sur la terre avec la parole révélée qui en est l'âme, et toutes les religions particulières, émanées de la tradition primitive plus ou moins altérée , en ont reça ce qu'elles ont d'esprit et de sens. Elles tendent toutes à y revenir pour se fondre dans l'unité, l'humain et le terrestre de chacune disparaissant successivement avec les hommes , le divin seul persistant parce qu'il est éternel, parce qu'il est la parole de Dieu même. Ce grand travail de fusion et de rénovation est surtout remarquable de nos jours, où, par suite de la critique rationnelle et da scepticisme qu'elle enfante, ce qui est de l'homme dans la religion a été ruiné avec les erreurs et les abus qui sortent toujours des œuvres humaines; en sorte que Findif* férence générale a momentanément pris la place de la
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superstition, du fanatisme ou des croyances particulières : état de transition où Thumanité ne peut s'arrêter ; sommeil de Tâme , où elle croit peut-être plus que dans les époques d'agitation , et d'où nous verrons sortir un élan plus vigoureux, par lequel le Christianisme se rétablira magnifiquement sur les ruines des opinions humaines, résumant en lui tout ce qu'il y a jamais eu de paroles divines dites à la terre , parce que toutes celles que la terre a entendues sont sorties de lui. Une grande ère de restauration chrétienne est imminente. Le temps est Tenu pour la religion universelle de couvrir le monde, et de s'incarner dans la civilisation et dans l'humanité.
La parole divine, source de la religion positive, est encore le principe du développement spirituel du genre humain ; car l'homme n'a pu commencer à exister intellectuellement et moralement que par elle. Ce qui montre que la civilisation a son berceau dans la religion ; ou autrement, que la foi de l'homme, produit de son rapport avec Dieu, est le principe de sa science et de sa moralité. Gomme toute autre existence, l'homme se développe en raison de l'influence qui le stimule. Tant qu'il est soumis uniquement à l'action physique, il vit physiquement, animalement. La vie intellectuelle ne parait qu'à la suite d'une excitation spirituelle, et cette excitation arrive ordinairement au moyen de la parole. Une génération en élève une autre; l'individu transmet à l'individu, avec la langue, non-seulement la vérité et la science, mais encore la vie de l'intelligence. Les enfants commencent à vivre par l'esprit, quand la parole de ceux qui les entourent les pénètre. Mais cette génération spi-
3â8 PHUiOSOPUS VORALS.
ritueU^ a eu son origine cdmme la génération pbjHqoe, et le premier bomme n'a pu féconder non esprit » pas plos qu'il ne s'est engendré lui ** marne* Ce n'est point finflaenoe de la natore et dn monde qui Tont déreloppé soag ce rapport ; car la réaction intelleetueUe ne peut 6tre provoquée par une action physique. Il a donc fallu an com* mencement une parole, non point humaine, puisqu'il n'y avait point d'hommes , mais divine , partant du principe même de l'homme, du père de son intelligence. Il est impossible d'expliquer autrement l'origine du langage, sans tourner dans un cercle vicieux , la formation de la langue impliquant Texerdce de la pensée, et l'exercice da la pensée réclamant à son tour les signes de la langae ; en sarte qu'il faudrait, onnme dit Rousseau, une langae pour former une langue. L'histoire ou du moins le pins ancien monunient que nous en ayons, la <^nèse, s'ao^ corde donc avec la j^ilosopbie pour démontrer que le premier homme a reçu la parole de son Auteur en recevant la vie, et que, comme la pénétration de l'esprit divin en lai , par le souffle répandu sur son visage , l'a fait eo ixne vivante; ainsi, la par<^ de Dieu, pénétrant sou e^ prit , Ta vivifié et mis en acte» Or, la parole divine en pouvait exprimer que des idées divines. L'hcHums en la recevant dès l'origine a dono reçu par elle les idées ét^rnellas de l'ioflui, du bien, du vrai, du juste, du beaa, bases immuabi£«i de la religion , de la moralité, de la science et des arts, d^s lois et de la civilisation. U les a reçues, i^jecAiv^ dans la parole de Pieu, et il en portait pf^alablemant les geiwes lunés dras sou Ame, puifi'- (pie sou ftme ^t de nature divine et faîAe k Twage de
PARTUS PIUTIQUS, -^ GHÀP. V. 339
Dira. Il 68t 4aiio arrivé daos cette commuxûcatiou primitive ee qai s'^t reproduit dao9 les réyélatioas siibsé* f aeBtejEt 4e Moïse et de TÉvaiigile, savoir : que les pré* eeptea imposés aralemeat ou par écrit correspondaient parfoîtemeiit aux dictées de la consdeuce, et que ces deux proom^atioDS de la loi divine s'éclairaieut et se souteaaieBt mutueUement, le léiwMgoage de la conscieuce ratifiant ce qui venait du dehors, et les prescriptions de la loi positive expliquant et dét^minant ce qui était dit au dedans. Cette j^emîère parole, donnée à rhomme et lui cowaanniqnaut les iréBon du ciel ou tes idées divines ^ 8*est tranwnise de père en fils par la tradition patriarcale £éeondant chaque génération à travers les siècles i et par an adminUe bienfait de la ProTidence , elle f nt reaonvdëe et eomme nûeuaie de temps en temps, an moyen des prophètes , quand la tradkion était eu danger de s'obseurcir, de a'altérer on de se perdre, par le mélange des imaginations et des pensées bnmûnes* Telle est la source principale de la science sur la te.rre ^ la sonrce des yérUés nécessaires et universelles, dont rbumanité est en poesession, sans lesquelles son int^gence ne peut s élever vers le ciel. La raison peut s'emparer de ces vérités, jetées dass k monde par la parole divine ; die peut, eDe doit même les poser comme printipes de la conoaissaaee. Son OBUtre ei sa gimre est d'en tirer des c<wé« qaenees et des apfiKeations. Mais quand elle prétend les déooirrrir on les invenler, elle entre en démence; car pour las iRMUcr, û fmdrait qu'elle les eàt déjà, ces vérités londamentales ^tant les postulées néceswires de sa |msée« La dénvmatratpop , qnt est f opéntioB rationnelle
340 PHIL060PHIS MOBAIX.
par excdlenee, sappoee un à friari qu'eUe ne fonde pas. Dans Tordre logique comme dans l'ordre ^ysiqne , le germe on le principe manifeste on dânontre ce qui est en lai par son déreloppement. Il faut donc que le germe soit posé avant tont. D'où vient le genne, la sem^ice de tont ce qoi vit et croit snr la terre? Âssnrément, ce n'est point de la terre même. D'où viennent à la raison les prindpes on les semences intellectaelles , dont elle tire des conséquences si abondantes et des développements si merveilleux ? Certes , ce n'est point de la raison même. Elles viennent d'une source plus haute, de la source de vérité, de lumière et de science, qui se verse dans l'homme par la parole divine, quand il communique avec Dieu par son intelligence et par son âme. Par la vue de rintelligence ou par le sentiment de l'âme, qui dans ce cas s'appelle foi, l'humanité perçoit et reçoit les idées ou les principes. A la foi on au génie l'étemelle vérité se révèle dans la sublimité de l'esprit ou dans la profondeur du cœur.
A la parole de Dieu, moyen le plus pur de sa manifestation sur la terre , se joint l'action divine , qui éclate dans ses œuvres. L'effet démontre la cause, l'ouvrage indique l'ouvrier, la conséquence prouve le principe. II est incontestable qu'il y a dans le monde des signes admirables de sagesse, de puissance, d'ordre, de beauté, d'unité^ par lesquels la raison humaine, déjà développée , doit être amenée à conclure un auteur sage et puissant de l'univers. Il est encore incontestable , aux yeux de tout homme éclairé qui étudie l'histoire de la nature et celle du genre humain, qu'une providence pré-