PARTIE THlSOMQUS. — GHAP. V
par k même muC Le terme latin tpiriiu$ signiâe F on et Tantre. Spiritus , spirare , se prend à b fois aa pbynqae et aa meral^ et rinspiration, dans raceeptkm la pins gé* nérale, désigne Fair qui entre dans la poitrine , et l'esprit qai pénètre dans l'àme humaine par une mystérieuse insufflation. Le sonMe pihysiqae est employé dans la {riupart des religioiM en signe de eonsécration. L'impositîoQ des mains est anssi ancienne qae la bénédiction paternelle ou patriaroale, laquelle remonte à Torigine de la famille. Le père, tenant la place de Dieu à l'égard des enfants, io<* vesti de la puissance d'en haut en ce qui les concerne, leur transmet la yie et quelque chose de diirin , dont la pater* nité le rend dépositaire. Sa prière, adressée au Ciel et s'ap* pliquant à ses enfants , appelle sur eux la vertu céleste, et sa main , s'imposant sur leur tête, leur communique la force qu*il a reçue, les promesses faites à sa race et la bénédiction dont il a hérité Ini-mtoe. La bénédiction éa père mourant assure et consacre l'héritage , et par la ma* lédiction au contraire, il y a comme une rupture, une excluâon de la famille , une espèce d'excommunication naturelle. la paternité est on sacerdoce dans l'ordre de la nature, puisque les parents sont les ministres de Dieu ponr la propagation de la vie physique. Le yrai piètre, le prèlre selon l'ordre éternel , est celui qui propage la vie spiritudie , qui transmet la vie du ciel , et toute sa per* sonne , sa main , son souffle , sa parole doiTent être em* ployés à cette admirable communication. De là la bénédiction sacerdotale, et l'imposition des mains pour la consécration des personnes et des choses, lues formes naturelles sont surtout celles que le monde
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fonniit par Ms snbstanoes les plus générales, que les anciens appelaient des éléments, etd'abord le fea, dontrorigine a toujoors passé ponr mystérieuse, et qni vivifie la terre par sa ebaleor, en même temps qu'il l'embellit et Té* claire de sa lamière. C'est one croyance générale, et la trac9 s'en retroaTC dans presque tontes les religions , qn'il y a on feu sacré, dont le feu physique est le symlxde , et qui agit sur les esprits comme le leo élémentaire sur les corps. Ce feu Tient du ciel, et il doit animer les âmes en les échauffant, et les épurer en consumant ce qu'il y a de grossier en elles. Les nations, toujours portées à prendre le signe pour la chose signifiée, ont quelquefois offert leur hommage au feu matériel. Cette erreur est, comme toutes les erreurs, une corruption de la vérité ; elle prouve au moins que le feu a été regardé dans tous les temps comme un des plus purs symboles et des véhicules les plus puissants de l'action divine. Cette croyance se trouve aussi dans le christianisme , mais dégagée de toute superstition. Au feu sacré conservé dans le temple de Jérusalem a succédé le feu divin qui brûle dans le sanctuaire de l'âme, et qui a été allumé par l'Esprit saint , descendu en langues de feu sur les Apôtres et les disciples du Ghirist Ce feu, qui ne tombe point sous les sens, se transmet par les Apôtres et leurs successeurs au moyen de la parole et de l'imposition des mains. C'est ce feu que Jésus-Christ dit avoir apporté sur la terre, et il veut qu'il brûle. 11 a son symbole dans toutes nos ^lises. Devant l'autel brille une lampe qui ne doit jamais s'éteindre, signe de la présence de Dieu et de l'ardeur de l'âme chrétienne. Chaque année, la veille du jour de la Bésurrection , un feu nou-