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veau, qui doit raUoooer tous les flambeaux de TÉglise, est consacré par la prière du prêtre , iuYoquant le Père des lumières^ afin qu il illumine et embrase les âmes, comme il a éclairé et vivifié le monde.
L'air est employé dans le culte et se communique par le souffle humain qui exhale Tair, assimilé à F organisme de Fhomjne et imprégné de sa substance. Jésus-Christ souffla sur ses disciples , quand il leur transmit l'Esprit saint y et leur donna le pouvoir de remettre ou de retenir les péchés. L'évéque souffle sur le front des ordinands , il souffle avec douze prêtres sur Thuile sainte employée dans les onctions du baptême , de la confirmation et de r ordination. Le prêtre souffle trois fois et à deux reprises sur Feau des fonts baptismaux pour y faire descendre la bénédiction céleste et la vertu de FEsprit saint. Trois fois il souffle sur la face de F enfant présenté au baptême en lui imposant les mains ^ et pour en chasser Fesprit du mal.
Dans tous les temps on s'est servi de Teau comme signe et moyen de purification et de régénération. L'eau a la propriété de dissoudre les corps, et c est la première condition pour les renouveler, quand ils doivent être transformés. Us doivent passer d'abord par la corruption, par la dissolution, par une espèce de mort, qui s'opère surtout par Feau. Tel est le sens des ablutions fréquentes, des purifications extérieures dans les religions les plus superficielles, et qui s'adressent surtout aux sens. Là où il y a plus de profondeur, plus de connaissance de la vârité, Feaun*est plus seulement un symbole; mais, bénite et consacrée par la parole , elle en reçoit la vertu
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et loi sert de ¥âikale; die devient le signe sensibk de la vie divine «e eommoniqaaat à rhomme* Alors Tesprit plane sur l'ean et tend par elle à former on à régéoéreul le monde. Telle Teau chaotiqae qne nons dépeint la Ge-' nèfle à l'origine des choses. Tonte existence de la terre se forme, comme la terre dle-mëme, dans son eaa-mère, fëeondée par Tesprit. TeDe Tean et Fesprit dont parlel rSvangile et dans ksqnels chaque homme doit reDiâtr«| par le baptême.
Le sel, base du règne minéral, quintessence de la terre, a tonjoars en on sens symbcdiqne. C'est la sabstaDCdj dn monde la moins corruptible , celle qui empêche autres de se corrompre, «et sous ce rapport il a de l'analogie ayec les choses du dd, qui ne sont pas soumises à lai dissolution. Il semble tenir qudque chose de ïêtem^it ce qui le rend propre, quand il est bénit et eonsacré, à communiquer rinfluence cdeste. L'Ecritare sainte rappelle $al sapientiœ , le sel de la sagesse. On le présentait à l'autel avec l'encens chez les Juifs , et chez les chrétiens, après l'aYoir exordsé et bénit, le prêtre en met quelques grains dans la bouche du catéchumène, comme poar lui donner le premier goût de la sagesse divine et évdl- 1er dans son âme la faim de la nourriture éterndle. On le mêle abondamment à l'eau purifiante, qui contracte , par la prière et la bénédiction sacordotaie, la yortu de chasser les mauvaises influences qui assaillent l'âme ci le corps.
L'huile, le yin, la farine ou le pain, servent aussi aux choses 8a<»*ées. L'huile est le symbole de i'ardeoi et de la douceur réunies ; c'est le feu qui , enveloppa
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^ jm une forme bomide, eaagulé pour ainsi dire et de- enu moins àpre^ moins déchirant, pénètre avec oncon. Dans T Eglise chrétienne la plupart des conséeraiOns soat faites au moyen de Thuile, depuis le vase qui ert à Taulel jusqu'à la main du prêtie, depuis le derier enfant du peiiq>le régénéré jusqu'au roi de la terre '' Ipnt une onction sainte consacre le front et lui imprime, ^ marne dit Bossuet , ce quelque chose de mystérieux qui "^ ommande le respect des nations. Et quand l'homme est leudii sur le lit de doukur et qse son àme va quitter ' )on corps affaibli ^ le prêtre toucbe avec F huile sainte les ^ «ganes des sens et les membres dn moribond, soit pour ^ loi transmettre un esprit fortifiant, soit pour l'aider à rompre plusfa^ement les liens de sa prison. Dès la plus haute antiquité le pain et le vin étaient offerts en sacri- ' fiée, puis consumés par les prêtres ou les fidèks, persuadés qu'une bénédiction céleste était descendue dans les substances et les avait rendues nourrissantes pour l'àme et pour le corps. Helehisédeeh, qui vient bénir Abraham vietoriem, se présente à lui portant dans ses mains le pain et le vin; car, dk i' Ecriture, il était prêtre du Très-Haut. Dans le sancftnaire du. temple de Jérttsalem étaient offerts chaque jour sur une taUe d'or les pains de proposition, destinés à la nourriture des Lévites. Chez les païens comme chez les Juifs, il y avait des offrandes de pure farine, de gâteaux pétris avec l'huile et le sd, et des libations de vin; et enfin dans l'Eglise chrétienne le sacrement le plus adorable , le sacrifice par excellence, s'accomplit avec les espèces du pain et du yin, transsubstantiées^ par la parole de Jésus-Christ. Jamais substances naturelles n'ont été
:^4 ntnjoaeciHH ■okali.
j^k» gUiriié». pofir n cUb ne iMft pto seulement Im ffjmlMihBÊ et la ^ânaiia de la m, mais la Tîe elle*
le MogdfliTieliniB nmoléesaor les anld» contractait, Mitaiit la erojaiMe eomBune, ime certaine Terta lustrale M purificatoire* On anrosHi éa sang da sacrifice les kommes et les ckoees qa'on f— lait purifier et renouTcler. Il j aif ah à cet ^ard des eérémooîes hcMrrildes chez les pëiens; dans f esipérance tdSaaar le crime , ils faisaient nrisseier le sang à tntcrs on cnUe sur toot le corps du eoopabie. Chez les Jmii, le prêtre aspergeait dn sang de la Tietiroe toot ce qni serrait à Taotel» iont ce qoi était dans le tenpk, les Tèlements, les instruments, les liinres Mcrés et l'assemblée. L'abominatii» des sacrifices bumains est née de cette croyance. Ancon sang n'a para plos expiatoire qne celai de l'homme , plus propre à purger le crime et à faire descendre du ciel le pardon. Cette croyance, ayec les erreurs et les superstitions auxquelles elle a donné lieu , est fondée sur cette vérité profonde, que la vie est dans le sang ; qu'ainsi le sang est par sa nature la forme la plus propre à attirer la vie, et que la vie divine, pour se communiquer à l'honime terrestre, doit passer non-seulement par les intermédiaires du feu, de Tair, de Teau, de l'huile, du sel, et des autres formes naturelles , mais encore par le sang , et surtout par lo mwf^ humain, qui est dans le rapport le plus prochain avec la vie humaiue. De là le grand mystère de la rtHt^ii^mtioo de l'humanité par le sang de i' homme-Dieu; m^Y^t^At^ qui a pour ooosëquence fabsorption de ce sang |iar (uuac^Hix qui doivent recevoir en eux la vie nouvelle.