‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 117 sur 199 · PARTIE PRATIQUE. — GHAP. VI · texte numérisé non relu

PARTIE PRATIQUE. — GHAP. VI

cTëlre en même temps providentielle^ oa voulue d'eo baut, pour le besoin de tel peuple, et comme loi étant nécessaire dans une situation donnée. Aussi, toutes les antorités que nous. venons d'énumâ*er «oBt^eUes toujours plus oa moins contestables et contestées ; elles souffrent des exœptàons, parce qu'elles dépendent en grande partie des volontés humaîBes et des circonstances ^ibangeantes où elles sont placées. La puissance paternelle au contraire est imprescriptible, inaliénable; elle est reèonnue purtout, comme tout ce que la nature établit, comme ce qui ne dépend point des opinions des bommes. Elle est la première loi de la sphère temporaire , parce qu'elle est le premier rapport, et le rapport le plus intime, qui unisse naturellement les hommes et les subordonne les uns aux autres. Mais cette loi qui fonde la famille et avec elle la société , n'a point en elle-même sa dernière raison; Elle nous ramène nécessairement à une puissance plus hante dont elle est une dérivation, à une volonté supérieure qu'elle manifeste, et c'est ce que nous allons voir en considérant de plus près la source d'où sort la paternité et ce qui la constitue.

Les parents ne sont pas les auteurs de la vie qu'ils donnent; ils Tont reçue et la transmettent. Ils ne créent point , ils procréent : ils tiennent là place du Créateur, dont ils sont 1^ ministres. La puissance , inhérente à leurs fonctions, n'est donc

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