‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 131 sur 199 · PARTIE PRATIQUE. — CMAP. VII · texte numérisé non relu

PARTIE PRATIQUE. — CMAP. VII

ginaUon , peut difficilement s'élever aux abstractions les plus simples , aux généralisations les moins étendaes. La ooncnpiseence charnelle subjugue sa volonté, quand Torgaeil ne l'exalte pas. La violence fait le droit, et la justice est dans la force. Oui, sans doute , s'il n'y avait en nous qu'une nature animale , l'état sauvage serait notre état naturel ; mais il y a aussi une nature spirituelle , qui ne peut être développée que par la parole et ainsi par la sodété. Cette seconde nature a pour le moins autant de droits que la première à être satisfaite ; et puisqu'enfin , en considérant la personne humaine dans son unité complexe, elle ne devient ce qu'elle doit être, et ce que sa constitution réclame , que si toutes ses facultés sont exercées, tous ses besoins légitimes contentés; il est évident qu'une manière de vivre , où l'instinct animal règne sans partage , et qui reproduit à peine quelques traces d'intelligence et de moralité, ne peut être que l'embauche du développement humain, son degré le plus infime, ou une dégénération de l'humanité, une espèce de décadence par laquelle elle aura été abrutie et comme' animalisée, après s'être pervertie et corrompue.

Beste donc la question de l'état natif ou originel , qui, de quelque manière qu'on l'explique , ne doit plus être confondu avec l'état naturel, ou conforme à la nature de l'homme.

La solution de cette seconde question dépend de la manière dont 'on conçoit le commencement du genre hnnmin. Ceux qui s'imaginent que l'humanité a poussé sur la terre comme on voit s'y former le végétal et l'ani-

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mal ; ceux qui parlent de rhypothèse^ que rhomme est UD produit des seules foroes de la nature, qui l'a fait tel qu*il est aujourd'hui par une série de transfonnatioiis séculaires; ceux -là dmvent croire, Gonfonnément à leurs prémisses, que rhumanité a vécu long -temps dans l'état sauYage, comme elle a^ait été arrêtée des sièdea dans les ri^poes inférieurs, et qu'ainsi elle n'est parvenue à l'état rationel et moral qœ par une sorte de sublimation successiTC et de rénoTation gradudle. Cette (^nion est aussi amtraire aux traditions de l'histoîre qu'aux fûts de la nature. Le principe et la conséquence, tout est imaginaire, diimériqae. On na jamais rien vu qui ressemUàt à œs merralkoses mAamorphoses; on n'a jamais saisi sor le lût fhtmantgglioii du v^étal ou de ranimai; et il y a, an contraire, une distance immense entre ranimai le pins rdevé et l'bomme le plus d^^radé. La parole est le caractère indââiile qui les sépare essentiellemeÉL L'origine de la parole, voilà recueil où édKMwnt tans les svslèmes, qui pnélendait expliquer rhomme comaM une prodactint puciMnt terrestre , et &iio sortir «s phm lunlia Radiés dn contact avec le mMdesQifiikle. rcsxpériBnee et FohaervalîoB protestent oaaiK «es cntws. Elles pradamoÉt pailmil la loi vitale, que WMS «nwsdqàcoKftalK, svrairqMlcdévdoppe* ée k CféâlUK m^fftMitqnmae réndioa, il est toutensminataR^ dans waiÉtamiié cl dans sa direotiM . en iittmn 4e radMft «ai k pniwne. Abandonnez

«et il se déve- ; S devkarihm ma OHmal; il m*aara

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