PARTIE PRATIQUE. — GHAP. VII
le r homme a yaincu la nature par elle-même, et les obtacles de la matière qui entrave et divise, cèdent aux (fforts merveilleux de Tesprit qui aplanit et unit. Sans loate les païens de nos jours qui courent après la riihesse , comme ceux de Borne couraient après la gloire, le soupçonnent pas plus que leurs devanciers le dessein le l^rProvidence qu'ils accomplissent. Leurs voies de fer iboutiront a un terme qu'ils n*ont point imaginé, et cette prande communication de tous les hommes, qu'ils établissent avec tant d'ardeur , donnera des résultats qu'ils M>nt loin de prévoir. Un autre commerce que celui des lutéréts terrestres passera par là ; les trésors du ciel , les richesses de la science divine , de la parole de vérité profiteront des routes ouvertes par l'avidité de l'esprit du siècle ; les voies du monde deviendront encore cette fois les voies de Dieu; et quand l'œuvre divine sera faite, quand la Providence aura amené l'humanité à cette nouvelle ère qui doit la rapprocher de sa consommation , alors disparaîtront comme autrefois avec leurs causes et leurs motifs, avec les passions qui les ont produits et les intérêts qu'ils devaient servir, tous les moyens humains tournés par Dieu à ses fins, et il ne subsistera plus que ce qui est étemel , la parole divine accomplie et ses bienfaits.
Tout homme fait partie de la société, à laquelle appartient la famille dont il reçoit Texistence. Cette société a des lois , un gouvernement, des in-* stitutions par lesquels elle se conserve , elle et les individus qui en sont membres. Sous sa protection et par son influence les familles se développent, se consolident ; les individus naissent, croissent, sont élevés et forihés. La société est donc un antécédent nécessaire pour tout homme qui y prend naissance. Elle fait beaucoup pour lui, long-temps avant qu'il puisse rien pour elle. Elle lui donne beaucoup, quand il ne peut encore rien lui rendre. De là son devoir on sa dette envers la société.
Nous sommes tellement habitués aux bienfaits de la ci^ vilisation, que nous ne les estiiaons plus leur prix ; nous les regardons comme aussi naturels que Tair que nous respirons et les antres conditions physiques de notre existence. Cependant, quand on eiamine avec attention ce à quoi la coutume rend si indifférent , on est frappé d* admiration et touché de reconnaissance. Par le seul fait de sa naissance au milieu dune société, Thonmie devient r objet d'une protection constante, dun secours perpétuel et de mille soins vigilants, qui l'entourent dès son berceau. Toutes les institutions sociales travaillent à sa conservation et à son développement. Les sciences , les arts , tous les movens de la civilisation concourent à son bien*