PARTIE TH£OBIQU£. — CHAP. I
midà par une aatorité divine, ils vivent comme s'il n'y
avait pcHnt de Dieu, ne professant aucune religion, et n'y
purtidpa&t qu'indireetement par Fétat social. Il n'y a en
œsindmdns aucune base de moralité ; ils ne reoonnai&<<
sent d'autre loi que leur intérêt, leur plaisir, leur me».
Comment les transformer en hommes justes, bienveillants,
charitables? comment changer l'^ïsme le plus étroit en
famoor le plus large, Tâpreté en douceur, l'amour de soi
en amoar des autres, l'homme animal en homme spiri-
tad? Les forces physiques ne le peuvent, puisque c'est
elles qu'il faut vaincre , et d'ailleurs elles n'ont point
d'action sur la conscience morale. L'infljaence humaine
est impuissante : car nous ne recevons pas la loi de notre
semblable : nous ne reconnaissons point d'autorité à notre
^} et o'est de l'homme lui-même qu'il faut triompher.
H faut donc une action supérieure à l'homme, et il n'y a
;ue celle de Dieu. Donc Dieu a dû agir sur l'homme
pour le vendre meilkur ; Dieu a dû être le pédagc^e de
Ibunamté, et il Fa été m effet dès l'origine et à travers les
^pa, par ses envoyés , jusqu'à ce qu'il ait daigné se faire
homme lai - même pour instruire , guérir , et sauver
Ibomme. Alors, quand la nature divine a assumé la na^**
tare huoimne dans la personne du Christ, le rapport
de rbomme avec Dieu a été consommé, la lot fondamen«
taie de l'humanité a été complètement rétablie et la vie
loi a été rendue dans toute sa plénitude. L'homme régé-
ûéré par la greffe du ciel„ entée sur un tronc sauvage , a
commencé à produire les fruits savoureux de rétemité, les
œutres incorruptibles de la science, de la justice et de
* amour. Là est le sens profond de la religion chrétienne
54 PHILOSOPHIE MOBAI.E.
Aie ses iiefements, dont les nns soat deeliaés à tirer In anetde 11 mort, à les renodter à la vie Téritabie, et les antres oal pour fin de les noarrïr et de les fortifier par Je fÊin de Tie, ptr celui qui est la fie même, dès qu'elle) > Tirantes pour le recevoir.
Faite à l'image de Dieu, l'âme doit être nourrie pur UQ alimeot dîvia. Si doue l'air vital du Ciel, le souOlfl de l'esprit vîvificateur n'arrive jusqu'à elle, à travers l'atmosphère épaisse et la forme matérielle qui l'enveloppe; si le rayon pur de celte iumière qui a fait le monde, et qui luit pour tout homme vniAiU on co monde, ne pénétre et ne dissipe le» t^nibrra qui l'environnent de toutes parts, elle res- ; tcra dans la mort ; car elle ne vivra pas de la vie , qui lui convient. Le corps pourra être sain et ro- , buste, la raison forte, l'esprit actif et briUanl; | riiuiuine du temps, qui passe avec le temps, pourra , IHVitpiircr : mais l'homme de réternité, l'âme sera ^ Cuiume Un germe fécondé d'une manière irrégu' ^ liÉrn, son développement sera monstrueux ou ^ avortd. :i
tA mort n'est qu'une privatiOD, ane négation; elleest tj,
u«.i.iai.ij. h ur.^ ""Incipe, qui l'a produite en se séparant jj
it sa loi. Mourir c'est être privé de la nj
quelconque ; l'àme peut donc mourir ,|