‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 14 sur 199 · PARTIE TH£OBIQU£. — CHAP. I · texte numérisé non relu

PARTIE TH£OBIQU£. — CHAP. I

midà par une aatorité divine, ils vivent comme s'il n'y

avait pcHnt de Dieu, ne professant aucune religion, et n'y

purtidpa&t qu'indireetement par Fétat social. Il n'y a en

œsindmdns aucune base de moralité ; ils ne reoonnai&<<

sent d'autre loi que leur intérêt, leur plaisir, leur me».

Comment les transformer en hommes justes, bienveillants,

charitables? comment changer l'^ïsme le plus étroit en

famoor le plus large, Tâpreté en douceur, l'amour de soi

en amoar des autres, l'homme animal en homme spiri-

tad? Les forces physiques ne le peuvent, puisque c'est

elles qu'il faut vaincre , et d'ailleurs elles n'ont point

d'action sur la conscience morale. L'infljaence humaine

est impuissante : car nous ne recevons pas la loi de notre

semblable : nous ne reconnaissons point d'autorité à notre

^} et o'est de l'homme lui-même qu'il faut triompher.

H faut donc une action supérieure à l'homme, et il n'y a

;ue celle de Dieu. Donc Dieu a dû agir sur l'homme

pour le vendre meilkur ; Dieu a dû être le pédagc^e de

Ibunamté, et il Fa été m effet dès l'origine et à travers les

^pa, par ses envoyés , jusqu'à ce qu'il ait daigné se faire

homme lai - même pour instruire , guérir , et sauver

Ibomme. Alors, quand la nature divine a assumé la na^**

tare huoimne dans la personne du Christ, le rapport

de rbomme avec Dieu a été consommé, la lot fondamen«

taie de l'humanité a été complètement rétablie et la vie

loi a été rendue dans toute sa plénitude. L'homme régé-

ûéré par la greffe du ciel„ entée sur un tronc sauvage , a

commencé à produire les fruits savoureux de rétemité, les

œutres incorruptibles de la science, de la justice et de

* amour. Là est le sens profond de la religion chrétienne

54 PHILOSOPHIE MOBAI.E.

Aie ses iiefements, dont les nns soat deeliaés à tirer In anetde 11 mort, à les renodter à la vie Téritabie, et les antres oal pour fin de les noarrïr et de les fortifier par Je fÊin de Tie, ptr celui qui est la fie même, dès qu'elle) > Tirantes pour le recevoir.

Faite à l'image de Dieu, l'âme doit être nourrie pur UQ alimeot dîvia. Si doue l'air vital du Ciel, le souOlfl de l'esprit vîvificateur n'arrive jusqu'à elle, à travers l'atmosphère épaisse et la forme matérielle qui l'enveloppe; si le rayon pur de celte iumière qui a fait le monde, et qui luit pour tout homme vniAiU on co monde, ne pénétre et ne dissipe le» t^nibrra qui l'environnent de toutes parts, elle res- ; tcra dans la mort ; car elle ne vivra pas de la vie , qui lui convient. Le corps pourra être sain et ro- , buste, la raison forte, l'esprit actif et briUanl; | riiuiuine du temps, qui passe avec le temps, pourra , IHVitpiircr : mais l'homme de réternité, l'âme sera ^ Cuiume Un germe fécondé d'une manière irrégu' ^ liÉrn, son développement sera monstrueux ou ^ avortd. :i

tA mort n'est qu'une privatiOD, ane négation; elleest tj,

u«.i.iai.ij. h ur.^ ""Incipe, qui l'a produite en se séparant jj

it sa loi. Mourir c'est être privé de la nj

quelconque ; l'àme peut donc mourir ,|

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