‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 15 sur 199 · PARTIE TIlSdRIQOEw — CTIAP. l · texte numérisé non relu

PARTIE TIlSdRIQOEw — CTIAP. l

comoie le oorpa , bien qu'elle soit ÛDj^issable. Aiii«i reotend la doetritie cbrâienne qqand elle enseigne rim<' mortalité de l'Ame y toqt en reconnaissant nin pdchë qui condoit à la mort, le péché mortel. Ainsi Adam et sa postérité sont tombés dans la mort par la désobéissanee ; aiEsi Satan yit dans la mort, depuis qn*il s'est révolté contre son Anteor. La mort , comme tonte négation , m peut être absolne : elle est one restriction, une limitation du positif; elle n'existe que par f opposition. Il en va ainsi de tout ce qni est contraire à la véiité et à. Dîeu^ Uëlre qui ne vit point de la vie qui lui est propre est dans la mort; car il n'est pas dans son rapport naturel avec son principe, et par conséquent il n'en reçoit ni la vie ni la nourriture dont il a besoin. Séparé de sa source autant qu'il dépend de lui, il vit mal, dans le désordre d'une vie fausse et an<MrmaIe. Telle est partout la conséquence de la m<Nrt à la vârîié et an bien. Une fausse existence prend la place de l'existence véritable : car la vie et la mort s'impliquent l'une l'autre dans le monde du temps. Tonte mort mène à la vie , soit à la vie divine qaand la créature revient à son principe, soit à la vie da mensonge, quand çUe s'ra âoigne. Oans ce dernier cas, Fàme cessant de communiquer volontairement avec Dieu, ne réagissant plus yers lui, n ayant plus le senti-» m^it ni la conscience de l'action divine, se verse dans Fesprit et dans les sens, et porte son amour et son acti« vité sur les objets qui leur correspondent. Elle vit par les &cultés de l'esprit et dans le monde rationnel , ou^ ce qm la jette encore plus bas , elle vit par les organes des sens, dans les jouissances du corps et dans le pionde

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ni loi, Di fflesiure. Les hommes alors ne savent plus qu intenter et que vouloir pour trouver un bûm qui les fuit partout, et jouir d*une vie qui leur échappe sans cesse. De là le chaos inteUeetuel de notre époque , où Fesprit afoussé, corrompu ses voies, comme au temps du déluge la chair avait corrompu les siennes. Les principes sont ébranlés, les croyances mises en donte, leslcns contestées. L'homme s'agite dans un cercle mobile qu'il pose autour de lui par sa propre activité ; il tourne sans savoir où il va^ et dans son vertige il croit avancer, quand il se roule sans cesse sur lui-même. On s'occupe beaucoup de nos jours du bien -être du peuple, des moyens de le rendre meiUeur et plus heureux, et on oublie malheureusement le plus important^ celui-là seul qui donne la vie à rame et fait des hommes. La philanthropie moderne voit tonte l'humanité dans l'esprit et dans le corps, et elle croit avoir tout accompli quand elle a pourvu aux besoins de l'un et de Tautre. Le peuple sera plus moral, a4-on dit, quand il eera, plus éclairé , et on s'est mis à établir partout des écoles et à inventer des méthodes pour apprendre plus rapidement ; on a voulu que tout le inonde sût lire. II en est résulté que ceux qui ne lisaient rien ont lu de mauvais livres et qu'ils sont devenus plus méchants et plus malheureux qu'auparavant. L'éducati<m morale, qui ne peut •6 donner que par la religion , n'a point marché de pair avec l'instruction. Nous recueillons aujourd'hui ce qne nous avons semé; car la statistique morale du pays démontre qu'il se commet plus de crimes là où il y a plus de moyens d'instruction. Faut-il détruire les écoles? Mon, certes; mais il faut les améliorer, et pour cela y

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