PARTIE PRATIQUE. — GHAP. TH
sible à cbacan saiyant son mérite et à son degré , est eieroé pour le bien de tons et par nne délégation plos on moins explicite de chacun.
Enfin nne dernière condition qui résume les précédentes , c est que rien ne se fasse dans FÉtat qu'au nom de la loi et par elle ; que tous les décrets , ordonnances , arrêtés de F administration ne soient que dès applications de la loi, la réalisant dans toutes ses conséquences; en sorte que les citoyens, garantis contre la yiolence ou Farbitraire des agents du pouvoir, soient assurés de tra* Tailler à la fois pour le bien commun et dans leur intérêt propre, en obéissant au gouyernement.
Tel est Fidéal d'une institution politique formée librement. Les conditions essentielles que nous venons d'exposer dérivent nécessairement de Vidée d'un état libre, laquelle résulte elle*même de F application de Fétemelle justice à l'établissement intelligent et volontaire d'une société.
Dans' les.] états ainsi constitués^ les citoyens ont d'autant plus de devoirs à remplir qu'ils ont plus de droits à exercer. Ils peuvent être appelés à prendre part à l'élaboration des lois, au gouvernement , aux divers genres d'élections , à l'administration de la justice , à la discussion et à la direction des affaires communales^ à la défense de l'ordre public^ etc. De là des obligations spéciales^ dérivant de la portion de puissance publique dont la
loi les investit à certaines conditions ; et c'est pourquoi les^ gouvernements libres imposent aux citoyens plus de charges et de sacrifices que les antres.
Les états libres ont leurs avantages et leors inconvénients; car s'ils donnent anx citoyens des droits nombreux , ils lehr imposent anssi des devoirs multiples : les charges sont en raison des bénéfices. La vie de rhomme dans cette position se trouve partagée entre les soins de la chose publique et Tadministration de sa chose privée, entre TÉtat et sa famille. Il est évident que tout le temps qu'il donnera aux affaires communes est ôté à ses affaires particulières , et dans une époque de civilisation avancée, où le travail est si productif, le sacrifice du temps n'est pas le moins considérable. Hais ce n'est pas le seul , ou plutôt celui-là entraîne tous les autres ; car pendant que le citoyen est occupé à écouter et à délibérer sur la place publique ou dans une chambre des communes ; pendant qu'il vote pour nommer un député, ou discute dans un conseil municipal, ou telle autre commission d'intérêt public ; peudant qu'il passe des jours et des nuits sur le siège d'une cour d'assises, non-seulement il ne fait pas ses affaires et perd ce qu'il gagnerait , mais encore l'exercice de ces diverses fonctions l'oblige à des dépenses extraordinaires, par le déplacement qu'elles occasionnent et par un séjour forcé hors de chez lai. Yoilà donc des charges considérables , qui n'entrent pas en ligne de compte dans le budget et qoi sont cependant tout aussi réelles et souvent plus pesantes que les impôts ordinaires. Aussi n'y a-t-il que les riches