‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 150 sur 199 · PARTIE PBATIQUBi — CHAP. VII · texte numérisé non relu

PARTIE PBATIQUBi — CHAP. VII

charité. Les inaiiM)n8 d'orphelins , d'enfants trouvés , les écoles gratuites , les salles d'asile, les maisons pénitentiaires pour l'amélioration des jeunes détenus et des condamnés , les maisons de refuge , les associations pour le soutien des pauvres , les sociétés de tempérance , les prix proposés à l'émulation des jeunes talents , et mille choses de ce genre que la charité chrétienne et la vraie philan- ' thropie peuvent inventer ou soutenir, sont d'immenses services rendus à la sociétés

Un bon citoyen tient à l'honneur autant qu'à T indépendance de son pays. Au sein de la civilisation et pour l'homme moral , l'honneur est aussi précieux que la vie ; car sans l'estime publique l'existence sociale est insupportablCé C'est un devoir pour lui de défendre la gloire nationale, toutes les fois qu'on 1^ attaque et surtout s'il a mission de la représenter devant des étrangers. L'hon*» neur national est toujours cher à un cœur bien placé , même quand il croit avoir à se plaindre de son pays et s'il est victime de l'injustice. Bans les temps de nos malheurs, lorsque les Français divisés voyaient la patrie , les uns dans la France , les autres dans le roi , ceux-là même que le dévouement ou l'erreur, et souvent tons les deux à la fois, avaient armés contre leur pays, se consolaient de leurs défaites en pensant qu'ils les devaient à des Français, et jusque dans les rangs de nos ennemis, ils étaient fiers d'avoir été vaincus : tant l'honneur national est profondément ancré dans les âmes généreuses, tant il est inné aux cœurs français !

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