‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 155 sur 199 · PARTIE PRATIQUE, — GHAP. Vill · texte numérisé non relu

PARTIE PRATIQUE, — GHAP. Vill

saint^rimoQisme a tenté de mettre la femme aa niveau de rhomme , l'appelant à concourir avec lui par la capacité , par les œuvres , et il n'a fait aussi que la d^ader et la rendre ridicule. Les résultats de ces tentatives insensées sont déploraUes. En dépravant les sexes ^ elles changent leurs rapports natui*el8, et par conséquent elles oorrom*pent le mariage, détruisent la famille et avec elle la soci« été. La communauté ou la promiscuité des femmes en est raboutissant nécessaire, dans la république platonideiine comme dans les utopies saint -simoniennes. Elles se sont jugées par cel excès , qui révolte la conscience et le bonsens. Le ridicule fait justice de la spéculation philosophique, quand elle violente la nature et les besoins du cœur humain.

Une autre considération montre la folie de ces prétentions , c'est que si les deux sexes étaient égaux en toutes choses , ils ne se conviendraient plus et se repousseraient au lieu de se rechercher. Le dégoût les éloignerait Tun de l'autre , aucun des deux ne trouvant dans l'autre ce qui lui manque et ce qu'il désire. Car c'est précisément la différence de l'homme et de la femme, leur phM et leiir minus réciproque qui les attire, afin que le plus se posant dans le moins, le moins dans le plus, la combinaison harmonique des deux, et le complément de chacun, résultent de leur union. Ici se trouve la raison profonde des convenances naturelles et morales du mariage, convenances plus difficiles à discerner que celles *de la fortune ou de la position sociale , et qui importent bien plus à la sohdité et au bonheur de l'union.

La loi du sexe , qui domine toute la nature , puisqu'elle

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préside à la propagation de la vie, est aussi Tiui des mobiles principaux de Tactivité des êtres ici-bas. Tous nous apparaissent comme les fractions d*une unité divisée y comme les membres disséminés d*un corps qu'ils cherdient à rejoindre , comme les parties séparées d*uQ tout auquel elles aspirent > s*agitant pour le retrouver et s y rattacher. De là cette tendance générale de 1 individu à s unir à ce qui lui est le plus proche , c'est-àdire à un individu de son espèce pour se compléter eu lui et y puiser cette plénitude d'existence dont il a le besoia et le pressentiment ; et par cette tendance accomplie la nature atteint ses fins , savoir le développement incessant de la vie , la conservation des espèces , et Fimmortalitë du genre.

L'homme ayant en surabondance la vie physique et la vie intellectuelle^ est doué de la puissance d*engendrer. Ses caractères spécifiques sont le besoin de communiquer ce qu'il a en excès et l'activité nécessaire à cette fin. De là sa manière d'être, ses besoins, tous les modes de son développement. La force expansive ou centrifuge, qui domine en lui, se manifeste par une organisation robuste, par des formes élancées et raides, par un esprit actif, une raison ferme , une volonté violente. C'est pourquoi il éprouve le besoin d'un terme passif, d'une forme où son activité puisse se fixer, sa vie se poser, sa puissance s'établir. Du défaut ou du mi^

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