PARTIE PRATIQUE. — CHAP. VIII
d'où provient rharmonie. Or, dans l'accord, les sons restent distincts tout en s' unissant. Chacun a sa quantité , sa qualité ; chacun vaut par lui-^méme , outre la valeur qu'il acquiert en s'associant aux autres. Ici ce ne sont point les semblables qui s'attirent, ils se repoussent au contraire, comme dans F électricité , le positif cherchant le négatif , et le négatif cherchant le positif , parce que chacun des sexes a besoin de ce qui lui manque et veut le trouver dans le terme auquelil s'unit. Aussi la première condition poar qu'un mariage soit heureux, c'est que les convenances physiques et morales soient remplies , c'est-à-dire , que les deux parties soient assorties par l'organisation et par le caractère, et pour Cela il faut , non pas que les mêmes penchants; lés mêmes qualités ou les mêmes vices se retrouvent dans chacun , mais qu'au contraire il y ait des différences corrélatives, du plus et du moins, en raison inverse des deux côtés, en sorte que l'un apporte à l'autre ce qu'il n'a pas. Une seconde condition , c'est qu'après l'union et dans l'état constitué par elle , chaque terme reste à la place que la nature lui assigne et remplisse exactement les fonctions qui lui sont dévolues. Par là seulement un rapport vraiment naturel subsistera entre les époux, et l'ordre stabilisera leur société. Mais si chacun vent empiéter sur l'autre et usurper son rôle , les choses iront mal, parce qu'elles se feront contre la nature et en dehors de l'ordre. L'homme s'efféminera , la femme prendra de la virilité , et il n'y aura plus ni homme ni femme, par conséquent plus de mariage véritable ; mais une sorte d'association bâtarde et conventionnelle, qui ne peut durer avec honneur , et qui
ie diflHNidn IM oa taid aiTec fcliL Chacoii des deiu flcxes podalon saTnie force, celle que h nature loi donne, pour acquérir une aptîtade bdàce^ qa il ne peol garder. La femme sortoat se dégrade par celte déYiatîon. En yoalant se faire homme, ce qoi ne loi réosnt jamais, elle s*annnlle comme femme : car à mesore qu'elle affecte la fMce et prétend à la domination dn dehors, Tempire du dedans loi échappe, et aTCC cet empire sa véritable in* influence.
L'homme y plus fort d'esprit et de corps , est invesii par le fait de la puissance extérieure. Son droit naturel est de l'exercer dans la famille pour rintérët commun, et d^accord avec l'autre partie sur laquelle il n'a autorité que par son consentement. Elle lui a donné sa personne; elle lui a soumis sa liberté et son existence, autant qu'un être moral peut naturellement se soumettre. Il lui doit en retour protection, secours contre le dehors et pour le soutien de la vie, et dans leur rapport mutuel, justice, égards et soins affectueux.
Le devoir de la femme est corrélatif à celui de rhomme. Elle cousent aux conditions du mariage, eh le contractant, et puisqu'elle profite des avantages, elle doit accepter les charges. S'unissant à rhomme^ chargé par la nature et par les lois divines