PARTIE PRATIQUE. GHAP. VIII
mais il ressort aassi de là que le mariage n'est indissoluble , que s'il est un contrat religieux , c'est-à-dire , s'il a été consenti devant Dieu et en son nom. La vertu céleste peut seule lui donner une solidité qui n'appartient point aux choses de la terre. Gela seul est indestructible qui est institué d'en haut, et c'est pourquoi la nouvelle loi a fait du mariage une chose sacrée , un sacrement. Le caractère sacré du mariage et son indissolubilité tiennent ensemble, comme le principe et la conséquence. Nier l'un de ces deux points, c'est nier l'autre, et c'est pourquoi les partisans du divorce ne reconnaissent point le sacrement du mariage. Ce doit être , à leurs yeux , un contrat comme un autre, dont les seules conditions sont l'équité et la bonne foi , et qu'on peut rompre volontairement comme on l'a formé. Dès- lors la cérémonie religieuse est au moins inutile , et la garantie civile suffit pour régler et assurer les intérêts des parties. L'omission du mariage religieux, dont il y a encore trop d'exemples de nos jours , est la suite nécessaire de la négation du mariage comme sacrement. Ne faire du mariage qu'une affaire humaine et défendre le divorce, est une contradiction de notre législation , qui refuse les corollaires de son principe. £n cela comme en plusieurs points, nous la félicitons de se contredire. Au milieu des maximes erronées de tout genre qui ont pris la place de la vérité, c'est l'inconséquence qui nous sauve , et nous sommes souvent heureux de raisonner si peu ou si mal.
Du reste , le divorce s'est jugé lui-même par ses conséquences, partout où il a été autorisé ou toléré. Il introduit dans le sanctuaire de la famille l'inconstance des
passHNis hainaiiies , et il fait da ouuriage une affaire de goût et de caprice. 11 produit de tels abos que même là où re^nrit de parti ou de secte le permet, dans la réalité on reatoare de tant d'obstacto c^t de difficultés qa*il deirieat presque impossible.
PABTIB PaATIQDE. — CHAP. IX. 543