‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 172 sur 199 · PARTIB PRATIQUE. — CHAP. IX · texte numérisé non relu

PARTIB PRATIQUE. — CHAP. IX

pain et T honneur ; et il y aura toujours dans les âmes honnêtes une répugnance à y entrer, à y vivre et surtout à y mourir.

Les hommes qui , par leur naissance ou par leur choix y font partie d* une société civile , constituent par leur réunion un corps social , dans lequel chacun^ remplissant des fonctions publiques ou privées, (coopère, à sa manière et suivant son degré, au bien-être de tous les autres. Là aussi il y a une communauté de vie, d'intérêt et d'honneur, d*où résulte une certaine solidarité et une réciprocité de services et de devoirs. Les concitoyens se doivent les uns aux autres non-seulemeni le respect de leurs droits individuels , mais encore assistance et protection, selon Tordre et la justice. Ainsi se forme Tesprit public de la commune, de la province, ou de la nation, qui unit entre eux les membres d'une société et les attache plus étroitement au pays.

Toute société politique , graqde ou petite , forme une espèce de communauté, et là où il y aquelque chosede cornmun entre plusieurs , il y a aussi des obligations et des devoirs réciproques : car chacun, en travaillant pour Tensemble , travaille pour tous , et ainsi tous sont obligés envers chacun et chacun est redevable à tous. Cet échange de services , qui est le Uen de rassociation , en fait aus^i

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Tatilité tï le charme. Nos coneitoyeiis, nos compatmleB nom sont plas proches qae les homBieci des antres nations ; et par conséquent , outre les devoirs géAéfMt que nous avons à remplir, ciavers tout homme , il y en a ici de particuliers , qui naissent de relations (dus étroites entre tec| memhMs de la comraqnawté pciitiBpdb.' ilinsi s'établit cequ'cMi appeUela fonvntiiM* LucoMnivae cbl la base de l'organisatioii êomh ; elle t^témnH , * en ^etfet, ce qu'il, j a deoemiMQ «str^ les hommes réwm en Wh détéj c'est-à-dire rioAévét. général {résultant de- la la^ sîon de leurs initérêts pri^ et du eoncottrs é^ leUis volontés ) de ieursi f fvce$ et de kurst mo^rens^ wlaot qu'il est néeessiflârei rét9bliiMW0tKl ^\ w am^tiea de rassociattio4u C'est, u^ gt^ de séçqrité pour ie pays et dalH^nb^r pqqr le& partiouUers^.^nimd les*4r;oU& individu^ de ebacw ao«ti^r.up)i}£msQi][^ep,t respectés pajctous f, i^t cela, uours^ment ^x 1% cvi^int/g^ 4f^ lit loi et du cbâit^iqeptf} mof&sifirtQf^p^^Jle^ei^tJ^nfsptde Véquité, p9xVbatfitu4ed^ l^ mfOfs^itjé y p\ a^ixf. .çpçp^e, {?ar I4 cbarHé^; Ce qui J^esr se;rrç.l(^ plj^ FuniOA dei^ cpaciJjQy^us , ç]^l , ou^tre l!intéi;$i; commun , l'assistance réciproque dans les dang^rs^^ dsf^ les peines, dans les désastres ; en sorte qu'il s'établisse entre eux upe espèce d'assurance mutuelle de recours et de ressou;*ces, non-seulemeqt pou;* le soutien de l'existence physique, mais aussi pour toutes les exigences de l'esprit et de l'âme , pour tout ce qui peut servir au développement intellectuel et moral dé chacun. Les besoins spirituels sont encore plui^ impérieux que les besoins du corps; car ils ont l'infini pour objet et leur faim n'est jamais complètement assouvie. La société est surtout

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