PARTIE PRATIQUB. — GHAP. X
et SOUS quelque forme qu'elle existe ; car elle ne peut être soulagée qu'en revenaut au bien , et elle ne peut recouvrer le bien de Tesprit et du corps, que par Texpiatûm du mal commis et le retour de la volonté à Dieu. Tel est le changement qu il s'agit d'opérer, et non celui de votre forme extérieure, qui ne peut adoucir, qui agravera au contraire votre supplice , en vous étant les ressources de l'existence actuelle et en vous livrant nu et sans bouclier aux attaques des ennemis de Dieu et de rhomme. Oui, en vérité, le suicide est à la fois une grande absurdité et un grand crime !
A l'interdiction de l'homicide se joint celle des voies de fait, violences ou désordres, qui peuvent endommager Texistence^ et contribuer à Taffaiblir ou à la détruire. Ces choses sont défendues , comme moyens d'une fin criminelle, non-seulement à l'égard de nos semblables, mais aussi pour nous-mêmes. Ainsi l'homme peut se suicider, tout eu désirant vivre, par l'exagération même de son désir, par riotempéranoe de la jouissance , quelquefois par l'excès du travail et de l'activité. Beaucoup abrègent leur existence en s' abandonnant à des passions qui usent promptement la vie. Dans ce cas ils assument une grave responsabilité, surtout quand ils corrompit la vie à sa source par l'abus du don le plus précieux , tournant en instrument de plaisir et de dégradation les moyens na*turels du développement de l'humanité. Ils fanent eux* mêmes ou coupent leur vie dans sa fleur, et cette fleur, desséchée avant le temps, tombe en poussière , sans donner les parfums , les fruits, la semence qu'elle devait produire pour l'immortalité.
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j «^i^cideesl permis oa excusable dans le caisde ^.^i^l^lîmc, quand dans une agression injuste ^g00tr la liberté , la dignité on la Tie, on est réduit ^ rqiousser la force par la force. C'est alors uo combat d'homme à homme, ou de peuple à peuple ; c est le droit de la guerre, qui n*est droit que par la justice, lorsqu'il est impossible d'empêcher Finiciuité autrement que par la force. Aussi c'est toujours au nom de la justice violée, des droits méprisés, que les nations se déclarent la guerre. La défense légitime en est le motif ou le prétexte. Le duel ne rentre pas dans la défense légitime , parce que chacun des combattants s'exposant volontairement à la mort, est agresseur en même temps qu'attaqué. Le duel, quelque forme qu'on lui donne, est une violation flagrante de la loi divine et humaine. Aussi absurde qu*immoral , il tend à la destruction de la société , à la subversion de la civilisation.
La loi de la conservation autorise tout ce qui peut aervir à nous défendre, quand on nous attaque dans notre r *i**^*^^^» daus notre liberté , dans notre dignité. Cepm-
VBL