PARTIE THéORiqrE. — CHAP. I
ramène l*homme à ison état yrai , à son rang primitif, en le ronettant sons l'empire unique de k loi fonda-* mentale , en rétablissant le rapport vivant entre Dieu et sa eréatare.
II y a un ordre hiérarchique entre les éléments de notre existence et entre nos facultés, comme entre les objets avec lesquels nous sommes en rapport. Dans la sphère de notre personnalité la volonté est souveraine^ Tesprit est immédiatement au service de la volonté ^ et le corps la sert par l'intermédiaire de l'esprit. Sî donc nous voulons accomplir la loi de notre nature dans son triple rapport, il faut que l'organisme, soumis aux lois et aux influences physiques, soit gouverné par la raison. Il faut que la raison, fidèle aux lois logiques^ soit éclairée par la lumière de Tintelligence, maintenue par la conscience morale et soutenue par une volonté droite et ferme. Il faut enfin que la volonté, libre en elle-même, mais obligée d'opter entre le bien et le mal, choisisse librement le bien, accomplisse la justice et exerce la charité. Alors, et alors seulement, la créature humaine sera dans Tordre, parce que toutes les exigences légitimes de sa nature seront satisfaites.
Il y a en nous deux natures dans une seule personne , II. 5
OU triplicité dans l'unité ; car dcax termes de oatnre différente ne s'unissent qne par un terme moyen qui tient de la nature des deux. IlyadoncdansThommedenihié' rarchies à considérer : la hiérarchie des natures dans le tout complexe de son existence, et la hiérarchie des facultés dans l'unité de sa personne. Qnaut au rapport des natures , it est évident qne l'àme est supérieure au corps, et qu'ainsi, pour devenir ce qu'il doit être , l'homme doit dominer son corpR par son Ame , et faire servir sa natore physique au développement et au perfectionnement de sa nature psychique. Mais il est clair aussi que l'Ame doit soigner le corps, comme ua instrument sans lequel elle ne peut rien dans sa condition présente, et parce que l'organisme, et tout ce qui l'affeete, a une immense inâueDCC sur elle. 11 doit donc y avoir un lien d'amour entre les deux natures ; car elles ont été unies par l'amonr, par l'esprit de Dieu, pour représenter l'idée divine de la créature humaine ; et comme l'homme a été fait à l'image de Dieu, nous devons retrouver dans ses deux natures et dans leur union le type de ce qui est en Dieu. De là ce troisième terme, intermédiaire entre les deux substances et participant de l'une et de l'autre, sans être proprement ni l'une ni l'autre , mais étant le lien des deux, le moyen de leur communication, l'instrument de leur action et de leur réaction , et par conséquent de leur vie. La vie hamaine se passe surtout dans celte sphère mitoyenne, où nos deux natures se pénètrent et refluent conti- «naiu™™» V — -«"ns Vautre. L'Amené peut rien sentir H n'y prenne part à sa manière, ir contre-coup ; le corps ne peut être