PARTIE PRATIQUE. — CHAP. X
il peut être affaibli^ vicié^ empoisonné par de mau-^ vaises doctrines. Il peut être faussé^ égarée détourné de la vérité qui est sa vie. Il y a donc des maladies de Tesprit comme il y a des maladies du corps ; il y a une mort intellectuelle comme une mortphysi^ que, et ainsi celui qui directement ou indirectement prive l'ignorant ou le faible de l'instruction nécessaire, celui qui tend à altérer ou à obscurcir rintelligence de son semblable par une parole d'erreur ou de mensonge, commet réellement un attentat envers Thomme-esprit et se rend coupable d'une espèce d'homicide^
Une des plus grandes gloires de riioaune, c est de ser^ vir d'instrument à la manifestation et à la diffusion de la vérité ; c'est de lui rendre témoignage en Taffirmant et en rétablissant par sa parole. Jjà parole humaine prend un caractère sacré, un sens profond , quand elle est la pure expression du vrai ; sans le vrai^ elle est un vain son , une cymbale retentissante, et, si elle va contre le vrai, elle est un désordre et une dépravation » L'emploi de la parole entraine donc une grande responsabiUté pour Tètre raisonnable. Il doit se servir avec respect, avec prudence, de ce don divin et ne point le profaner par un usage immo* déré ou déréglé. Dans tous les temps le silence discret et la tempérance dans le discours ont été regardés comme un signe de sagesse. Celui qui aspire et travaille sérieuse-* ment à son perfectionnement moral s'efforce de mettre une garde sur ses lèvres et un frein à sa langue.
Cette responsabilité s'augmente encore pour ceux qui II. 40
614 VBOOSOPHIE MOIAU.
oui itçtt OQ q^ s*«rrog«Qt la mMai i\ Mignemml cal ntÙMnl une sorte de consiste à trtnssMtlre aux hommes le tons les biens, le doD parfait qui Pèfe des Inssièits* Le mettre doit doue ^t d*entrer en eommuree avec Fétemelle TéEîfcé cp:iL ^cai annoneor eux autres , et ensuite de la «imiHiiiMijBg ainoèreinent I sans mélange de son esprit pnpm^ pne de passions et de préjugés. Il faut qu'il soit lempiL f im. ardent amoor pour elle » qu'il la cbercbe kwinuE» et par toutes les Toies, qu'il ait Tintentioii winBam dn Eaecepter et de Tembrasser dès qu'il Vapeicevra^ et^mfles qu'en soient les conséquences; puis de la dire svw coor rage, simplicité et désintéressement , anlHe q^ lest drconstances l'exigeront ou le permettrooL E &at^ en un mot, qu'il aime la Térité plus que Ini wÎhbb ^ et ne TeniUe qu'une chose, la manifester sur la tave et dlniiBi son règne parmi les hommes. Enseigner oo éenR^ quand on n'en est point expressément chargé , et n'y oblige pas, suppose une conviction l'importance de ce qu'on veut dire; sinon, t de présomption ou de légèreté ; maladie de notre temps , où tant d'honmies cherchent la gisiR et la fortune par la presse. Pour la plupart, hâ»! û mt s'agit ni du vrai, ni de la science. Ils en ont ksi la bouche, mais ils soupçonnent à peine ce qœ signifient et ne s'en inquiètent guère. Ds veulent, en écrivant, s'attirer Fattention publique et la comme moyens de lucre.
Voilà pourquoi nous avons aujourd'hui tant de