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et de journaux, que les lecteurs n'y suffisent plus. La pensée est presque devenue une manufacture, et le travail scientifique et littéraire s'exploite aussi avantageusement que toute autre industrie^ Dans un tel état de choses, Terreur ayant les mêmes droits de paraître que la vérité, le vrai et le faux , le bien et le mal, Futile et le nuisible rou^ lant pêle-mêle au milieu de la société, la liberté d*écrire et d'imprimer devient une cause de troubles ^ de désordres et d'immoralité. Le gouvernement <et la législation dmvent s'occuper sérieusement de maintenir ou de mitiger ce mal, inévitable à un certain degré de civilisation. Car, dans un état bien réglé et vraiment libéral , aucune puissance individuelle ne peut s'exercer sans règle ; la liberté des citoyens doit se concilier avec le bien public, et la société a toujours le droit de la restreindre et de la tem^ pérer, quaod son intérêt Texige et en raison de ses be^soins..
Quant à renseignement , par cela qu'il est donné à des ignorants, enfants ou adultes , qui ne sont pas en état de discerner et de juger la parole , il doit être surveillé avec sollicitude, non-seulement pour qu'il ne tourne pas au détriment de la chose publique par la propagation de doctrines immorales ou séditieuses, mais encore afin qu'il dispense une instruction saine, forte, et propre à nourrir le cœur et l'esprit. Une sage administration n'abandonne jamais l'éducation du peuple à Tintâ^êt privé, aux passions, aux préjugés du moment, à l'incurie des familles. Tout en respectant la puissance paternelle et les droits des parents, en ce qui concerne le soin et la direction de la famille , elle les aidera cependant dans cette impor*
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tante affaire, en lenr montrant le bat aaqnei ils doi- Tent tendre, et les pins sûrs moyens d^y parvenir. Elle doit prévenir les abns de la liberté de renseignement, en imposant à la faculté d'instruire en public des épreuves difficiles, des conditions sérieuses, qui deviennent des garanties de science et de moralité. En cela FÉtat, s'il est sagement dirigé, s'il a un gouvernement vraiment moral , ne doit pas seulement avoir en vue sa conseryation, sa force ou sa gloire, mais par-dessus tout Tavaneemcnt et la dignité de Fbomme, qui ne vit en société que pour devenir meilleur et plus heureux. Les gouvernements ne remplissent véritablement leur fin et n'usent légitimement de leur puissance, ils ne sont vraiment providentiels , purs devant Dieu et dignes du respect des peuples, que si, à la sollicitude nationale ils joignent le zèle des intérêts de l'humanité, accélèrent, facilitent, autant qu'il est en eux , le mouvement de la civilisation dans sa véritable voie, encouragent tout ce qui peut mener à la vérité , à la justice et au bien , et combattent courageusement, et sous toutes les formes, l'erreur, Tinjustice et le mal.
Tuer^ c'est détruire le rapport d'une existence avec le principe dont elle reçoit la vie. Le corps meurt à la vie physique et la dissolution de sa forme en est la suite. L'esprit peut mourir à la vie intellectuelle, et alors il tombe dans les ténèbres de
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rignorance^ dans Tayeiugleinenl; de l'erreur. L'âme aussi peut mourir^ non pas en elle-mèine^ mais à sa vie véritable qu'elle reçoit de la source de son être; et ainsi il y a un état mortel, une mort pour l'âme, bien que sa nature soit impérissable. On peut donc tuer l'âme comme le corps , en brisant son rapport avec ce qui la fait vivre, c'èst-â-dire en pervertissant sa volonté , en la détournant du Principe de la justice et du bien. -
Il y a une mort de rame, de l'esprit et du corps, parce qu'il y a ane vie de Tàme , de Fesprit et du corps. La mort est partout la privation de la vie : elle est donc amenée par riaterraptioD du rapport avec ce qui fait vivre; et ce rapport est interrompu, quand l'objet vivifiant cesse d'agir sur le sujet, ou le sujet de correspondre à l'action de l'objet.
Le corps tire sa nourriture du monde physique ; il meurt quand sa réaction vers ce monde ne peut plus s'opérer. L'esprit puise son alinient dans le monde intelligible; il meurt , s'il n'est plus eacomoifirce avec la parole de vérité. L'àme reçoit sa subsistance du monde divin, de Dieu même, source du bien; elle meurt donc en se détournant de Dieu ; car elle cesse de vivre au monde qui lui convient. Ce rapport intime de l'âme avec Dieu est le fond de la religion. La vie de l'âme est donc la vie religieuse. C'est pourquoi l'homme qui ne vit religieusement d'aucune manière, dont le cœur ne se tourne jamais vers Dieu par la pensée, par le désir, par la
prière et par Tamottr, est mort à la vie dîTiae, et se met, autant qu'il dépend de lui ^ en opposition avec Dieu. Il oublie Celui qui Ta créé , qui le conserve par sa grâce, qui lui donne à tout instant la respiration et la vie , qui verse continadlement sur lui sa lumière, sa parole et ses dons. En se séparant ainsi de Dieu, il tend donc à détruire sa vie véritable , il se suicide réellement dans son &me et d^une manière d'autant plus horrible, qu'il porte la mort au fond de son être , et se tue dans sa racine même. Ainsi celui qui, par |une parole mensongère, par une influence maligne, détourne son semblable de l'Etre des êtres, et le pousse par l' orgueil et la sensualité à désobéir au suprême Législateur, comme Satan lorsqu'il séduisit le premier homme , celui-là contribue de tout son pouvoir à tuer l'âme de son frère; U est homicide, assassin au premier chef ; et si au jour du jugement on redemandera au meurtrier le sang qu'il a versé, à plus forte raison réclamera-t*on du séducteur les &mes qu'il a perdues.
De cette manière s'explique l'état de mort où tombèrent nos premiers parents par l'infraction de la loi de Dieu. Dès qu'ils eurent rompu leur rapport avec lui, autant qu'ils le pouvaient, la vie divine se retira d'eux ou plutôt cessa de pénétrer en eux , parce qu'ils lui avaient fermé l'entrée de lenr âme. Alors ils commencèrent à vivre d'une vie fausse, produit du commerce illégitime de leur volonté propre avec le père du mensonge et de l'iniquité ; et tant que leur rapport primitif avec le Créateur ne fut point rétabli , assis dans les ténèbres , ils restèrent dans la mort, eux et leur postérité engendrée
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dans le péché. De là, la nécessité de la rédemption par la grâce, et d'un sacrement régénérateur, pour faire te*' nidtre l'humanité à la rie du Ciel. L'Eglise entend parler de cette mort , qvand elle interdit chaînes actions qui ôtent la vie à Tànie, et qu'die nomme péché mortel. Celui qui a péché de celle manière est déchu de i'état de grâce. Il est mort dans son âme et ne peut reviirre que par un secours particulier de la grâce , qui le porte à sentir son mid , à le reoonnaitre , à l'ayouer, à le rqeter, à le détester, à l'expier, et alors seulement son corar, délivré de l'inflaence maligne , retrouve la force de se retourner vers le bien et de s'ouvrir à son action.
La mort de l'âme est causée par la cessation de son rapport avec Dieu : or ce rapport peut être interrompu brusquement par un seul aet€ criminel ; ou bien il peut s'affaiblir, et finir par s'éteindre; et alors c'est une mort lente , amenée par une succession de fautes répétées , qui aous Joignent chaque jour de Dieu , par le mépris de sa parole , par lu violation de ses commandements, Jaaqu'au moment où la réaction spirituelle s'arrête, et l'àme reste sans aucun sentiment de l'action divine , sans monvement vers Dieu. Alors la vitalité de l'âme , ne s'eierçast plus suivant sa loi et dans sa sphère, descend dans un monde mfériear, et se pose tout entière , par l'esprit et par le corps, dans des objets indignes d'elle et qni ne peuvent la remplir. Là die s'agite en vain, pour trouver du bien*être. Quoi qu'elle fasse, die y manquera toujours de la chose nécessaire , parce qu'elle n'est plus en rapport avec son objet véritable. Ainsi commence son sappiioe en ce monde, tantôt par un trouble in-
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Apre» la mort de l'àme , TesdaTage est le plus grand dommage que la personoe morale puisse •ouffrir. Car la liberté étant nue propriété essenliello de la nature humaine, tenter de la détruire, «inon dans le for intérieur, oe qni est impossible, au moins dans son exercice aatard, dans sa malUIlWtaliim U^ilime» c'est vouloir détruire Vhommc, v^'^l W d^inidt'r» <^n le réduisant par la violence à W'KM U'^uiu^t'v^M d0 ohose. L'esclavage ne peut ^i^^^U^UV ttmii^ w droit, même quand il estre- KM^jmw l^* *A loi civile; car la liberté humaine est iw^U^able. L'homme ne peut être Tobjet ni d'une donation , ni d'une vente, parce qu'il n'appartient à aucun homme, pas même à ses parents, pas même à lui-même. Il ne pourrait se vendre sans absurdité; car on n'a aucun équivalent à lui don-
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ner en retour de sa personne, et, par le fait de la servitude, il ne serait plus apte à posséder. Le pré* tendu droit d'esclavage tiré de la victoire ou de la conquête est un abus de la force , qui ne p^ut être soutenu que par la force»
L'esclavage de F homme est toujours illégitime , parce qu'il est contraire à la nature bumaine, qu'il tend à dé^ truîre en la dégradant. Il ne peut s'établir et se soutenir que par la violence. C'est aussi par la violence qu'il finit le plus ordinairement. Les républiques anciennes étaient toujours menacées par leurs esclaves, et Borne surtout en reçut de terribles coups. Partout où il y a des hommes esclaves, il faut s'attendre*, un jour ou l'autre, à des catastrophes. C'est un volcan comprimé, dont l'éruption se fera tôt ou tard. Car l'homme ne se résigne jamais entièrement à un état contraire à sa nature , et le désir de secouer le joug lui reviendra avec la moindre espérance. La branche courbée est toujours prête à se relever, et d'autant plus vivement que son abaissemeut a été plus profond. Comprimer par la forc^ l'être moral dans l'eiercice de ses facultés , dans la disposition et la jouissance de sa personne, est l'outrage le plus odieux, Iç plus grand attentat contre sa dignité. L'Évangile Ta déclaré, en enseignant au monde l'égalité de tous les hom<mes devant Dieu : et c'est pourquoi partout où sa parole a été reçue, où son esprit a pénétré, l'esclavage a cessé graduellement , et les corps ont été affranchis conune le^
mité 4t tmfirr et #< pmn arrfrcr à Fa riivliMtrie, le éUit là,
eiâf ai^ a répara ap» la qui a amené rinflae traie éa safr et dr la Tic de rhomme. U traite dea atominatioiM qui aient aoidllé la çoft ptt« que des peoplea qui ae Hont y prendre part on aenleaMot la tout Inférieurs qu'ils puissent être Kimliialion et leurs faeultés, n'en sont pas nir», portant le caraetère humain, dooés et (le liberté , et ainsi ayant droit an leqiecl t^gArdN dus à Thumanité. Cependant on les a ice^déa traitéH comme des bêles de somme, et, dans pays , dans ooux-là mémo qui se donnait ai comme les modèles de la liberté , la loi pditiqae rise la traite , elle ouvre un marché tfhommea, die défend d'agir avec les noirs comme avec des leur iplerdisant rînstrnction et même jusquW «de la religion, dont die leur ferme les temples. Voilà , encore une liberté comme celle des anciens, fondée