PARTIE THÉORIQUE. — CHAP. II
nière ; il y a action des objets sur lui et réaction de sa part, puisqu'il se forme en lui des impressions, des sensations^ des images. Il a de la mémoire et de T imagination, puisqu'il reconnaît les personnes et les choses, et se comporte à leur égard en raison de la première impression qu'il en a reçue. Ses mouvements et ses cris dans le sommeil prouvent qu*il a des rêves. Il y a donc aussi en lui un miroir de réflexion, une espèce d'entendement, où les choses se reflètent, non sans quelque réaction de sa part , puisqu'il est le plan vivant où se forment les images. Mais cette réaction est purement organique , elle vient de l'esprit de l'animal , du principe physique qui ranime, principe homogène au monde terrestre et ne participant ni à l'intelligence ni à la volonté. Aussi l'animal, qui voit et sent, ne peut penser en lui ce qu'il a senti et VD. Il ne se distingue point, comme l'homme, des objets avec lesquels il est en relation, il ne peut s'opposer à eux, résister à leur influence , toujours dominé qu'il est par l'impression la plus forte, par la chose qui l'affecte le plus vivement. C'est pourquoi tous ses mouvements ; instinctifs et indéiibérés, ont leur raison dernière, non dans le principe subjectif, comme dans l'homme par sa volonté, mais hors da sujet, dans l'action delobjet qui le péuètre. L'animal , n'ayant point la faculté de se réfléchir, n'a point conscience de lui ; il ne peut donc ni penser, ni vouloir, car il n'y a pas de moi en lui ; il y a seulement une con • naissance vague de son existence mêlée aux objets qui l'affectent, connaissance propre à l'être sensitif et par laquelle nous commençons nous-mêmes, qnaud nous vi- II. 6
itMlinBiHf de fei sensation,
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de la Gon-
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la rwsrOTf f ■flgale, élart nae foiMe de la coDscience, AHtcaaifwrfecanctèsegMénqKy pin» une dififéreDce ^ b dbângae. Son cnactère génénEpie est de nous iMte eiMnitie tiMrt ce qû se passe oiboos soos le rapport sotaL SoB caracièfe qpécifiqae est de participer en 9Êilqm éboffi à rantoriié de h loi norak, qa*dle nous féfde d dont dk est rinleqirète , oa platdt le héraut. la eiwscifBce morale n'entre proprement en exercice , 91'après que la kH morale est reconnue, on du moins pressentie; car jusqu'à ce moment» la kù ou la mesure n'étant point posée , les actions ne pensent être appréciées, il n'j a point lien de pcnrter on de prononcer des jugements moranx. Or, dans Thomme comme hors de rbmnme, rien nese&it sans préparation. La ¥ie se maniiJMte graduellement et passe insensiblement d une forme i Tautre , du degré inférieur au degré supérieur , en sorle que le fait antécédent est la préparation et comme Tannonee du fait qui ^a suivre. La conscience logique étant posée , les conditions de la conscience morale y sont données , la capacité ou la virtualité morale est d^à présente ; il ne faut plus que l'excitation objective Déeeisaire pour réaliser la virtualité , ou pour faire paner la puissance en acte. Il est impossible que l'être