‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 27 sur 199 · PARTIE THÉORIQUE. — CHAP. II · texte numérisé non relu

PARTIE THÉORIQUE. — CHAP. II

rbomme moral a toujours été instruit et formé par deux moyens, Ton extérieur et préalable, savoir : rannonee de la volonté divine par la loi parlée ou écrite; Fautre interne, subordonné au premier sans lequel il ne peut agir , savoir : la déclaration de la volonté de Dieu dans la conscience. Ces deux moyens doivent s'accorder et se soutenir pour conduire Fbomme à la vertu , et c'est un grand mal quand ils divergent ou se combattent. Les pins parfaits ont moins besoin du premier ; la plupart ne seraient point assez éclairés, ni surtout suffisamment retenus ou poussés par le second. 11 fauta l'bomme des sens, une loi qui parle aux sens, visible, lisible et presque palpable. Il faut devant Fbomme animal, à côté de la loi qui lui impose on frein , une force physique capable de le tenir en respect, une puissance qui F intimide ou larréte. Ainsi se constituent les nations et les peuples. La loi morale débute toujours par une législation religieuse et civile qui prend un corps , revêt une forme, et est sanctionnée par une autorité du dehors. La religion et la l^islation ont toujours été les moyens les plus gé*** néraux et les plus efficaces de moraliser les hommes. La même chose se reproduit dans les familles à chaque génération. La parole du père devient la loi de Fenfant, non sans doute par elle-même, mais comme manifestation extérieure de la loi divine , dont le père est le représentant pour ses enfants, et que sa parole doit poser et développer en eux par Féducation morale. Mais soyez sûr que si les parents ne sont ni écoutés ni respectés, si leur parole n'est point reçue comme loi dans la famille , si Tenfant n'apprend point à connaître de bonne heure le

90 fhujosophie morale.

Iden el le mal, ce qa*fl doit faire oa ént^ , par les défenses tt les commandements paternels, s*il n*est point dirigé par nne diaci^ine constante , poussé on retenu par Fespoir de la récompense on la cndnte de la peine, soyez sAr qne, faote de cette formation par le dehors, il n'y ajora pmit de Cwmation an dedans, et qa^ainsi la conaôence morale ne se déreloppera pas on se développera mal.

Doue, en résumé, ici ccmune partootcn ce monde, le dedans m? s'oottc que par le dehors et pour former riMMnme intérmir et câeste, 0 hxA commencer par agir sur rhomme extérieur et terrestre.

Il y a im qoulrièBie degré de déTeloppement dont b coQScieiiee homaine est susceptible el qui suppose etrésome les autres : e*est criui où la conscieiioe imorale deTJenl conscience psychique ou ineiapliysiq[iie« A ce degré, ThoauM n'est plus seule- BMnt exctié par ks influences du monde sensible, sliaolé par la parole de son smUable, arrêté ou pressé par la toix impéraliTe qui parie en lui ; mais son àwe est pénétrée an fiomd par Talion de son principe» elle entre en rapport inmaédiat a^ec la dinne; par là elle acquaeit le sentiment intime» le pins pvofond > le pins intense de H la réflexion «enlunee de ce sentiment

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