PARTIE THBOAIQVS. — GHÀP. II
lear lat^ur po«r Yoir la lainière, quelque chose d*ftn* géliqae, de céleste^ qui prophétise rhomme futur, nonseulement rhomme de la terre avec ses brillantes fa« cultes, mais rhomme du ciel atec rét^uelle yérité et la bonté sans mesure , auxquelles il participera un jour. On ne v(Mt rien de semblable dans lanimal, parce que là il n'y a point de semence diyine, point de foyer d'inteK ligmice, point de puissance de rétemité* Eu disant que reniant ne yit que dans le corps et pour le corps^ nous sommes donc loin de prétendre qu'il n'y ait en lui ni âme^ ni esprit; nous énonçons seulement ce que l'expéri^ioe cmistatei que la vie psychique et intellectuelle n'est pcnnt encore en acte^ Il eu est de même chez l'adulte, qui Yit surtont par les sens et pour les besoins ou les plaisiiB de la chair. Il est en jouissance de sa raison et de sa yolonté ^ mais comme son amour se pose dans les choses seusiblesi auxquelles il demande exclusivemait l'aliment de son existence, il yit surtout sensiblement, seasuellement^ par l'organisme , et la partie morale de son être est m« bcNrdoBnée à la partie physique. Il y a cwlaUiement une âme dans cet homme^ et cependant, dans tout ce qu'il fidt ^ dit, il n*y a point dame; car il agit et parle comme s'il n'en ayait pas. ,
Comment l'enfant sortira*t-4l de la ? G<Hnmetit f^a^t*il smi premi^ pas vers la moralité ? Certes, ce ne sera point de lui-même ; car il ne connaît rien , il ne peut lien. Il ne sait ce qu'il est, ni ce qu'il doit être , ni d'où il Tient , ni où il va. Il sent et veut, l'un et l'autre sans raison , et presque sans conBcience. Il faut donc que le secours lui vienne du dehoi«; s'il restait seul dansée
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PAaTI£ THÉaRIQDE. — CHAP. II. lOS
nement de 1* a£fectioa naturelle. Celles qai ont su prendre empire sur leurs enfants dès le prineipe, et qoi en ont profité pour dresser et préparer au bien leur volonté naissante j ne perdront jamais eet empire , que Tbomme a connu en commençant à vivre , et qui est lié à tout ce qa*il y a de doux et de pénétrant dans son premier amour. Ces dignes mères recueilleront en leurs derniers jours ce qu'elles auront semé dans le berceau de leurs enfants; elles seront aimées et bonorées jusqu'à leur mort , et au-delà. Mais pour cela il faut savoir commander à Tenfant dans son véritable intérêt; il faut savoir résister à la tendresse ebamelle et Taimer selon l'esprit et pour son Ame. Il faut combattre la loi de la chair par la loi du devoir, afin que l'enfant commence à sentir ce qu'il doit être , par les bornes où on le maintient et les obligations qu'on lui impose. Une volonté éclairée et ferme doit être opposée à sa volonté ignorante et désordonnée. Dans cette première période oii l'enfant ne comprend point encore le langage, la mère a deux moyens infallibles pour le maintenir, si elle sait les employer à propos et avec constance. L'enfant n'ayant point l'intelli'gence de la parole, Une s'agit point de l'instruire, et, comme on dit vulgairement , de le raisonner. Il ne peut encore être question ni de préceptes, ni de commandements, il n'y a qu'à restreindre, à empêcher, à défendre. La discipline à ce degré est toute négative, et il en est ainsi de tonte législation qui commence. Les lois sont d'abord prohibitives, parce qu'il faut arrêter le débordement du mal avant d'exciter le bien. Il faut donc que la mère commence par s'opposer au mal dans l'enfant, le modérant
106 PHILOSOPHIS IHMULUB.
et le diseipUuant daas F exeraoe de ses iippâils , dans 1^ mou^remeuis de sa Y<doaté. Meest jogedeœ qui est né* eessatre^ et elle doit atoir la fom de lefaser, quand elle seut que le capriee, reorie de oomnander preaneat la plaœdQ beâûia. EBe a deu manièm de refiiser ; la prettière> c'est, de ne prêter anoune attutioa à la demande de Tenftoit^ ^ dele hisBer pieorar et jcner, jnsqa^à ce qu'il ett soit las. Il fioiia hieatot, aoyes^-cn sAr, âaes cris sont inutilesi et le sounetl de Insilnle ^neodra termiiier sa colère^ Dans la plupart des cm, celte fioree d'inertie est k nàlkare. Si f inertie ne aaffit pas , il fuit employer la réacAioii Tive^ pioportioanée à la fybkaae derenfant^il taot qu ttiM Carte pi» grande rifanir aon adiTité eialtée, s'applique anr hii a^ee cataae, ■nBa^w fianaelé, et lui ifesse otiatir par la rcsctasiee et la donleiir qu'il n*est paa le aiaitane. L esifaBtt oannae FiniMal, ii cstinaiit les cesses que par le phwir etk peac, cèÉaa hiftôt devant iHie oppotàtMM à laquelle il M air du passé le itndra pins RtaHi à r
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