‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 35 sur 199 · PARTIE THSORIQUE. — CHAP. II · texte numérisé non relu

PARTIE THSORIQUE. — CHAP. II

est, et lai a donoé ce qu'il a. Si donc vous lai commandez au nom de Dieu , votre parole lui paraîtra fondée en droit ; car ce n'est plus on ordre arbitraire , une parole hamaine : c'est l'expression de la yolonté divine. Les mots bien et mal prennent à ses yeux un sens nouveau ; ils ne signifient plus le plaisir ou la peine , l'utile ou le nuisible, ce qae ses parents , son maître ou tout autre homme veulent ou ne veulent pas ; mais ce qui est conforme, ou non, à la volonté de Dieu , ce que Dieu prescrit ou défend pour le bien de tous. L'enfant comprend cela parfaitement et s'y soumet volontiers , même quand il ne l'observe pas toujours dans la pratique. Et pendant que vous qui le dirigez , père , maître ou qui que ce soit , vous avez derrière vous une autorité dont le nom sert de sanction à votre parole ; l'enfant voit aussi à travers votre parole, au-delà de votre volonté , une volonté supérieure à la vôtre et à la sienne, qui lui assure un recours et un refuge dans ses peines , quand il se croit victime du caprice ou de l'injustice.

L'autre conséquence^ c'est que, par le nom de Dieu qui lui est annoncé et dont la vertu le pénètre , par la foi avec laquelle il le reçoit et réagit vers l'objet supérieur, le plus profond de tous les rapports s'établit dans l'âme humaine , et elle commence à vivre de sa vie véritable. Le mouvement religieux s'opère en elle, c'est-à dire ce va et vient entre elle et Dieu, qai vivifie le eœar, en même temps que la lumière divine éclaire l' intelligence et dilate Tentendement. Alors se forme l'idée de Dieu ou de l'infini , idée-mère qui contient virtuellement toutes les autres , comme l'Être suprême qu'elle représente est le

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Principe de tous les êtres , en sorte qae par cette admi-^ rable yertu du nom divin, admis avec foi, Fenfant est déjà en commerce avec ce qn'il y a de plos sublime et de plus profond. Remis en rapp(Hrt avec son supérieur naturel , il est affranchi de tout joug humain, et rendu à la liberté des enfants de Dieu , qui consiste à n*obéir qu'à Dieu.

Alors aussi la loi apparaît à Thomme avec le caractère sacré de la justice ; il se sent intérieurement obligé d'obéir, et il se soumet volontairement ^ en être libre. La distinction du bien et du mal se détermine plus nettement. La voix impérieuse du devoir se fait entendre, la vie morale se dégage de la vie physique, à mesure que la conscience se forme. L^autorité divine, daat Yenhnt n'a encore que le sentiment, sanctionne à ses yeux rautorité paternelle à laquelle la nature Fa soumis^ celle des maîtres auxquels ses parents Vont remis. C'est à IKeu qu'il obéira, dësormaîs en obéissant aux hommes.

La loi M prend an yeox de FImmum on caractère obligaliQiie qne si elfe Im pmdt mHqnée du sceau de la JQSliee. A ce signe acnfemcat B k iwannatt pour vraie , po«r ^laMe, «1 se sent cnnlramt de raooepta>, ma d'une eontrainle eilériene^ mais Maniement et parce que cela

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