PABTIE THÉORIQUE. — CHAP. II. H
conTient à un être raisonnable et libre. Hors de là, il n'y a que violence on caprice, par conséquent despotisme. Or, l'idée de la justice est très- simple; elle naît spontanément dans le cœur et Tesprit de T homme par les rapports oii il est engagé et selon les circonstances où il se trouve. G*est une de ces données primordiales dn boa sens , qui se dégagent aussitôt que la raison entre en exercice, et dès qu'elle acquiert la connaissance de sa position et de ses relations. La justice , dans sa plus simple expression , consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû, ce qui lui appartient. La loi sera donc juste quand elle demandera à chacun ce qu'il doit, en raison de ses rapports avec les autres êtres. Parmi ces êtres, les uns lui sont supérieurs, les autres égaux ou inférieur. Donc une double justice, l'une qui lui impose le devoir envers ce qui est audessus de lui, devoir de soumission; l'autre envers ce qui ^ ui est égal ou inférieur, devoir d'équité. Mais nous avons vu que Dieu seul est le supérieur naturel de Tbomme. Donc le devoir de soumission ne doit être rendu qu a Dieu, ou à ceux qui le représentent. Que dois-je à Dieu? tout ce qu'il m'a donné, c'est-à-dire, tout ce que je suis et tout ce que je puis. Il est mon principe, mon créateur, mon conservateur ; par lui je suis et subsiste... Il me donne à tout instant ; je reçois de lui à tout moment. Je ne puis récuser son autorité sans renoncer à ma vie. Ma dépendance est donc évidente, incontestable, et le devoir qui en résulte ne pent être nié qu'en niant le terme même dont il dérive, et auquel il se rapporte. Dieu étant posé comme créateur, la justice m'oblige envers lui comme créature , et je ne puis pas ne pas admettre cette obligation , si je veux être
la ké «s« dsisr, » CKKse aùîecrsw rcspRsioa da lappMt CDtie rkMuv et sm r«9dpr« npport qn établit h jsscm: i\ n y^Lx urpost i îa crvu.taY iasosûtsîoo «i Ift iTK4.ti:t>.>ai c <G^-ca^-.ac sm cptjibBm'. la iwmsrirnce
iai€if«ft>,c»uwdKft»k»axin»« fi^^imi wmàfjompie 4»i£Ù$ si:£rx!C!s: <t çneoc m: jk aut^^k et raatorilé tinEciwaniinn TWj*.<ttS»a çneoecaioaorsQnlc, on là <vc:>,-ï&i *^ « il i:t i&^ciir^ iifSi sl^ et rùtcrprète. CfC; <v'c^Jk^o:ill &«sc >:a£sisBS' ùiinr, LlMMMie a est air trvtc» ^kt:-* i *i*:r2<asr Oiai cr <:«^i ohaerve co
^^i«E:aif « <<c c'iitiii J. rtxvMBiTT'" k iiif «'KT. ^ fciâdad se fini-
•ras: il rs:L3.'Cv«t rx tcsk a ^ Z i: -liK-i. ia bia et da 9Ufe!. ;i^ V ^^!r r.croi; c:iiciitf > i. ivtc:«a j:ii fai mesure À$ cîiKKss. I- At .L rpf 01 cio&e.çiK'ice^ a^om du» la 5^*vuiu. «nt . XX 3£^in» iios^ il shruioK^ çi'il est le
ii-K'C szj'-jji; irs vM-wiî55>aiaw>ïs.*f x -ui i itt à Tau-
*x Uïs.,o:. ;!A /Oiî;jt* icami^ iu*\;r< rtKn^ ccunt re-
X'-u. >* .j^ *\,Ju. i\ j, .V 5v^>^v ^v.^^ii jxuT^ie yen est
PABTIE THEORIQUE. — GHAP. II. 121
ênim poteslas nisi a Ùeo, toute paissunce vient de Diea. Ce qui est vrai, même physiquement, en prenant le mot potestas comme expression de la force extérieure. Car en définitive, toute force, étant une fonction ou une application de la vie, dérive de Celui qui est la source de la vie , la vie même. Mais ici le mot poteslas signifie sur* tout une puissance constituée , ayant le droit de dé* fendre et de prescrire, portant le glaive pour la justice, comme dit T Apôtre : donc une puissance morale. Or il n y a de moralité que par la justice , et il n'y a de justice dans Fautorité que si elle descend du supérieur véritable, c està-dire de Dieu. Hors de là il y a des forts et des faibles, des arrangements de prudence et des conventions ; mais il n'y a point de justice divine, de justice essentielle et obligatoire par elle-même. Sans cette justice qui vient d*en haut, la puissance paternelle elle-même, la plus naturelle qui soit en ce monde , n*est aussi que de la violence ou de farbitraire. Le maître, qu'il instruise ou dirige, s'il parle QD son propre nom, aura peu d'autorité, malgré ses connaissances, ses lumières, son talent. Il n'aura point d'ascendant véritable sur lintelligence et le cœur; le fond de Tàme, la volonté, lui échappera; car Dieu seul peut entrer dans ce fond et s'y établir. La même vérité 8 applique à la sphère politique. L'autorité d*un gouvernement est légitime et valide par quelque chose de sacré, que ni la force, ni les conventions humaines ne donnent; et ici comme ailleurs, pour que les hommes se soumettent volontairement, librement et avec amour, il faut qu'ils aient devant eux , au-dessus d'eux, une puissance qui représente Dieu , et dont le comman-
A 1SMH, qpK b ntSQB de FcnEuit se développe foorrcxicraccde faLpvrol^ ccqoea ToloDté est plus 90in«iit ca cxntKt a^eccdUede ses semblables^ le seotoMiit de h justice «t excité plus TÎTement en loi. La loi se manifeste akrs sons la forme de /Vç^'^t, ^foi réclame par la coBScicnoe réalité des droits cMre ks êires de même nature. L'enrant llnJKtioe quli soaffire airaut odle qu'il com- U Êiul qull sok opprimé pour comprendre ^H ne doit pas être cppressnr. L'éducation pu* bfiqne» qui léuuit de bamae kmre les Tcdcmiés sous «K dfeffipfine commune, est donc un des moyens Is plus dBiaoes piwr fermer la oonscieDce morale de llMsame» d'akxd en raoccvromant dès le bas à^ à c«beir à b Ict^ pub en hi a|iprenant par Texpôrience à r^pecter ks drvitts de ses égaux pour ^Ib r^pKient ks