PARTIE THEORIQUE
sa condoite, pose un bat à sa vie , se fait le législateur, le régulateur de son existence , la pro\idence de luimême; et en définitive il n'arrive point où il veut, il n'obtient point ce qu'il désire, il ne trouve point le bonheur qu'il cberche, et, s'épuisant dans une agitation in* cessante, il s'évanouit , comme dit saint Paul , dans la vanité de ses pensées.
L'homme, comme tout ce qui existe, a sa loi, qui doit être la règle de son développement, la mesure de ses actions , et on ne peut le diriger convenablement et légitimement qu'en lui imposant cette loi naturelle. La doctrine morale doit donc commencer par poser nettement la loi. Mais comme nul n'est tenu d'observer une loi qu'il ne connaît pas , la loi morale n'a de force pour l'homme que si elle lui est annoncée ; elle l'oblige davantage à mesure qu'il la connaît mieux. Il importe donc de constater comment nous acquérons cette connaissance , en d'autres termes comment se développe et se forme en nous la conscience morale. Enfin à quoi sert de connaître la loi , si l'on n'a le pouvoir de l'accomplir? La responsabilité implique la liberté, autant que Tintelligence. Il n'y a ni mérite , ni démérite dans une action nécessaire ; pour qu'il y ait moralité, il faut que le choix de la volonté s'ajoute au discernement de la conscience. Far l'acte de la liberté seulement, ou par la liberté en acte, l'agent moral est complet. Ainsi la première partie du cours , comprenant la Morale générale^ ou les généralités de la morale, expliquera les trois conditions nécessaires de la moralité , savoir la loi , la cons-
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cience et l'eiercice de la liberté. La gecood? partie comprendra la Morale partiaUiire, oa l'applicatioa de la loi k toDtes les dreonstances de la vie, à tous les rapporta où la volonté hamaine peut se troav^ engagée; d'où les devoirs de ntomme.