PARTIE TBBORIQUC. — QBÀP. II
pour tes esprits ëleyés , elles se laissent démontrer à la raison, rej^ésrater à rimaginatîou , toneher par tes sens^ elles entrent dans rhomme par tontes les Toies. C'est l'image la pkis parfaite de Taction de Dieu dans r DBivers, se commnmqnant anx €a?éatares sons des foruMi» analogaes à leur degré, proportionnées à leur f aUdiesse, et les faisuit vivre diacnne d'une manière pr oinre, en restakiH un et le même dans tontes» Le ebristianisme est donc la plus haute [éode de seience qui ait jamais exidté dans le monde, et cette éeote, ouverte à toupies hoseuttes, en^* seigne sans toile 9m& petits et aux simples ces grandes vérités qne les travaux des philosophes et les initiathms des temples laissaient à peine soupçonner autrefois. Tel est l'immense avantage de la foi chrétienne , excitée et nourrie de bonne heure par la parole divine : l'enfant, qui la reçoit dans son cce»r, reçoit avec elle et en die les semences de la seiratce , de la moralité., les principes de tout ce qui est hien , vrai et beau dans le ciel et sur la terre.
Le Christianisme, qui possède la sdence en principe dans son dogme, a toute une législation dans sa morale ; il enseigne la vérité pour apprendre à la pratiquer, et il ne veut éclairer les hommes que pour les rendre meilleurs. C'est ce qui le distingue des écoles philosophiques, qui se bornent volontiers à la spéculation et s'inquiètent peu de la pratique. La morale chrétienne est une conséquence rigooreoBe du dogme chrétien ; on ne peut les séparer. La morale sans le dogme n'aurait ni base, ni sanction ; et le dogme sans la morale resterait obscur, par défaut d'application. Jamais législation n'a été plus claire, plus
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profonde et plus paissante. Elle s*impo6e an nom Àe Dieu y créateur et père de tous les hommes ; elle proclame sa volonté, elle prescrit ses commandements, dictés à Moïse sur le Sinaï au milieu du tonnerre et des éclairs, signes frappants de Tautorité du l^islateur et symbole des châtiments réservés aux infracteurs de h loi. Dans les législations humaines, l'autorité qui prescrit est toujours plus ou moins contestable, et il est souvent difficile de la rattacher à la puissance suprême, source unique de la légitimité. Ici le principe se montre dans tout son éclat. C'est Dieu même qui parle à 1* hommes Moïse est le héraut et le ministre de sa volonté , il des^ cend de la montagne tout impr^[né de la lumière du ciel, et son front est encore si rayonnant de l'éclat du Diisu avec lequel il a communiqué, que le peuple n'en peut soutenir la vue et le prie de se voiler le visage. Cependant la loi mosaïque n'est que le commencement de la loi chrétienne. Le commandement de l'amour^ pofé en elle comme un germe fécond, n'a porté tous ses fruits qae sous rinfluence de la parole de Jésus*Christ. Jésus nous a vraiment appris à aimer Dieu par-dessus tout ; il nous* a appris à aimer le prochain non-seulement comme nous mêmes, mais plus que nous-mêmes, puisqu'il nous a recommandé de nous lûmer les uns les autres, comme il nous a aimés , en donnant jusqu'à sa vie pour nous. lia législation chrétienne, écrite dans la morale évangélique, est donc une loi d'amour, et elle est aussi su- 1 périeure à la l^islation mosaïque, qui est une loi de j justice , que celle-ci l'emporte sur les législations purement civiles , qui sont des lois d'ordre extérieur. Ces