‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 46 sur 199 · PARTIE THÉORIQUE. — CHAI». II · texte numérisé non relu

PARTIE THÉORIQUE. — CHAI». II

a non-seulement une vertu de Dieu , mais Dieu lui-même qui se donne à rhumauité pour la guérir et la régénérer. Aucune religion n*a offert à Fbomme autant de moyens de rentrer dans son rapport avec Dieu , et par conséqueat de connaître et d'accomplir sa loi. Le culte avec sa liturgie entretient continuellement le rapport de Dieaà rhomme et de Fbomme à Dieu; et par ce rapport, qu'alimentent et vivifient les véhicules de Faction divine, les sacrements et les instruments de la réaction humaine , la prière , Foffrande , Faction de grâces et h louange, la volonté attire et reçoit la lumière et la force dont elle a besoin , d'abord pour détruire ou absorber le mal en elle et hors d'elle, et ensuite pour vivre de «a vie véritable, de la vie de F âme, et la répandre sur la terre par sa parole et par ses actes. Puis audessus du culte , qui est la religion en action , plane ia parole divine qui éclaire tout, anime tout, et dont la Tertu pénétrante agit incessamment par le ministère du prêtre, soit pour enseigner et exhorter dans la chaire de vérité, soit pour instruire et encourager dans le secret de la direction. Ici surtout paraît Finfluence inatemelle de la religion et sa sollicitude pour Féducation niorale de l'homme. Non-seulement elle prescrit à tous le dcToir d'une manière générale ; mais elle prend encore chacun à part, pour lui dire ce qui lui convient le mieux. 11 n'y a pas un homme de bonne volonté qui ne trouve par elle un confident de ses peines , un soutien de sa faiblesse , un consolateur de ses douleurs ; le ministre de lésus-Christ est muni de pouvoirs divins, qui lui confèrent le droit d'absoudre le repentir, et de rendre la santé

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spirituelle aux âmes qui lont perdoe , ao nom de Celui qui a Tersé son saDg sur la croix pour donner la YÎe i toos. Je demande s'il y eut jamais sur la terre une institution plus propre à (i^vdopper la moralité de l'homme, en lui apprenant à connaître sa loi et en formant sa cont^cienœ. S'examiner souTent pour rendre compte de tout ce qu'on a fait, dit, pensé, senti, touIu ; exposer deyant un antre ce qu'il y a plus de secret en vous ; aller chercher le mal jusque dans sa racine et le mettre à nu; se soumettre au regard scrutateur du ministre de Dieu qui sonde Yotre âme ; recevoir dodlement sa parole, qui aTcrtit, blâme , encourage, éclaire, et, vous présentant toujours le miroir de la toi, vous fait apercevoir en vons un vice caché, une faiblesse déguisée, que vous n'aviez ni vue, ni sentie ; puis, dans les embarras de la vie ou dans les tourmentes de la passion , savoir où demander conseil, direction, où aller puiser lumière, force, courage , et surtout ce sel de la remontrance dont on a si souvent besoin au milieu de l'affadissement du monde : peut-on imaginer rien de plus favorable au perfectionnement spirituel de l'humanité? peut-on même concevoir que l'homme apprenne a se connaître dans son intérieur, à séparer en lui le bien du mal, à garder la vue ferme de la loi, et l'intention constante de Taccomplir, sans un secours de ce genre? Cest par de tels moyens, divinement institués et appliqués divinement, que le christianisme est la religion vraiment universelle ou cutholique, parce que, venant purement de Dieu, elle est pour tous les hommes, offrant à tous et d'une manière uppropriOeuu degré de chacun, avec les lumières les phis

FABTU THJBOBIQVB« — GHàP. II. tkt

sûres pour connaître leur natare , leor fin , et leur loi , les secours les plus efflcaees pour accomplir cette loi sablime et persévârer jusqu'au bout dans cette me. anique de la perfection et du bonheur^

iSi^ l^HfltOSaPHIÉ MOltALË.

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