PARTIE THBOEIQUE. — GHAP. lil
ht loi n'en subsiste pas moins pour elle, quoiqu'elle n'y consente pas > et de là le. tourment de toute créature qui se met en opposition avec sa loi.
La liberté absolue ou rindépendance n'appartient qu'à Celui qui e^i de lui-même, par lai-mème, et qui a la soQiee de la vie en loi. Celui-là seul, n'ayant point de supâieur, ne reçoit la loi de personne et est au-dessus de toute loi ; car la loi est toujours le rapport du supérieur à Haférieur* Par son asséité ou la propriété d*ètre par soiinème, il a aussi le privilège de n être dominé ni restreint parqui pe ce soit, dans sa substance ni dans son acte. Sa substance est inunense et son acte infini. Sa toute-puissance et sa toute science dérivent de la même source; toutes les perfections que nous pouvons concevoir en Dieu sont des conséquences nécessaires de Tidée de l'Être «niYersel , de Celui qui est par lui-même. Il n'y a donc QoeSien qui puisse être et faire tout ce qu'il veut, et cette définition de la liberté, si fausse par rapport à la créature, s'applique au Créateur seul , en qui la substance , la volonté et l'acte sont identiques. Mais la volonté divine, pour être au-dessus de la loi, n'est pas contraire à la loi; die ne peut jamais lui être opposée » puisqu'elle est eller fflèffle la loi-principe dont toute loi dérive. La loi ne commence que là où il y a un t^rme inférieur en rapport aTec le terme supérieur , c'est-à-dire à la création , et die résulte nécessairement de l'application de la volonté du créateur à l'être créé , application créatrice dans son effet primordial, et conservatrice par son incessante