‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 53 sur 199 · PARTIE THEORIQUE. — GHAP. III · texte numérisé non relu

PARTIE THEORIQUE. — GHAP. III

ment et sa coopération à Tapplicatioii de la loi ; ce qui ne fait rien sans doute à la loi en elle-ménie, considérée objectivement, mais ce qui a de F influence, quant à l'effet de la loi en lui et hors de lui. Car si la volonté humaine ne pettt changer la nature des choses , leur destination ni leur loi , si elle ne peut troubler au fond Tordre providentiel, ni empêcher que les desseins de Dieu aillent à leur fin , cependant , parce qu'elle est employée conune instrument dans ce grand mouvement et qu'elle a aussi sa part d'activité dans l'œuvre générale, elle peut devenir obstacle au lieu d'être secours, et ainsi entraver ou retarder la réalisation de l'idée divine et l'acoomplissement de l'éternelle volonté dans le temps et sur la terre. De là l'importance de la liberté de l'homme : importance telle , que le bien et le mal , entre lesquels elle est placée ici-bas, se disputent vivement son assentiment et son alliance , ne pouvant rien établir en ee monde, pour l'ordre moral, sans son concours.

La liberté de l'être créé, consiste donc dans le pouvoir de s'opposer à la loi, s'il le veut et quand il le veut, de se mettre lui-même hors la loi, au moins par l'acte de sa volonté , de dire oui ou non à la volonté divine , loi donnant ou lui refusant son consentement, et cela en vertu de son intelligence , qui le rend capable de connaitre la loi , de l'approuver ou de l'improuver , en sorte que l'acte de liberté est toujours l'expression d'un jugement. En récusant la loi, la créature ne s'en affranchit point pour cela , car elle ne peut détruire la volonté divine, en essayant de s'y soustraire. £iie en portera nécessairement la peine ; cette peine est le résultat inévi-

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table de Topposition , du désordre , el de la latte afee la loi. La loi s* impose comme joog et aree Tiolence, là où elle n'est point reçue Yolontiers et avec amour. De là , comme nous le Terrons pins bas, le tourment intérieur de la créature qui s'oppose à la loi, dans quelque ordre que ce soit, et surtout dans l'ordre moral où la Tolonté humaine lutte a^ec la Yokmté divine, où l'homme déclare la guerre à Dieu même. Rejetant sans cesse ee qu'il ne peut enter, se dânttant contre ce qui le fiiit YiTTe , il est déchiré en lui-même , il s*agite et se dévore dans une angoisse et une fureur toujours ravivées par la Yie qui le pénètre.

I>aiis b Psychologie expérimailaiey nous avons traité de h Yokmté et de k liberté en général^ d'après les données de robserratkm. Noos les considérerons encore plus à (mmI dans la psydiologie pure. Il ne s'agit ici que de la libwté mcnrale^ telle que rkomme Teacerce id-bas, soie clans le for intérieur^ quand il délib^« s'il acceptera la loi ou la nf^usera^ quand il décide ce qu'il veut ou ne xeut pas foire; soit dans le for extéiieur, k»rsqu'il nteUse ses dé€^i«is par des actes posés dans l'espace et dans le tenps. La liberté moiale est le pou- >n>ùr de xt>ukHr confbnaéttcnl ou contrairement à k K>i ^ en d'autres tertOMS^ de dfeoisir entre le bien H k Mit

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