‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 55 sur 199 · PARTIE THBORIQUS. — GHAP. III · texte numérisé non relu

PARTIE THBORIQUS. — GHAP. III

homaiiies sont des «Hrollaires dies idées uniTerselIes , foornies à priori par la métaphysique, et oonfirmées à foêteriari par rexpérienoe.

La morale a donc afftdre à la Yolonté humaine , telle 91'elle ft'eserce dans les conditions de sa position pré-* sente. Cette volonté se manifeste pleinement dans Tacte libre, lequel, tout libre qu'il est dans son choix, .est cependantresserré par l'alternative du bien et du mal. Le bien et le mal sont partout mêlés dans le monde actuel, en nous et hors de nous; ils ont leurs représentants, leurs iostraments dans les êtres qui nous entourent , et jusque dans la partie la plus intime de notre existence. Quoi que nous fassions, nous ne pouvons nous soustraire à leor action, et nous avons toujours à décider auquel nous donnerons la préférence. La loi nous guide dans ce choix ; mais quand nous savons ce que la loi demande, la volonté a encore à se débattre contre les entraînements de la concapîBcenoe. de que la loi prescrit est moralement bien , ce qu'elle défend est moralement mal, et ainsi la liberté consiste à choisir entre le bien et le mal , autrement à accepter la loi ou à la refuser. Nous disons accepter et non accomplir; car il y a déjà exercice de la liberté, avant Teiécution. Je puis vouloir le bien sans le faire. L'intention est déjà bonne, puisque , par l'acte interne de ma liberté, j*ai consenti au bien et acquiescé à la loi. Je puis Tonloir le mal sans le conunettre , méditer un crime sans Texéeuter. Je suis cq^endant coupable , bien que je n'aie point eneore agi annlehôrs ; car un acte de liberté a été po6é par mon consentement au mal, par mon opposition à la loi; et si après avoir désiré le mal , je ne le réalise

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pmot, par des ciroaiislanees indépendanUss de oia vo* looté, ma colpabilité sobwte avec mao désir. Hais si je combats ce maoyais désir et Fempèdie dépasser ea aetaaiité, le nouvel acte de liberté eo fiiTeiir de la loi détroit randen, qui lui était contraire. Il 0*7 a donc point de différence, quant à la culpabilité, entre un mal yonlu et un mal accompli, sauf la persislanee ique rexécmtion suppose. Mais il 7 en a une très-grande, quant aux conséquences extérieures. La liberté, se déddant seulemoit dans le ht intMeur, ne 8*<ri>jeetiTe pmnt ; elle ne jette rien d'elle-même dans le monde sensible; die reste Huâtresse de son acte et de sa pensée, tant qu'elle ne l'a point livrée à la causalité qui règne dans le temps et l'espace. Elle a donc plus de facilité pour revenir sur jsa détermination, détruire le mal et réparer le déscwdre. Mais son acte, une fois posé au-dehors, par l'action on la parole, est détaché de sa cause , comme reniant du sein de sa mtee. La volonté ne peut plus le reprendre; il court à travers le m<mde, avec rinfluence bonne ou mauvaise qu'elle lui a communiquée, et il produira indéfiniment des effets dont il est impossible de calcoler la portée. Cest pourquoi l'homme sage ne s'empresse ni d'agir ni de parler.

Que nous ayons le pouvoir de ehoistr entre le lûen et le nutl^ Texpérience de chaque jour le dé* montre 9 la conadenoe individoeUe et générale df rhumanilé lalteste. Quand on rentre en soi-même

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