PARTIE THjfemiQUB. — GHAP. III
lai-même. Bien plas , nouB n*ayons la notion de la eaasalité qu'en acquérant l'expérience du pouvoir causant^ et nous ne la comprendnons jamais si nous ne l'exercions nous-mêmes ; car l'homme ne connaît que ce qu'il éprou- Te. Les objets extérieurs par leur succession éTcillent en noua cette notion et la pr^arent ; ils nous font soupçonner la force qui les meut. Mais nos sens ne pouvant pénétrer cette force toujours latente, il nous est impossible d'entrer dans les choses pour voir ce qui s'y passe , et saisir la force elle-même dans son action intime. C'est pourquoi la science de la nature et du monde, tant qu elle repose uniquement sur l'observation des faits, est nécessairement superficielle , parce que les faits dont elle tire ses conclusions sont de simples apparences, des phénomènes ; hypothétique, parce que, concluant de l'extérieor à Fintérieur, des faits aux causes et aux lois, die ne peut induire au-delà de ce qu*ellevoit. C'est donc une conclusion logique, basée sur des données sensibles. Nous ne saisissons directement la force ou la cause qu'en nou&mémes, par le sens intime, quand le moi acquiert la cour ' science de sa propre force , de son pouvoir efficient. La force spirituelle, ou la cause morale, est donc la seule que nous connaissions en elle-même, parce que cette force est nous , et que nous avons consdence de nous. Voilà pourquoi Tètre raisonnable est le seul qui cherche les causes des choses : car seul il comprend ce que c'est que la cause, parce qu'il en estune, et il ne comprend la causalité qu'après l'avoir exercée, sentie et réfléchie en lui-même. 11 appliquera ensuite aux autres analogiquement ce qu'il sait de la causalité par sa conscience ; mais il ne connaîtra
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jaiiMliBoeqilifle passe en em, onmiie 0 sait ce qui se passe es Idi^ ear il ne peat entrer dans leur intériear ni iden^ tificr sa oonscienoe avec la knr.
La force eaosanle, on notre propre oansaUf é, se prodnit en noos de trois manières , par trms feits. D*abord par nn eertain effort qn*€ile pent foire on ne pas foire, f!l qni est le moyen de la production. Cet effort est racle dn mm prodinsant , on Fâiei^ productrice da moi passant en acte. Noos le retrouvons dans Tordre moral, dans l'ordre intdkctnd, dans l'ordre physique ou i^jmlogique. Quand le moi se résout à quelque chose, après ou sans éSSbénXkmj fl arrête sa volonté, il la fixe; il prend son parti , comme on dit, et alors il est plus tranquille qu*aupanmait, surtout s'il était dans riiésitation. Or, pour s'amèler ainsi i un pwti, pour se décider, il foutun cfibtt paiticufier de la vidonté repoussant tous les autres cas, exdnant toutes les possibilités dTaction, pour s'en tenir à unesnde. La puissance de rdfoit moral prautclaferee dekvuloDté ou le caractère; les hommes 9 distinguent par le d^iré d'énei^e qu'ils T mettent Mais, si petit que soit l'cAni, s"^ y a résolution prise,il existe^ et la Tohmlé n*est déterminée çie par là. ToUàdimc un foit produit par le moi, et il a la consciente claire que ce foit est sorti desavolonlé. Je veux maintenant réaBscr marfeolution, et jedierdie les plus sûrs moyens dTT parvenir* Id, nouvd efiiMrt pour repré- ^ntcr dans mon esprit la in voulue, les moy^ss qui s^olfrHit, et perceroir la convenance ou la disconvenante des moyms avec la fia. Je ne pu» penser sans un tifort taleikctuei^ qm darigele rcgurd c^ pomr akn dire,