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dantes de notre volonté et de notre raison ; elles existent dans la nature des choses, que nous le sachions ou non , que nous le voulions ou ne le voulions pas , et Fart du législateur humain n'est pas d'inventer la loi , mais de la découvrir, de la formuler et de l'imposer. Les lois morales sont des faits du règne moral , comme les lois physiques sont des faits du règne organique ou inorganique ; et , sous ce rapport, Tétre libre , soit individu , soit peuple , est daus les mêmes conditions que les existences privées de liberté. La loi existe pour tous, vraie dans son essence , diverse dans ses formes et son application ; il n'y a de différence que par la manière dont elle s'impose et se réalise, l'être libre pouvant la comprendre et la vouloir, pendant qu'elle entraîne fatalement celui qui ne Test pas. Mais dans l'un et l'autre cas , la loi est un fait d'autorité et par conséquent un acte qui domine, commande, s'impose avec droit et sans appel, en un mot, un acte souverain. Cet acte suppose deux choses : d'un côté, un terme supérieur qui donne ; de l'autre, un terme inférieur qui reçoit. Point de loi sans un législateur dont elle dérive et sans un sujet qui lui est soumis. Elle ressort du rapport de ces deux termes ; c'est pourquoi elle est nécessairement un fait vivant, puisque la vie partout procède de l'action et de la réaction. La loi constitue donc la vie du terme inférieur, en même temps qu'elle exprime la vie du terme supérieur ; elle est la condition absolue de l'existence, qu'elle gouverne et conserve à chaque instant, en s'imposant à elle; ou, si l'on veut, c'est la continuation de l'acte créateur, par l'application toujours renou-
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tenne gai y est soumis. Ainsi YoUigation^ que les philosophes ne peuvent fonder, quand ils n'adnMtent rien au-dessus de Tbomme, s'explique d'elle-même par Tidée transcendante de la loi ; car il est nécessaire que , dans Tordre de l'univers, dans la hiérarchie des êtres, Taction du supérieur en nature s'impose au terme inférieur, et lui communique à la fois l'aliment et la direction de sa vie. Là se trouve la raison de la loi naturelle et sa sanction. Or cette obligation de la loi se montre à tous les degrés et dans tous les règnes. Partout il y a quelque chose à faire pour bien faire, pour agir conformément à Tordre, et c'est le devoir de Têtre intelligent et libre que de rechercher en toutes choses ce qui doit être, et de l'accomplir. L'être raisonnable est obligé par la vue du vrai, Têtre moral par la connaissance du bien, comme Têtre physique par T instinct du besoin; car le vrai et le bien correspondent à la nature intelligente et morale, comme Tobjet du besoin à la nature physique. L'être intelligent et libre peut violer la loi tout en la reconnaissant, tandis que Têtre physique la suit ou s'en écarte, sans le savoir et sans le vouloir. Là où la volonté humaine parait s'exercer le plus librement, le plus arbitrairement, dans l'établissement des lois politiques et civiles, elle n'est cependant morale, légitime, qu'en cherchant dans la nature des choses et dans les circonstances Tindication précise de ce qu'il faut faire ou ne pas faire. Dans toutes les institutions humaines et jusque dans le dernier règlement de police, de discipline, il y a quelque chose d'obligatoire, aux yeux de Thomme raisonnable. Ainsi s' expliquent Ja vertu des institutions et des lois , et
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leur inflaenoe si différente sur les peuples. Celles qui sont fondées et comme enracinées dans les mœurs, dans les antécédents et dans les circonstances , ont une autorité sacrée, qui excite le respect, Tamour ; et ainsi elles s'imposent à la fois au-dedans et au-dehors, par la force morale et par la force physique. Elles obligent dans la conscience , et non pas seulement par la contrainte du corps ou par la peur de la peine. Là où manque ce fondement, il y a encore la forme de la loi; l'esprit n'y est point , ni la vertu, et datis ce cas Tobligation morale tombe presqu'au degré de l'obligation physique. Les hommes obéissent, comme les créatures sans raison, par une impulsion extérieure, mais sans intelligence et sans amour.
En tant qu'être organisé, et par la partie physique de sa personne, l'homme est englobé dans le monde physique , il en subit les lois. Sa liberté ne peut échapper entièrement à cette dépendance ; s'y soustraire serait détruire son existence; car il ne vit ici-bas que par la satisfaction des nécessités organiques. La coaction est tonte naturelle ; c'est une violence faite à l'àme par le moyen du corps, en raison de son union avec le corps. Par cette union, qui la met en relation avec le monde matériel, l'àme humaine est engagée dans la fatalité; elle y est jetée par la manière dont elle arrive en ce monde, et par tout ce qui est nécessaire pour y subsister et s'y développer. La fatalité ou le destin est la causalité en acte, se déroulant nécessairement par l'application des lois de la nature et dans une série iiiflexible de conséquences , d'effets et de résultats, tant qu'une force supérieure II. 2
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nmiiie a toiqourg la possibilité de son exercice au miliea de cette fatalité qui la presse de toutes parts; elle est même tellement grande qu'elle peut résister aux lois iofleûbles et braver le destin en se refusant aux exigenoes de la nature. Sa perfection dans ce cas, n'est paa de repousser des lois inéyitables et qui la font vivre, mais d'accepter ce qu'elle ne peut empêcher, d'obéir volontairement à la nécessité, de manière à ne s'en point laisser maîtriser, accordant ce qui est indieq^sable, con* cédant au vrai besoin ce qu'elle refuse à la concupiscence^ non pas seulement en vue de sa conservation physique, mais surtout dans l'intérêt de son développement moral. Assurément l'homme est plus assujéti dans la sphère physique que dans aucune autre. La liberté néanmoins n*y est point accablée ; elle se retrouve dans le gouver* nement des appétits , dans la satisfaction réglée des be- 80Û1S ; elle doit tendre à diminuer tous les jours cette servitude, par la tempérance, par l'empire sur soi-même, par l'habitude de la privation , par la mortification. La vie ascétique prouve quelle autorité T&me peut prendre sur le corps par une volonté énergique, surtout si elle est soutenue d'en haut. L'histoire des Saints nous en offre d'admirables exemples.
Comme êtres raisonnables^ ou dans la sphère lo^ gique, nous sentons partout l'autorité de la loi. Les
idées d'itn H d>xislenee , les «odoBS tfe cause et d'eflrt, de srfwlariee rt d*»<:dd«nl, de priocipe et de CMMémienct:, <fc temps rt d'esfnee, loales les défiaitium mthrimfnriTT ""* ^/"^-^ p*w»r la r>iwm- «pii iK^pemksmoAfieràsmgTê-EIfeaepent refoscr les ZDÙaes sus se leMcer riïe-«è«e. EBe n'est TTaneal laism ^'> b amfiûoa d'^aecepfier ces postula r q™ SM»» p™*" rf*« aotart de lois particidiÉRS , appïëeatÎDns diTïïws de ss loi fonila-
lAkKï'afV^aeàre ^we ftyi^v. Le déviJu(iiii «nr c Mff b iL»-Im|I|ii»b> or^aonpKT s'opère par raction f^H p^K^KK Jnwià-m . proioiiaa^ OBe nsctâ» ^iliii ^1 M'gltrr-trf Tt wilÎMiit iji^'' Tavair déti3aii- Ke. Ccat h nw&tiim At ai^HncHBt et de r^itnttîen ^biw à bmsfe*^ deszes^b rû^îim. la rann de r^^^H B'tntraait puint «■ «aetôee, â die n était ^ô-
fatfK«ttéiià «nappée, l ne ans <{« k mvveant de é.«t qt» b: prw«& rati^ad.«âen t par rjpçGcotiuii eontmtne & [a in<ème i^He^ MK le I iiMiiii 1 1 1 îneeannt lîss esprits an noven fcfiwgT^, «MBK h napiratiim. pnjtluibe i Turli^-iie pK rinfitenue ib fur soc bs pumsuos. cunliuiK pur ' — "^CBtnia nipêtw de cette oiAuiKe. Pttis. qoand »n ^nqimf» s fiMwtBiQBer. «Eta tombe suas Ttasb «g» trttiit!!!! EbBt ik cecttôBK woditisns. gti Vty