PARTIE THÉORIQUB. — CHAP. HI
le p^nords; on , si ces faits-sODt irop bien attestés par b conscience pour qu'on poisse les céeuser, il faut admettre la liberté qu'ils impliquent et Sans la^iello ils ii*ont plus de sens.
Mais ces faits en produisent d'autres, qui tombent ou subsistent ayec eux;* car toiit se tient dans F homme comme dans la nature , et de même qu*un fait reconnu et bien expliqué amène rexplication de teva, qui en sortent, un fait ignoré , nié on faussement interprété , laisse une lacune, iiitern»^pt la cbatne, et la pensée, ne suivant plus lê développement des choses et quittant la route de la râdité , s'enfonce dans la voie de Ten'eqr et ttebe de suppléer par des systèmes à respérienee qui luîmash^ que. La satis&i^ion ou le méecmt^nteme^t que nous éprouvons après une action , prouve que nous la xegeoi* dons comme nôtre , et produite par notre propre CcUir salité , sous Veçipire d'une loi qui lui sert de règle el de mesure. La comparaison de l'action avec la loi détermine le jugement moral que nous en portons. De là iess(Nrt la responsabiliti de l'agent. Là où il n'y a point de loi^ il ne répond de rien ; personne n'a de compte à lui demander. Dieu seul est dans ce cas. Si l'agent est soumis à une loi qu'il ne peut connaître , il la suit en aveugle et n'a point à répondre de ce qu'il fait : c'est la position de l'animaL Si l'agjent connaît la loi , sans avoir la puisisanee de l'observer, par dès circonstances plus fortes que sa volonté , ou qui en empêchent l'exercice , il ne répond encore de rien , puisqu'il ne peut rien et a les mains liées. Celui-là seul est responsable de ses actes qui a reçu la loi, la connaît et peut s'y conformer ou l enfreindre; c'est la
sitbâtiOQ de rtiomine raisonnable^ Le sentiment de b responsabilité implique doue la ooraeienee de la liberté, et si la liberté n*existe pas , la responsabilité mande est un vain nom comme la conscience , comme le mérite et le démérite.
A son tour la responsabilité a ses effets , elle entraine des conséquences pour notre avenir, dont la prévision et Tappréhetision influent puissamnmit sur notre existence. L*étre responsable, devant suivre la loi, a cependant le pouvoii* de la violer et d'agir sans elle on contre elle; il n*est rassuré sur le présent et sur Tavenir, que s'il rem* plH ses inslTQctions et reste fidèle à son mandat. Car, Bes ades étant conformes à la loi et s'identiâant avec elle , il est dans V ordre providentiel ; et s'il n a rien posé de lui-même, bors de là loi ou contre elle , il ne répond de rien et se réfugie avec bonheur, par le dépouillement de son esprit propre, dans ïa divine sagesse. Il espère une récompense à sa bonne volonté, et il la trouvera dans eette union avec Dieu , qui se consomme au eid par Famour^ après avoir commencé sur la terre par Tacoomplissement sérieux du devoir. Si, au contraire, il néglige ou dépasse ses instructions, si son activité sort du cercle delà loi, s'il préfère son sens ou son d^r individuel atu sens et a la Tolonté du législateur, alors il commence en dehors de la règle, et par conséquent dans le désordre, une série d'actes plus ou moins opposés à la loi, et qui, sortant de lui , lui appartiennent et lui reviendront ; car il les a posés par la force morale qui est en lui, qui est luimême. Il devra donc en subir les conséquences ; et de là Mon inquiétude pour le présent, car on n'est jamais tran-