PARTIE THEORIQUE. — GHAP. III
sinon de ri&tention qui ranime , et Tintention est-elle aatre chose que la volonté dirigeant Tesprit et le corps Yen on certain bat avec connaissance et choix ? Celui qui Élit le bien préfère le Men au mal , celui qui fait le mal préfère le mal au bien. Tous deux agissent avec conscience, après délibération , et en vertu d*une détermination propre. Autrement il n'y a ni bien ni mal dans l'acte : si vous en retires Tintention ou la direction éclairée de la voI<mté qui choisit , c'est-à-dire la liberté , il reste an mouvement instmctif ou machinal , un fait parement phyrique^
Tontes les nations reconnaissent de8:faoDmies justes et to hommes injastes. L'injustice est la cause ou le pré^texte des lottes indiividoèUes et nationales; et part<mt oâ iiy asesntimeiitdfilIhxuMinltéj consdence de. la dignil|i himaiae^il y a aussi tendance àlà jqstiee ou du moifts respect du dfoit en spéeuiation^ même quand on le vMe parle fait. On en met toujours en avant le désirou le san^ blaot, et comme toutes les erceors se parent du nom de la vérité, toutes les iniquités se commettent au nom de la JQstice. Or, si les hoiQmes agissaient nécessairement ^ fatalement, par l'instinct de la nature et par l'impulsion da dehors, ils seraient tous également justes ou injastes, comme on voudrait les appeler, ou plutôt ces dénominations n'auraient pas plus de valeur pour l'homme que pour les animai]|x , les plantes et les pierres. Il n'y aurait plus en lui que des mouvements nâsessaires ; la vie mof^en'aurait plus de sens, la justice et l'injustice seraient des mots vides : car elles supposent la possibilité d'observer la loi ou de l'enfreindre. A cette condition seule ,
il 7 a déliiy crime, miquvbé, et on n appelle {MHntaiofiik^ éearba de riosiinct, les déviations des lois de la naiar^ les anomaliefi des genres et des espèces, les monstmosité^ qui apparaissent parfois dans les règnes oi^aniqnes è inorganiques*
Sans la liberté il n y a plus d'innocent ni de coupable La culpabilité est dans Facte interne de la volonté, dani r intention et non dans Taetion extérieure oa dans ses el f ets. Celui-là est coupable qui a violé la loi avec connai» sanœ et volonté. Or, y aurait^^ii lieu de l'accuser s'il n a^ vait pu agir autrement ? Vous enpr^ie^voos aafeuqo{ consume votre maison, im torrent quirentnakie, à h grêle qui bâche ivos moîsfien^? Imputez- tous à criffle i la: bote sauvage de dëva^r votre propriété ou d'atta^ quer' votre vie ? Voas c^fuxle£:ces faits c<»amé uuisiblei et (DCOOL comme iooupabks^^ et vous^tâi^ez de yens^ en préJ sèon^r, san^ iM^nger à les ijaorimiiier. Vous aecuseE Tfaorn^ me, parce que vous savez^ qu'en vous nuisant U a faitoc qu'il a voulu , et qu'il poi^Ait s'en abstenir, si le devoii eût dominé en lui la passion ou T intérêt. L'inqocent esl pelui qui ne connait pas le n^, oane le commet point, quand il le connait. La première espèce dlnnocenee est uni simple ignorance, commune à r enfant et aux animaux; en die il n'y a point de moralités Mais dans la seconde il y a préférence du bkn au mal, de la loi à Tégo'isme, et ainsi exercice de la liberté, mérite moral. Pourquoi la vertu nous inspire-t-elle de l'admiration, de l'affection? Nous admirons en elle la force qu'elle suppose, nous l'aimons parce qu'elle est belle , harmomeose, tendant toujours à concilier et à unir, et qu'en elle seule-