‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 64 sur 199 · Partie théorique. — chai», m · texte numérisé non relu

Partie théorique. — chai», m

son existence ; elle ne pent se suffire, et par conséquent Taction qui la vivifie et la soutient lui Tient de plus haut. La liberté, consistant à accepter ou à refuser.la loi, à choisir entre deux termes contraires, ne peut agir que là où la loi est déjà posée , et si les deux termes entre lesquels s'établit TalternatiTe sont connus. L'annonce de la loi, nécessaire pour donner à Fenfant la première connaissance du bien et du mal, est donc aussi la condition indispensable pour exciter le premier acte de li* berté; car il n'y a pas lieu de consentir à la loi si elle n'est pas présentée, et tant que le moi ne se sent point arrêté par un non-moi, tant qu'il n'a pas en face de lui une force étrangère qui combat la sienne, il n'a point à délibérer ni à décider s'il acceptera, ou repoussera. L'épreuve de sa liberté commence avec l'opposition sentie de la volonté d'un autre, de même que son individualité se distingue des existences environnantes par la résistance opposée à son activité extérieure. La force morale, qui est en lui 9 est refoulée par la force morale qui est hors de lui; et comme cette force externe s'offre sous la forme de la loi, lui annonçant ce qu'il doit faire et ne pas faire, elle le met dans le cas de lui obéir ou de la combattre ; et alors parait la liberté par le pouvoir et dans la nécessité d'opter. Pour que ce fait si important s'accom*!» plisse régulièrement, il faut d'abord que l'opposition faite à la volonté de Tenf ant soit vraiment morale , expression pure de la justice; il faut que cette opposition soit ferme et douce tout ensemble, mais surtout in* flexible , pour que lenfant la sente comme un obstacle infranchissable. Si elle cède et recule devant lui , l'effet

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est maaqué : car, n'étant point refoulé sur lui-même, il ne sent point la force triomphante de la loi , et il n*est pas mis en demeure d'q»ter entre elle et lui. Il suit Tentralnement du désir a^ee d'autant plus d'aMeur qu'il sera plus animé par l'arrêt d'un moment et que la satisfaction disputée lui donnera plus de jouissémee. L'épreuve aura été iqutile et la liberté n'aura point posé son acte. Toute créature intelligente doit passer par cette preuve. Les unes l'ont fcaTcrsée béureusement en se donnant à Dieu et au bien , d*auti*es y ont stioeombé en se préférant eUes-mèmes à Dim et à sa loi. Celle fui a fait la première ce malhepceux choix a engendré le mal. Dès que l' hompie est capable de sentir et de leconnaitre la loi, dès qu-il.est appelé à l'accepter au h lu ref ust^, i^a ^i^ monde commence; il devient susceptible dç biw fil de mal, de Tiee et de vertu > et tentes las.sMtifui^ qte'ilae^ compUraJibrenient lui seront imputables. HeuKeuxs'il oontinuç à aviûr devant lui l'enseignement et l'opposition de la loi, et s'il côçoit , avec la ptrolo d'autorité qui lui proscrit ce qu'il doit faire et ne pas faire, une parole d'affectâqn qui le dirige et le soutienne dans l'âccomplifrsement'du devoir; et vienne en aide à sa liberté novice pknnr l'éclairer dans son choix de (Aaque ^r et de chaque instant. <ït»t :là surtout la làcbf^ de Prédueatiiln morafe , qui ne 4^^^ P^P^ amlement donner le pnéocj^. Fios l'enf^nl.eierce sa liberté, et plus il «n^aeqnertla een* seieMMu Du momept où il a dû ehpisir entre fa volenlé et la loi y. ima division s'est opérée en.lui et une lutte iiH testinéa commeneé. Supposez que l'enfant nq rencontre pomt d^ lai devant lui, mais seulement des obstackspby-

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