PARTIE THfiORIQUE. - CHAP. III
siques comme Tatiitiial du la plante, fton actiTité restera semblable à la leur ; il réagira instinetiTcmenC contre rempèchement pour le surmonter ; il le vàinerà on ëii sera vaincu. Mais ni l'un ni l'autre de ces cas ne produit en lui une idée morale , ni le sentiment de la force libre. SU remporte^ il satisfait son désir par la jouissance; s'il est le plus faible, il se retire et s'abstient. Il n'y a là ni dételoppement spirituel , ni conséquence morale , ni liberté, ni intelligence. Que si Tenfant domine ceux qui l'entourent, et que personne n'ose se poser deyant lui comme représentant et organe de la loi, alors sa volonté s'exaltant s'imjpose à tout ce qui l'approche , et te malheureux enfant, ne connaissant point dé bornés à ses désirs et n'ayant jamais à rectilér devant un sdpéiiisur, grandit dans l'ignorance de la loi , sanâ ooiisciénee dé sa liberté morale , mais tout plein d'orgueil et du vain setitiment de sa piiissance ; ce qui lui amènera tôt bù tard de cruels mécomptes. Celui au cddtràii^e iç[ui a connu la loi de bonne heure , bien que , continuellement tenté put le mal, il ait à se débattre entre le pMsir et lé deVoir, entre la loi et sa volonté , se tient cependant le plus isouTclit à la loi, qu'il respecte comme la condition de sbn salut ; 11 aime à s'y soumettre et exerce noblement ba liberté dans la préférence qu'il lui donne. Cette préférence habitdelle ne s'établit pas sans lutte, ni même sans chute; mais , par le combat et même par la défaite, l'énergie de la liberté se manifeste plus vivement à l'âme , et elle acquiert jusque dans sa faiblesse la conscience plus grande de sa force : Virtus in infirmilate perficitur ( S. Paul, Il Cor. 12, 9 ). Plus les homm^ sont éprouvés , plus ils sont dans le
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cas de faire^acte de liberté eu face de la loi et da devoir, en triomphant de leurs désirs , de leurs passions et du moi ; plus aussi ils deviennent moralement libres, plus il leur devient facile de choisir entre le bien et le mal, plus ils approchent de cette liberté suprême dont la liberté morale n'est qu^une forme et une préparation, et qui sera 1* affranchissement complet du mal par Fanioa définitive de la volonté avec le bien.
La liberté ne pouvant se manifester que sous certaines conditions y l'exercice en est ou suspendu quand l'une de ces conditions manque, ou affaibli quand elles s'accomplissent mal ; ce qui détruit ou infirme la valeur morale de Tacte qui en provient. Ces conditions sont : Premièrement, la connaissance suffisante de la loi qui doit régler la volonté , et des choses entre lesquelles elle a à choisir. Secondement^ la possibilité du choix, de la décision^ et dans certains cas, de l'exécution. L'ignorance et l'incapacité de l'esprit empêchent l'accomplissement de la première condition; la seconde est entravée et gênée par la passion, par la crainte, par la violence,
L'ignorance est involontaire ou volontaire. Elle est volontaire dans l'enfant sans instruction, en tous ceux auxquels ont manqué les moyens de