‹ Philosophie morale (volume 2)Chapitre 68 sur 199 · TARTIE THÉORIQUE. — CHAP. III · texte numérisé non relu

TARTIE THÉORIQUE. — CHAP. III

Tinte par ]e caractère ! Combien négligent de s'iostrnire de nqa'il leur importe le plus de savoir, lear nature , leur lotination, leur loi! Ils ne voient qoele présent, et lâchent d'jF lofflre. Ils n'estiment qne les choses terrestres qui TODt leor échapper , regardant comme des rêveurs ceux qni s'occupent des intérêts les pins profonds de l'âme , et tetoornant contre eux, s'iU troublent levr fausse eéculitê par des paroles inquiétantes. La paresse et la légèreté jouent QQ grand rôle dans l'existence de la plupart des IxinuDes do monde ; et s'ils ignorent ce qu'ils devraient laToir, ce n'est pas que les moyens d'instmction leur aient manqué , c'est qu'ils ont manqué aux moyens d'imtraetion. Sons ce rapport , notre époque est remarquable. Il y a en appariée un vif désir de s' instruire , «1 Toodrait tout savoir, pour parler de tout ; mais au fond il y a on grand dégoût du travail , une extrême lidielë d'esprit et un incroyable ensorcellement de I4 Diaiserie. On veut savoir par vanité ou par intérêt, poar en fiùre parade ou en tirer profit. On se contente donc de la superficie, ou plutôt du semblant de la ^ce : c'est pourquoi les livres qui la résument sont iujourd'hDÎ si recherchés. On ne s'instruit plus guère que par des manqels, des dictionnaires et des joaroani. De là une i»ofondc ignorance , avec une grande ûElenUtionde connaissances ; une ^lentionâ uq savoir nmmd qni devient d'autant plus sgpfsrficiel qu'il est plus étendu, sembUble h ces métaux ductiles qni perdent s'allongent : c'eat la pé-

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mêmes, n^étant ni aa bien ni au mal , se donnant à Ton et à Tautrc , et tourmentées par tous deux sans avoir les jouissances d*aucun.

Dans la pratique de la \ie et pour chaque action en particulier, il est difficile de déterminer juçqp^à quel point rhomme a péché par ignorai)çis,.çt si cette ignorance a été yolon taire ou inyolqi>taire, viti^iUe^ ou invincible. On peut seulement affirmer, m général, qu*un acte commis avec une ignorance involontaire et invinr cible nest point moralement in^pfitable, tapdis que Tacte commis avec une ignorance voloptç^ire, ou qui pouvait s'éviter, est coupable, et Test d*4utai)t plus que le motif de fuir ou de repousi^er le ym i^t plus profond , plus réfléchi et plus intéressé.

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L'incapacité de l'esprit et Timpuissance de la pensée qui en résulte empêchent l'exercice de la ' liberté, l'homme ne pouvant connaître la loi, les "' cas où elle s'applique^ et discerner les contraires entre lesquels il doit opter par sa raison. On doit considérer comme n'agissant point librement, l'en- ^^ fant qui n'a pas encore l'âge de raison , le vieillard ^^ tombé en enfance et qui n'a plus l'usage dp ses fa- .^ cultes, l'insensé dont l'esprit est aliéné et qui a per- ' du avec le sens commun la base et la mesure de la ^ pensée, le malade auquel l'ardeur de la fièvre, ou

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