PARTIE THiORIQVB. — GHAP. I
ment bien on moralement mal ; il s'agit d*un devoir à remplir, et il fant le remplir, avec ou sans plaisir, et malgré Tinstinet, la passion et même les calculs de la raison. Quand Tenfant sent cette autorité et Fécoute, la Yie morale commence pour lui ; il prend possession d'une nouyelle existence , et il éprouve dans son cœur une jouissance analogue à celle qu'il a dû goûter en respirant lair pour la première fois. C'est quelque chose de vivifiant , qui entre en lui, stimule tout son ètïe, le développe, et le met en communication avec une sphère plos large. Ce quelque chose se fait surtout coundître négativement , quand Thomme en est privé par sa faute^ soit qu'il n'ait pas réagi suffisamment à Tappel de la cou* science , négligeant de répondre à ses inspirations ou d'exécuter ce qu'elle impose, soit que sa volonté, détournée de son vrai rapport , oublie la loi morale ou la viole ouvertement. Alors s'opère une scission dans l'homme et une lutte s'engage, qui, comme toute lutte, indique nn désordre et entraîne des douleurs. La loi , dont le droit est imprescriptible , réclame son application ; elle sollicite, presse, et la volonté tergiverse ou refuse. Il n'y a plus coïncidence dans Taction et la réaction ; la vie morale est en souffrance : car les deux termes dont le concours doit la constituer, loin de se pénétrer et de s'unir, s'opposent l'un à l'autre, se combattent, et le cœur humain, qui est le théâtre du combat, en est agité, déchiré. L'homme, dans ce cas , se met lui-même hors la loi, et ainsi hors de la vie que la loi donne et conserve. D'autres fois il la suit malgré lui , par crainte de la peine , ou
26 PHiLosopHii matmM.
parce qa'il q' ose pu 0DTGrtRneiitl8«Terr«it<»ité; mû il obéit SD &émis8iint , n'aimant pas te bieo qu'il Mt , d TOalwat le mal qa'il a peur de faire : d'où renort darantage le caractère obligatoire de la loi. Dans toms les cas, la liberté sobsiste. Quelque aoit l'oUigation de la loi od la violence da désir, la Tolont^ inflnmcée par l'une et l'antre, a le pouvoir de réagir tov oo antre; elle peat se donner à qoi die vent; le sort de l'bonune est; entre aea mains. S'il accomplit U In , il anra ka bénéfices de la loi ; il vivra d'elle Ot par die, et joaira da Ihcd et des bleus qu'elle apporte. S'il M résiste on l'enfreint, il pose one série d'actions dont «a vfdonté est le principe, d qui loi reviendront on jour avec leon réraltats. Il assume ainsi use responsabilité qai oitraîne une expiation , one réparation ; car, tout ce qai n'est point dans le plan proTideotiel , ou dans l'ordre de la loi, est illégitime, et ^qiardtra avec les attes projMVs cpii l'cmt prodoit. L'homme abuse de sa liberté quand il B'o[q)ose à la loi , quand il agit contre sa conscience qui la promulgue. L'abus amène le désordre, le désordre engendre le mal ou la maladie, et le mal nuval, qui est la maladie de la volonté, peut la condmra à la mort, par la séparation d'avec le bien. Ainsi, avec la kù la vie et la santé partout, c'est-i-dire le bien-être; le bien-éb« pbysiqne , par l'accmaplissement de la Im physique ; le bien-être logique , on le développonent régulier de la "observation de la loi logique; le bioi' u l'exatâoe bien ordonné de lavolralé, n de la loi morale ; et an contraire , sans 11