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reste iatell^ent et libre, c'est-à-dire consmti et dirigé par un esprit qui sait et une Toloaté qui choisit. Ici parait le motif proprement dit, qui se trouve seulement dans Tètre raisonnable : car la force motrice, fatale chez les autres créatures, et déterminant en elles une réaction instinctive ou nécessaire, passe chez Thomme à travers le crible de la réflexion et par Téprèuve du jugement et de la liberté. Arrivée à Fesprit humain dans la sensation ou le sentiment, au lieu de lui communiquer aussitôt le mouvement dont elle est animée , elle est arrêtée, brisée , réfrangée dans le prisme de Tentendement, où l'esprit la décompose et ranaljse. Un objet excite un désir par Timpression agréable qu'il produit sur les sens ; l'instinct pousse aussitôt l'animal à le saisir pour en jouir, et l'animal cède à l'impulsion. Chez l'être raisonnable , l'impression parvient à l'entendement avec le désir qu'elle éveille. Là, l'esprit les considère afin de juger s'il faut rechercher la chose ou la laisser! Alors se présentent toutes sortes de considérations morales, sociales, de convenance, de prudence, d'intérêt qui militent pour ou contre, et quand la décision est prise, il faut encore penser aux moyens de l'exécation. La réaction ne s'opère donc plus ici sous rimpolsion unique de l'objet et par l'entraînement du désir; ce n'est plus un mouvement instinctif, c'est un acte réfléchi et voulu dans lequel entrent deux éléments, d'un côté l'impulsion de l'objet , principe externe et primitif de la motion; et de l'autre, en nous, la réflexion de cette motion, pour la renforcer ou la diminuer, l'activer ou l'arrêter, et tout ee que cette réflexion peut y ajouter par la pensée, Fimaigination et la prévision, afin II. 17
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de porter la volonté à accepter ou à refuser. lia motion, une et ample en partaqt de Tobjet, se réfrange en motifiB multiples dans notre esprit, et il peut arriver, il arrive même souvent que , par cette transformation , elle perd de sa vérité, de sa simplicité, de son énei^e. Une imagination troublée, un esprit plein de préji^és , nne rais^m prévenue, un jugement faux, une intelligence obseareie, allèrent les impressions, empêchent leur effet naturel sor la volonté, et la f<mt céder dans son action à des illusions et des systèmes. L* homme dans ce cas s'embarrasse dans sa propre pensée, comme il arrive aux cœurs passionna et aux esprits systématiques. Ils sentent, voient à travers un milien trompeur, et dans leur activité, surexcitée par le désir ou la pensée qui les dominent, ils arrangent les faits à leur guise; et, au lieu de juger et de vouloir d'après ce qu'ils éprouvent, ils éprouvent au contraire d'après ce qu'ils veulent et pensent. Yoilà pourquoi nous nous abusons souvent nonsrmëmes sur les vrais motifs de nos actions. La plupart agissent si inconsidérément, qu'ils ignorent le motif qui les décide; et comme tout est oompleie dans Thomme, et que raremrat un seul motif le détermine, ils se laissent eatndner par une influepoe mixte , ceoqMMée parfoia des éléments les plus contraires et dont ils ne se rendent pas compte. U y a un peu de tout dans les aetea de ce genre, du moral et du physique, de la justice et de, l'égoîsme, de la spîrituaUté et de la senanaUté. L'imi^nation y i^eate ses eonleors; la raison, considénnt la chose dans le point de vue du ééâr, la inrésente sous son beau c6té, et la read ^édeose par des arguments et
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des prétextes ; elle met ce qui devrait être à la place de ce qui est ; elle idéalise la réalité , raffine la grossièreté, au point qu'on finit par se croire un être distingué, une âme élevée, pleine de délicatesse, un héros de dévouement, quand souvent au fond il n'y a qu'une tendance chamelle, un instinct animal et un bas égoisme. Ainsi souvent , dans les actions qui paraissent les plus généreuses, dans l'ostentation de la charité , Tégoïsme, l'orgueil , la vanité , le désir d'imposer à l'opinion et de s'attirer les louanges, un intérêt plus positif, l'ambition, le calcul, l'avarice même, se cachent sous les apparences les plus spécieuses du bien ; sépulcres blanchis, magnifiques au dehors et pleins de corruption au dedans. Il est Traiment difficile, en certains cas , de démêler le motif principal qui nous fait agir. Que sera-ce donc de nos jugements sur les actions des autres ? Gomment apprécier les motifs qui les poussent , les influences qui les déterminent? Pouvons-nous descendre au fond de leur cœur, pour y saisir précisément ce qui a mu leur volonté dans telle circonstance? Pouvons-nous discerner tout ce qui a concouru à la mettre en mouvement, ce*qui est cependant nécessaire pour évaluer équitablement la moralité d'un acte. Ne jugeons donc pas nos semblables quand oous n'en avons pas la mission, et laissons à Celui qui est notre juge à tons , et qui est vraiment le seul juge compétent , le soin de rendre à chacun ce qui lai est dû , quand il redemandera ce qu'il a donné ; car lui seul sait ce qu' il y a dans rhomme, et setii adssi il peut déterminer dans toutes les actions humaines ta part dé la volonté , des motifs et des motetlrs.
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D'où vient que certains hommes montrent dès le bas âge une disposition plus prononcée au bien et à la vertu, et d'autres au mal et au vice? C'est le mystère de l'homme actuel avec sa double nature et sa double loi. Chacun apporte en naissant^ dans son âme et dans son corps , et par leur union , des germes, des capacités propres à recevoir des influences bonnes ou malignes, et il les transmet à ses descendants par la génération , au moins en tant qu'ils sont inhérents à la nature et à la vie physiques. De là un héritage inné de vertus et de vices de famille, reçu de nos antécédents, et qui nous donne une propension plus ou moins décidée au bien ou au mal , à telle manière d'être ou d'agir, propension qui aide ou gène la liberté , sans la paralyser ou la détruire.
La diversité des dispositions est un fait que Téducation constate chaque jour. Il n*y a pas deux enfants qui^ se ressemblent sous ce rapport : chacun arrive en monde avec un fond différent dans le corps, dans Tespril et dans Tâme. C'est la source naturelle de rinégalil parmi les hommes; les circonstances extérieures d| l'édacation, de rinstruction, de l'exemple, de la posith aident seulement à développer ce qui est déjà en puû sance dans l'individu. Tous les corps ne sont pas éf;alc
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ment yigonreux et bien conformés en naissant; ils n'ont point la même grandeur, la même vitalité, les mêmes aptitudes. Il en est de même des esprits et de leurs facultés. Ceux qui instruisent les petits enfants trouvent entre eux, dès Tàge le plus tendre , une notable différence. Les uns apprennent avec facilité et plaisir ; les antres ayec peine et dégoût. Ceux-ci saisissent rapidement et vont pour ainsi dire au-deyant de Texplication ; ceux-là comprennent difficilement , et ont besoin d*un commentaire surabondant et répété. Les inclinations morales sont aussi très-diverses. Il y a des enfants qui reçoivent avidement la parole de vérité ; elle entre de prime abord dans leur cœur, et s'y fixant aussitôt, elle y pose le fondement de la moralité et le gage de leur perfectionnement futur ; ils aiment tout ce qui est bien et beau ; ils réagissent spontanément au nom de Dieu dès qu'ils l'entendent, et la piété semble naturelle à leur âme. Le bien domine dans ces enfants malgré la pétulance ou l'étourderie de leur âge. En d'autres, les dispositions sont toutes contraires ; ils semblent nés pour le mal , tant ils y sont enclins ; ils sont plus susceptibles des mauvaises inspirations que des bonnes. L'éducation les trouve durs ou rebelles, et ils ne peuvent guère être maintenus ou dressés que par la force, par la crainte, leur cœur n'étant point touché de la vertu divine de la parole, de la douce influence de l'esprit. Gomment expliquer cette variété? Ou dit vulgairement qu'un enfant est heureusement ou malheureusement né, et on a raison de le dire ; non que la naissance ou plutôt la génération de l'individu décide de sa vie entière d'une manière fatale, maïs parce que
2Q3 ^Qaosopmjs mohai^e.
çe^ preoiière9 ipflaçnces cmt ww grande importance i et qqe «9ins nécessiter le développement, elles y contribuent beaucoup. Quelle» sont cea influences? il n est po» faôle de le dire d'une manière précise,
It'bomme , tel qu*il naît ici-bas, est up fait complexe , à la production duquel concourent plusieurs cause». Il porte en lui deu^ natures, unies intimement par la yie ou par Vesprit vital , procédant des deux , et qui en est une expression mixte. Il y a donc ici trois choses à considérer : Tâmc ou la nature psychique , qui est le fond de Vexis-* tence humaine ; le corps ou la nature physique, qui en est l'organe et T enveloppe; et le rapport de Tâme et du corps, ou leur action réciproque. A chacun de ces trcHS termes s'attachent des influences qui les modifient , et leur impriment par conséquent des dispositions et des aptitudes diverses. L'âme est évidemment d'une nature supérieure au corps ; elle n'est pas de ce monde, et ainsi les agents qui l'affectent primitivement sont surnaturels, appartiennent à un monde supérieur. L'âme est créée , non engendrée, et Dieu seul est créateur ; car l'homme, instrument de Dieu pour propager la vie par la géuération, pro* crée et ne crée pas ; il tient la place de Dieu dans la transmission de l'existence. Gréée par IHea , l'ftme doit donc ^tre marquée dès ^m origine par la volonté qui Ta destinée h une certaine fin ; ainsi que l'humanité , chaque homme a sa destination ; et il est appelé à l'existence pour l'atteindre. Sa vocation est d'y tendre, sa perfection d'y parvenir. Si la Providence s'inquiète des moindres choses , des êtres les plus cbétifs , des petits oiseaux, pour parler le langage de l'Evangile, à plus
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fisrte rnioa des Ames hunàmes , où elle fait Bès délices d'iialiiter et qui doîTent devenir le temple de sa gloire. La destination de diaqile âne^ ou l'idée de sa création , loi imprime donc une certaine direction » par conséquent one tendance Ters telle <m telle chose, et ainsi nne pré^ disposition et nne aptitude à réaliser ou à exécoter ce qne Dieu demande d'elle. On peut appliquer ici ce que saint Paul dit de la diversité des dons de l'esprit dans l'Eglise, qu'il compare à un corps organisé. Tous les oignes, tous les membres forment un seul corps, mais ehaciin y exerce une autre fonction, et l'unité résulte de rharmonie de leurs opérations. Chaque organe est donc appelé à remplir une fonction différente dans la Tie commune ; il est conformé en conséquence, et de sa conformation propre dérlye son aptitude à la fonction* Ainsi de l'humanité, dont l'Église est la représentation laplu0 pure; car les âmes, suiyant l'expression du même apôtre, sont membres les unes des autres et peuvent être regardées comme les organes d'une vie commune, de la Tie de l'humanité. Et de même que les corps sont contenus dans le sein de la mère avant la fécondation , et s'en d^ehent par l'acte générateur pour s'individua* User dans l'embryon, ainsi pourrait-on croire que les âmes sont en puissance dans l'âme maternelle de l'hu* inanité, dans l' humanité-mère, qui porte en elle les semblées de tout ce qui est humain , et qu'elles en sont tirées pour passer à une existence individuelle et personnelle, par un acte créateur qui n'appartient qu'à Sien ; car Dieu seul crée les âmes et toutes choses. Dans ce cas , outre la volonté du créateur qui appelle une
KM wBnotarwm
ràaie, daat le s«K de Jén»€kvt ; et ^on lui appartenir entiteeiMal, es dercflir im mieoatm parfait da eorpi de JéMi-CfaM qti tatTt^&Be méeoe^illAiitre* nonecr i toat ee q«i ert Iceqioiel et diarnel , an motide et àaoîHirtaK* Cedetqn ert denandé aa prêtre et sur* tiMt an fdiskn«
Si k eovfB irieit des parents arec la vie qui Im est Miércaley k corps éfamt l'eaTeloppe et'Finstmment de ràae, et m m étant mêlée avec celle de l'esprit, les de k génération physique auront de Tin- Féme et j détermineront des prédispo« par k eonformation et la constitution de SMt par Faction incessante de physique sur k ■oral. Les emidUions de la génération sont d*abord ks deuL fBMsteurs qui y concourent et tout ce qui est en en ; puis les influences du monde qui agissent sur eux dans ce moment, et par conséquent sur le produit de knr nuHMi. Quoique l'acte générateur s'opère ayee la prédominance de la concupisœnoe, et que k ehair y ait plus de part que Tesprit , cependant, emune il est consommé par deux êtres humains , ayant eonseienee de ce qu ils font, et le irouhut, k personne humaine y est employée tout entière, par Feaprit d par k corps. Le ma* rai et Fintellectuel dans ce ces aoni cntr^nés par le physique et se transmettent JBsq[n*à «n certain point par sa médiation, eonune i reaftrtmecppnsé, dans l'acte émioent de la Toknté on de ImÉdlignee par fe dévcoement, par k conteaapklMn^ par râna de k pensée, le physique est entrakéàsontanrpr ràmeikqœlleil