PARTIE TRBORIQDB. — GHAP. III J
qaenoes snWent, et le développement est fatal. On peat dire en toute vérité que notre volonté est la mère de ses actes ; car elle commence par être passive sous les esprits qui yeulent entrer en elle, et son activité se réduit à choisir celai qu'elle aime. Puis, dès qu'elle a conçu ce qu'elle veut, elle le développe et Torganise dans son entendement ; et enfin, quand la conception est à terme, elle met au jour ce qu'elle portait en elle , soutenant et nourrissant de sa substance ce qu'ellea enfanté. Aussi l'Ecriture sainte, qui voit les choses au fond, compare le rapport de l'ftme avec Dieu à celui de l'épouse avec l'époux ; et la fille de Sion, image du peuple choisi, est appelée la vierge pure ou répouse infidèle, suivant que le cœur du peuple est tourné vers Dieu, ou livré aux séductions du mal. Le Cantique des cantiques est l'expression prophétique et poétique de cette vérité. De là encore le sens de cette parole de Jésus-Christ aux Pharisiens, « Vous faites les œuvres du diable ; «c'està-dire, TOUS sentez, désirez, concevez et pensez sous son influence ; votre âme est unie à lui , elle s'ouvre à son acti(m, et ce que vous faites vient en principe de lui; il est le père de vos actes , vos a pâtre diabolo estis. Celui au contraire qui aime Dieu , reçoit sa parole , ohserve ses commandements et fait les œuvres de Dieu. L'Apôtre recommande le discernement des esprits, afin de ne pas s'abandonner à tous ; car Fàme produit sous l'action vitale qu*elle admet, elle enf»ite des œuvres analogues au principe qui Ta fécondée. Dans tout ce que nous faisons il y a une vertu reproductrice du bien ou du mal. Chaque action porte en elle la semence de son espèce, et tend à la poser au-dehors. Le bien et le mal s'insinuent dans les
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Ames par tout» In tmos, comme les fmm^w ^vwte» de la végétation, que le yeaX emporte, Tout déposer kor verta dans les germes les plus élmgnés. Il soCfit de vivre dans la sodété, dans l'atmosphère d'un homme de bien pour être porté à bien faire, et eoncevoir sons cette bienfaisante inflaenee de bonnes pensées et de bons désirs. An contraire, la fréqmmtatloB des hem* mes vieîenx on adonnés an mal finit par corrompre ks meîUeora naturels, en les pénétrant sans eesœ d'nne vertn maligne qui développe les germes manvai» qne toot homme*apporte en naissant, n vient dans te même champ de bonnes et de mauvaises herbes, et de tout temps l'ennemi a semé de l'ivraie parmi le boa grain du père de famille. Ainsi tout est vivant en noos et autour de nous. Notre corps nage dans la vk, et toutes ses fone« tiens , tous ses mouvements tendent à l'assimiler et à k reproduire ; et dans k partk spirituelk de notre être, nous ne pouvons sentir, agir, recevoir, ni donner, sans que des existences intellectuelles et morales ne soient produites, conformes aux principes qui les font nidtre, et ainsi analogues à la vérité ou à rerreur, au bien oa au mal. Depuis le commencement du monde , k vie et la mort sont devant nous ; nous sommes toujours et partout les instruments de la vie ou de k mort.
L'habitude se forme dans les actions mondes eomme dans nos autres manières d'agir : k répétition fré* quente des actes, qui produit les aptitudes et les talents, produit aussi les vertus et les vices. Un bon penchant, un naturel heureux n est pas une v^rtu , mak une prédisposition à l'acquérir. Une mauvaise inicUnation , un