CHAPITRE IV
Des Devoirs.
Dans la partie théorique de ce cours^ nous avons constaté Torigine et la valeur de la loi^ qui doit ré* glerla conduite de Thomme; nous avons vu comment il acquiert la connaissance de cette loi à mesure que sa conscience se forme et se développe ; puis, comment la liberté se comporte vis-à-vis de la loi , l'acceptant ou la refusant, l'observant ou l'enfreignant, ce qui détermine la qualité des actions humaines, et le caractère moral de l'agent. Ceci posé^ il nous reste à considérer comment Têtre libre qui a reconnu l'autorité de la loi morale, peut et doit l'accomplir dans toutes les circonstances de sa vie^ en d'autres termes, comment la loi, une et universelle en elle-même, devient multiple et variée dans II. 21
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ses applications. C'est Tobjet de la partie pratique de la morale.
Ou divise habituellemeut la doctrine morale en deux parties : la prcmièrcj générale ou théorique ; la seeonde y particulière ou d'application. Nous avons exposé ce qu'on pç^l ap|)elûr le&| principes dd 1| |QoraIe , ou les conditions essentielles de la moralité. Ces principes sont eux-mêmes des conséquence» d'une science plus haute qui s'occupe de l'origine et de la nature des êtres ; car on ne comprend la liberté btibâlué, (|ui est la clé de la morale, que si l'on connaît la nature et la destination de l'homme, sa position prifkëhte etsôil rapport fondamental avec Dieu. Maintenant nous avons à considérer la morale en acte, ou ses principes dâiis leur application à toutes les situations de la vie. Nous avons à examiner la morale dans les actioiis et les mœurs : il nous faut recpnnaitre comment là loi, s'applîquant à la vie, détermine les obligations de chacuii, par ses rapports, et constitue, en se manifestant dans la réalité, les devoirs de tous. Mais cette partie du cours, nommée pratique par comparaison avec celle qui l'a précédée et dont elle dérive , est cependant encore génétate et abstraite ; et ici se nibntre l'insuffisance de renseignement, quand il est réduit à la parole et ne joint pas là dîrectioil et le secoure aU précepte, tfôus allonjî parler des différeiits devoirs de l'homme : nous le considèrerouâ danis ses rapports avec tticu , avec la famille , avec la société , avec ses semblables ; nous dirons ce qu'il doit faire ou éviter dans c(îs rapports ; nôuà parlerons dii chïétieh , du t>fere de