PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV
la famille, la justice règne toujours , et ses décrets sont imprescriptibles. Qae les enfants aiment ou non les auteurs de leurs jours , ils ne leur en doivent pas moins la vie ; oe sont leurs supérieurs par droit divin et par droit de nature, et ainsi ils ont droit à leur respect, en tant qu'ils représentent Dieu pour eux dans Tordre natord ; rien ne peut les dispenser de leur rendre plus tard ce qu'ils en ont reçu , autant que cela dépend d'eux, n est du reste bien triste que la stricte équité préside aux rapports de ce genre. Le cœur seul peut suffire à de telles obligations; l'amour seul sait pleinement obéir et plus qu'obéir; car il prévient le commandement et le dépasse. Ainsi de l'affection filiale , quand elle est tout oe qu'elle doit être , amour et devoir, quand l'enfant aimant et craignant tout ensemble , ayant conscience de la justice et surtout de ce que ses parents sont pour lui , éprouve le sentiment de la reconnaissance, si doux aux âmes généreuses et aimantes. La reconnaissance élève rafFeclion filiale à sa plus hante puissance ; elle la fait survivre aux services des parents , aux besoins des enfants; rien ne l'excite plus , et ne la rend plus tendre et plus durable, que ce que les parents ont fait librement, avec le désir et l'intelligence du vrai bien de l'enfant, et au prix de vertueux sacrifices. Ce qui vient uniquement de la nature passe avec les instincts de la nature. Les soins éclairés de l'éducation et même les rigueurs salutaires , là parole d'instruction , les sages conseils et les bons exemples , les efforts soutenus , le dévouement constant, voilà ce qui plus tard touche profondément le coeur de Fadulte et lui inspire pour ses parents une
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vénération profoade, qui ressemble ^ quelque chose an respect qu ou a pour Dieu. Mais de tels sentimeDts n'existent que dans les familles où règne la ptété , oè la foi chrétienne domine, où tous les membres de la fiemiille savent se tenir à leur place et ont la eonscieiioe de lenr devoir. Les enfants ne sont vraiment enfants qae si ks pères savent être pères. Lorsque les rapporta natuds sont intervertis , et que les parents, oubliant on méooiH naissant leur dignité, descendent au nÎYeaa de km eBr fants et veulent se faire leurs amis, parce qa*îla n'osent pas être leurs supérieurs , alors ils perdent ou aompfomettent le pouvoir sacré dont ils sont revêtus, et comme ils ne savent plus commander , Tenfant ne sait plus obéir; il ne comprend même pas le devoir de TcAfissanos, parce quil ne trouve plus d*aalorité. Ce mal, trop commun de nos jours, est une conséquence dea déplo* rables théories d*égalité qui ont boolevcraé toutes les |M)8itious. Ou a voulu tout mettre de niTeau , et on a t^Hit renverse. L é^salilé trône anjonrd'bui sur dea mines; olle a pour miuistA's le désordre et lanarcbie, dans la ùmiUo i*t dans 1 Ktat. i/e«t ce qui rend maintenant le $\Hi\ ornement et 1 éducation si diflidies , sinon impossibUs. Iài pui^^iuce paternelle est presque nulle parce qu elle u 4 plus de principe « ou au moins, parce qu'elle u ai i\wuiu\it pas. De> deui fvHkiements qui la soutuiiueut. D;eu et U uaturt'« elèe ua voulu garder qœ ic xknuir, tt <iie n \i pas ^u que la nature physique K^^ ùvKKier U i^Kv. mus ne fotide jamais un droit. Vum^ quAuù ks eat;jui(»de%iettneu( forts à leur tour, à i \iis:At Acn. auittuuv ils ;»« aeiwvnt de k«rs parents,