PARTIE PSirCHOLOGIQUE. — CHAP. IV
est facilement troublé par la jalousie. Il est en gênerai plu9 tendre entre frère et sœur. Les autres affections de parenté^ moins fortes par le sang, à mesure que les degrés s'éloignent, s'affermissent par l'habitude de vivre ensemble ou de se voir souvent, et surtout par la solidarité d'honneur et la communauté d'intérêts. Elles sont plus vives dans les célibataîres et se fixent volontiers sur les neveux , ce qui conduit à l'abus du népotisme. Des liens de la parenté, des sentiments et des intérêts qui s'y rattadhient, provient V esprit de famille.
II y a MPtainenent une sympathie naturelle entre les enCantB des mèiiHîs paùrents , car ils sont nnis par les liras d'ime même vie ; ite wûX les effets des mêmes causes, les eonséqnenees des mêmes principes, les parties d*un m&ne toat« C'est le même sang qoi coale dans leurs veines, et ils sont revêtus de la même chair; ce qui n'empêche pas entr'eux des différences très-tranchées, qui jettent de la variété dans l'unité de la famille. Ces différences sont dues à des causes qu'il est difficile d'énumérer complètement, et plus difficile encore d'apprécier avec eia^tude. Les deux fecteurs de la génération étant donnés, et chaom y concourant par toutes les parties de son exiitonce, par toutes ses puissances , tout ce qu'ils sentent, éprouvent, imaginent, pensent, désirent et (araignent, aiment et haïssent, veulent et sont, influe Q&sessairement sur leur produit, et le modifie. Ainsi Tétai du père et de la mère , non-seulement quant k leur \ '
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caractère général , mais encore dans la dispontion me* mentanée de leur âme , de leur esprit et de leur eerpi^ suivant leur santé, leurs opinions et kar monlité^teodà se reproduire jusqu'à un certain point dans isut frmt^ m Ion toutes les combinaisons rendues possihlet ptt h m» bre des éléments et des puissanées des deux fiMstaon Il suit encore qull y aura plus de syaipafbîe «ntAB ki enfants , quand ils auront été conçus ea des dreonalaiM et sous des influencés similaires ou analogoes; anne aussi réloignement naturel, l'espèce d'àntipatluB lu* tincti ve qui se montre parfois entre des frères, de» le Im âge , a sa racine dans la génération même. Il y a là un abîme, d'où sortent mille choses qui se manifestent ultérieurement dans rexistenoe, phénoilèMs pbysîqusiet faits moraux , quon ne sait le plus soaTebt oôniiMit expliquer, et qui ont une portée immense dam la m lia sympathie naturelle des frères et sœurs est besncoup moins intime que celle qui lie les parents aux enfants, f/est pourquoi F affection fraternelle, parement instinctive, est bien moins vItc. Les enfants d'une même famillo se tn>uvent entreux dans on rapport ncuYeaa, lo rapiH^rt d égalité ; et ici coramenoe nne espèce de sooioté mixte, moitié naturelle et moitié Tokmtaire, qoi sert do transition à la i^ociété civile. Les frères nont |H)iut d autorité 1 un sur l'autre; mais ils relèvent tons ti une puissance unique, qui est pour eux la source de h ^i(\ lo movon do leur conserration , le canal de tout le bion qui leur arrive* Ils doivent donc avoir une part ôiralo à la tondrosso et à la sollicitude des parents ; ils y ont au moins le méaie droit , et c'est ce que ebaqoe