‹ Philosophie moraleChapitre 107 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GUAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GUAP. IV

vaes d'intérêt et d'oi^ueil, mais qui n'en est pas moins fondé en nature, quels qu'en aient été les abus.

L'amour fraternel s'établit mieux en général entre (rère et soeur, surtout quand ils ont dépassé Fenfance ; oar dans le premier âge les deux sexes se ressemblent trop pour se rechercher. Plus tard , quand la différence se prononce, ils s'attirent par leur dissemblance , chaque sexe commençant à désirer ce qui lui manque et tendant à se compléter. Ainsi la force et la pétulance du frère aime la faiblesse et la douceur de la sœur, et celle-ci à son tour aime dans son frère la vigueur et Tac* tivité qu'elle n'a pas. Ce mélange des affections, cet entrelaoement des volontés produisent un excellent effet dans la famille et contribuent singulièrement à la consolider. Ce sont surtout les femmes qui constituent et conservent l'unité. Plusieurs frères ne peuvent ordinairement rester unis que dans l'affection commune d'une mère ou d'une sœur. Mais là où sont plusieurs ooitres , il 7 a aussi danger de collision et de jalousie. La loi du sexe agit donc jusque dans les affections les plos pures. Spontanément la mère aime mieux son fils , et surtout son fils a!né ; il est le premier gage de son amour, le rayon primitif de son foyer, une puissance qui tient à son centre, et qu'elle peut gouverner; une force ajoutée à sa faiblesse , le complément de son existence. Le père a plus de penchant pour sa fille, il s'y pose avec complaisance, parce qu'il y rencontre acquiescement, soumission, douceur, passivité en un mot. Uamour conjugal se reproduit sous une autre forme dans l'affection paternelle.

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