‹ Philosophie moraleChapitre 112 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

substance et la fait sienne , autant quil est possible. Voilà pourquoi il peut ensuite la donner > la céder ou la transmettre. De là le fondement naturel du droit d'hérédité ; les enfants étant de la substance du père doÎTent participer de préférence aux produits de sa \ie, dont ils sont la continuation, la reproduction. L'accessoire suit le principal. (Test aussi par le travail ou par f occupation laborieuse et intelligente que se légitime la conquête.

Le sentiment de la propriété est accompagné d*un certain plaisir, produit par la réflexion de la puissance et de la sécurité qu elle procure. Il s* j mêle de l'orgueil, le moi étant naturellement porté à s'exalter dans la conscience de sa force , qui parait s'augmenter et s'étendre par celle des êtres dont il peut disposer : d'où la jouissance du propriétaire , posant sa vie dans chaque objet qui lui appartient, et s'agrandissant à ses yeux par rextension de son domaine. Mais si le moi augmente par là sa puissance, il accroît en proportion ses inquiétudes. Attachée à tant de choses sur lesquelles en définitive elle a bien peu de prise , son âme se dissémine pour ainsi dire sur tous les points de ce qu'elle possède ; elle devient attaquable , vulnérable par mille endroits ; elle est exposée aux atteintes multipliées de la nature et de l'homme ; et tout ce qui endommage ou détruit sa propriété , la froisse ou la déchire.

Le droit de propriété a sa racine naturelle dans le besoin ; l'occupation lui fournit son objet ; le travail le consacre par la justice. La société seule peut le garantir dans sou exercice en le couvrant de Tégide^de la loi civile,

CD le réglant dans ses rapports. On peut donc dire que le droit de propriété n'existe complètement que dans YéùX social , ou au moins qu'il trouve dans la société civile la réalisation intégrale de son idée. En retour, la sociôé civile ne subsiste que parla propriété fournissant à l'étal, aux familles et aux individus ce qui est nécessaire pour subsister ; car les membres de l'association doivent codtribuer de leurs biens et de leur personne à la conservation et au développement de la chose publique. C'est poui\|uoi, dans un état bien constitué, les plus fortes garanties de Tordre et du bien commun sont toujours demandées à la propriété ; les lois qui la ressent et la garantissent doivent être inviolables et sacrées. L'état ne peut prospérer que par Téquité de ces lois et le lea- |KVt de ces garanties. Le désir de la propriété n'a d'effet (H^ur le bien que par 1 accomplissement de ces conditions. L homme vivant de son travail y les fruits de ce travail doivent lui tiiv assurés. Tout travail exige du temps ^ des avances et une dépense de force physique ou lutoIKvtueilo. 11 faut donc que le travailleur puisse compter sur io prvviuu ivur ra^tuir, car il vit de cette espérance; 1 fs: ■. A.^uiu-.^ii de i\îi:noul;urt\ de l'industrie, du comiv.vTvv , i;: :ous It* ùrts , de ii science elle-même jusqu'à ii:: iy: :i::: p^Hv.:. Ccttv Cvîrduue de justice est en outre un oxkv'.U::: :tvTrçtt ^ù rtU^çf l horsiaie et de former en lui î.t A/Sv'c.\\* .::: c:: \cc: . car dias Totat social cbacuu ^..:: <'::v v;Uv'l,;-,u' vl.;;Sc . jl c iA-i:d> rretendre, puis- I %;.: ' xv::.v.l\:v ;v;:" x: -Air*: jl:: ". c:: -.le i\is«<viation. Or la k yiy\ *s\s >■ • ' ;v /l: . .:vv'.-l vC t \ o-xL.^^raut un cfrtaifl U ivuw^ii , ^u: NvAvtv. gi;: ;-u> .v:«c; - > î.^ubliques ou par g

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