‹ Philosophie moraleChapitre 125 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

leux principes opposés auxquels corresponde ni les deux latures qui le constituent. Sa liberté doit décider entre BS deux , et c'est pourquoi il y a un temps de délibéraion ayant la résolution. L'alternative s'établit presque ^ujours entre l'existence physique et l'existence morale ; faut compromettre l'une pour sauver F autre. Le soldat e peut reculer devant l'ennemi ; môme quand F instinct t la peur l'y portent, le devoir et la honte l'en empêchent. Combien de gens se battent en duel par respect humain, s'exposant à la mort par crainte de la aillerie ? Le magistrat qui maintient courageusement la ci devant la multitude soulevée et menaçante ; Fhomme |ui refuse une promesse déshonorante que la violence reut loi arracher ; la jeune fille qui préfère la mort au léshonneur; le martyr auquel on demande l'apostasie par des tortures; le croyant qui s'expose au ridicule pour accomplir ce que sa foi lui impose , et tant d'autres faits du même genre nous montrent les motifs moraux iux prises avec les mobiles physiques , avec le désir de Ja vie , le soin de sa conservation, Thorreur de la souffrance et de la destruction. Dans ces cas, une force supérieure à la force physique soutient la vokmlé , Fexcite , l'exalte même, tellement qu'elle se dégage des instincts de la nature inférieure , et consent à subir ce qui peut affliger ou tuer le corps. Cette force victorieuse est une force morale, mais il y a plusieurs espèces et plusieurs degrés de force monde. Le guerrier qui affronte la mort pour se distinguer et obtenir de Tavancement ou un signe d'honneur, puise certainement sou courage dans un motif moral, dans l'amour de la gloire; mais ce motif se

résout à son tour dans ramoor de soi, puisque eet édat ou cet aTaDcement qpîû cbercbe tendeot en définttÎYe à son exaltation oo à sa jouissance. Il traTaille pour loi; e^esl donc un motif intéressé. Il en est de même da ooonige immense déployé souvent par ceux qui Tentent faire fortune et qui Tont la chercher par terre et par mer, aa milieu des plus grands péiiis , risquant mille fms leor Tîe pour acquérir la richesse ou la conserrer. Tous les désirs intéressés sont des sources de oonrage, parce qu'ils animent à la conquête de l'objet aimé, sortont s'ils Tont jusqu'à la pas&^on . d* autant plus andadense qn'dle est plus aTcugle. Mais dans ces cas le courage est partiel , excitable seulement par td objet et dans telle circonstance : il s'affaiblit et tombe quand le désir diminue et N éteint. Ce n'est point un courage Traiment bumain; car il dépeud d'une chose extérieure plus que de la >olonte« et cette chose qui nous domine est le plus soaxent au-Je:<5!<>us de u:-iî>. I^ ^raie force morale est celle qu? vient d eiî hau: tt qui cocs pou^^ à braTcr les danct^r< et U mv*rî . n:*ij [vur dr-s objets qui ne Talent pas notre ^k'. ivmnK une jC<Il<i^vînce d'un moment, une distiucUv*:: . iv^p:^.v*u des L:*mme>« de la gloire ou de l or« uui> jxHir vx" qui es4 e;cmci . impérissable, immuabU « a Nii^ivr La ^er:îe« a iitstKe et le bien. Alors la

v\>K>nîo, 55iM2:ei:u-e jvir si K-i, pir ses confictions, |VAr 1 c^iàtiuv « <<^rja:: ou s^aciunt ce qoi se doit et ce qu<:Ue d%\:. â]^ju:: oNKv&ence de IV^Ugation morale *Hi de b luvesîcu du dv'^o<r, pttî<^ dans cette con- ^leiKV V uK^it V pliK^ prvxood, Ic plus solide et le |v)n$ durjibk ù j^.r . eiW s »i<^!iée aTcr la loi que le

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cieTOÎr représente et elle déifient ferme , inébranlable , invariable comme elle. Par là s*unissant à robjcctif divin de la loi , à la source même d'où dérivent le bien , le vrai et le juste , secourue , inspirée , fortiGée par le fort qui est au-dessus de toutes les forces, elle possède un véritable courage, qui ne vient ni d'elle-même, ni de ce qui Brt au-desBous d'elle , et elle peut opérer des merveilles de dévouement et d'béroïsme. C'est le courage des apôtres , des martyrs , des confesseurs , des missionnaires , de tout prêtre digne de son nom et de sa consécration , de la scBur de charité , du frère de la doctrine chréttenne, de tous ceux en un mot, quels que soient leur titre el leur habit , qui sont capables de se dévouer pour Dieu et leurs frères. De tels hommes sont invincibles; car ils ne craignent que ce qui tue Tâme et sont prêts A donner leur vie pour concourir à raccomplissement du bien, pour combattre le mal ou même pour Texpier. liS foi et la charité ou Famour par excellence , voilà les sources les plus profondes , les plus vives du courage ; et, si Ton pense que dans le chrétien fidèle cette charité est continuellement excitée , ravivée par Texemple du dénouement le plus complet, de lamour le plus pur et le plus tendre, et que cet exemple lappelic sans eeiise à l'imitation du divin modèle quel Homme-Dieu a laissé sur la terre, on peut s expliquer alors jusqu'où peut aller ce courage , inspiré et alimenté par le commerce de l'àme avec Dieu et aspirant de toutes ses forces, et par tout Télan de Famour et de la reconnaissance, à rendre ce qu'il a reçu.

Il 7 a dans l'sxemple une force d'entrainement remar-

,. • ^utrrtr surtoat où le fiiffflès en dépend le

..i> ...u.*.ufc. Ou l'un passe, les aviiF» Yealent passer; .^..> ! i appartient pas h toat knande de passer k .vuiiCi. 0 e«4, te privilège de oeox <gii oomiiiandent; . X4 [uii' là qu on justifie son rang en « mnatnmt digne 1 cdA; cliet' , car le chef doit être à h tfte. Oo a hoote de ne pas suivre celui qui se met en aTiHl. ipn expose sa VIO pour nous frayer le chemin. Que de TÎrtnes ont été dues au courage d*un général , s'élançanl à la tète des bataillons incertains devant: la mitraille. Aréole et Lodi peuvent le dire. Aussi la force des années est principalement dans les officiers qui savent ponsserks nuses à la victoire ou à la mort. Dans ce cas le cooiage d'iro homme devient celui de toute une année, qui ne M plus qu'un cauir, un corps avec lui ; elle marche comme un seul homme. II en va de même pour les affaires civiles et dnns les assemhlées. Il y a des moments critiquas qui demandent une décision , et tant qu'une volonté énergique ne se prononce pas, T incertitude plane sur Tassonihlée innnobile ou vacillante. Qu'un homme de nrur se nielle eu avant, et il entraînera les antres. La voie ouverte, tout le monde s y précipite. A ces hommes iU' ïvsoluliou et d'action appartient aussi la responsabilité ili s événements, pour leur gloire et leur bonheur, si leur motif a été pur, s'ils veulent le bien; pour leur honteet leur malheur, si leur iuq)uIsion a été mauvaise, s'ils sont U^ iuslrumonts du mal.

l.o iHuirago >^o dé>oloppo et s affermit par Thabitudc. Ou la»l mil u\ iv qu ou fuit souvent ; on le fait plus faci- Uiwont, plus pixMuptcmoutit plus sûrement. I^ courage

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